8.11.07

Le douzième congrès : le nouveau défi du F. Polisario, un moment de vérité.

par Salah Khatri

Dans une démocratie, le gouvernement repose forcément sur l’affrontement entre la majorité et l’opposition. Dans un contexte de globalisation et de mondialisation qui affaiblit déjà les principes révolutionnaires comment faire fonctionner une démocratie alternative comme la notre ?
Si notre situation est dégradée, elle n’est que le reflet de la difficulté, l’insuffisance et l’incapacité de la part du comité national à proposer un choix de société clair tenant compte des valeurs qui constituent le socle de notre engagement. Il y a aussi, la faillite des élites et, parallèlement, la disparition d’une représentation forte, symbole d’un peuple uni autour d’intérêts identiques. Le problème c’est que la représentation actuelle est contraire à l’unité nationale et remet en cause et les intérêts nationaux.
Cette représentation est incapable de résoudre les problèmes des sahraouis, elle ne fait que renforcer la montée du comportement de « chacun-pour-soi ». On se retrouve alors dans la situation d’immobilisme qui a caractérisé notre pouvoir depuis 1988.
Jamais la demande publique n’aura semblé si favorable au changement du comité national comme aujourd’hui. Tout le monde à bien conscience de cette nécessité, les temps changent, c’est heureux. Mais il faut avoir l’honnêteté de dire que ce combat pour le changement dépasse largement ceux qui, à un moment ou à un autre, le portent ou l’incarnent dans leurs fonctions ou dans leurs responsabilités. Ce combat est entre les mains de ceux qui veulent faire bouger les choses dans l’intérêt général, et puis les autres, les indécrottables, les défenseurs du statu quo et de leurs privilèges. Ce combat est un combat pour le changement politique et sociale, c’est celui de tous les nationalistes, c’est donc celui de tous les sahraouis.
Au douzième congrès, nous avons la possibilité de renouveler profondément le comité national. Ce sera le moment d’adresser un nouveau message au Maroc et aux jeunes Sahraouis qui ont déserté les campements et le combat.
Il est urgent d’agir pour renverser le point de vue de ces jeunes qui considèrent que le pouvoir est confisqué par un comité national sans visage.
La solution ne peut résider que dans l’ouverture de notre appareil politique. Si nous voulons être plus forts pour les années à venir, il faut réaliser un effort important lors de ce prochain congrès. Nous devons faire émerger une nouvelle génération de responsables politiques. Si nous voulons améliorer notre image à l’extérieur et à l’intérieur, il faut une nouvelle génération, dynamique, diplômées, qui incarnent la volonté du peuple Sahraoui d’aujourd’hui. Les sahraouis sont prêts à faire confiance aux personnes de bonne foi, raisonnable, démocrate. Les sahraouis ont besoin et exigent qu’on ne leur raconte plus d’histoires, surtout pas la vielle histoire des uns contre les autres.
Rarement un congrès aura réuni autant d’espoirs en lui, à la fois parce que le comité national est en crise et parce qu’il s’agit d’un ras-le-bol général.
Le F.Polisario ne peut plus ignorer la crise politique, ni la demande citoyennes croissante sur ce sujet. Aujourd’hui, l’urgence nationale est telle que cette situation artificielle et incohérente n’est plus acceptable. Il est donc temps pour le F.Polisario de reformer son corps politique.
Nous devons réussir, si nous voulons conquérir notre Independence à faire passer nos idées, à expliquer que le F.Polisario, et le peuple Sahraoui en particulier peut mettre en œuvre une politique inspirée par un individualisme démocratique qui s’inscrira dans une action collective, organisée, où chacun peut se développer en harmonie.
Le F.Polisario est indiscutablement une réussite historique du peuple Sahraoui, il a permis de réaliser un rêve Sahraoui espéré depuis des siècles et de construire un espace de liberté et de démocratie pour tous les Sahraouis.
Mais, nous sommes maintenant à un tournant historique dans notre combat pour l’indépendance. Le Maroc est entré dans une phase plus agressive et ne cesse de déployer son programme politique, économique et social pour l’intégration de la zone occupée du Sahara Occidental.
Il est temps de tourner définitivement la page de la division, et de faire bouger les choses dans le sens d’une meilleure réponse aux besoins des Sahraouis et d’une adaptation de notre société garantissant plus de démocratie et de solidarité. Il est certain que c’est en redonnant du souffle à notre politique et en l’orientant vers la préoccupation première des citoyens que ces derniers retrouveront la confiance dans le processus de l’indépendance qui fait aujourd’hui défaut.
Notre tâche consiste à renouveler et à renforcer notre état avec un nouvel élan qui fait une nouvelle force à notre combat. Nous devons définir, pour cela, un nouvel ensemble de droit et de devoir qui doit être la base d’un nouveau contrat entre les citoyens et le pouvoir. Il nous faudra restaurer la confiance des Sahraouis a l’égard de leurs institutions, pour cela il faut que les objectifs fixés pour le 12 congrès soient :
  • Une rénovation honnête et exigeante pour l’avenir de notre cause nationale et pour non enfants, car c’est pour eux qu’il nous faut penser à la rénovation du F. Polisario.
  • Il faut reconstruire sur les valeurs qui forment la colonne vertébrale de notre révolution : le rôle de l’état, le système éducatif, le système de la santé, la justice, la liberté, l’égalité, la solidarité.
  • Redessiner clairement l’identité sahraouie et voir dans quelles directions nous devons avancer nos propositions pour affirmer une cohérence politique.
  • Nous devons faire le point sur nos valeurs et le sens que nous leur donnons.
  • Il faut s’interroger sur le rôle de la culture, sur le rôle de la mémoire et sur aussi les conditions politiques et sociales qui permettent d’avoir une société ouverte sur le monde.
  • Il est sans doute nécessaire d’avoir une réflexion spécifique sur l’état de notre modèle économique, sur ses faiblesses, sur les voies et les moyens de sa rénovation pour éradiquer la grande pauvreté, et l’indépendance de l’aide humanitaire pour permet à l’individu d’accéder à l’autonomie et à la responsabilité.
  • Il faut s’interroger sur le besoin de collectif et la liberté individuelle dans notre société, mais aussi, le besoin d’engagements communs et les aspirations à la règle, à l’autorité, à l’ordre.
  • Nous devons trouver les voies d’un nouveau système politique et social qui prenne en compte les aspirations des sahraouis et la période dans laquelle nous vivons.
  • Nous devons réaffirmer avec force que le respect de l’indépendance du peuple sahraoui est plus que jamais indispensable pour le développement et la sécurité de la région.
  • Nous devons confronter nos idées avec la réalité pour être les plus efficaces possibles, le peuple sahraoui a-t-il fait son adaptation ? oui, depuis plusieurs années, mais cette fois, il va l’écrire !
Le choix est dur! Car, ce qui manque le plus à nos concitoyens, c’est l’espoir d’un réel changement. C’est un travail qui ne se décrète pas mais se fait, et qui nécessite de l’humilité, du courage, de la détermination. Nous devons affirmer que l’avenir ce n’est pas ce qui va arriver, mais, c’est ce que nous allons faire.
Serons-nous à la hauteur de ces enjeux ? Cela ne dépendra que de nous.

Salah Khatri
6/11/2007

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7.11.07

La izquierda española es el aliado estrategico del polisario

por Ali uld Lembarki

La izquierda en españa antes de ser aliada del polisario es sobre todo amiga del pueblo saharaui. Los confusos rasgos de la ideologia actual del polisario todavia dejan creer que coinciden en varios temas con la izquierda española de forma general. Pero aqui no voy a tratar asuntos de doctrinas o de ideologias, voy sobre todo a defender a nuestros amigos y alidos de la izquierda en españa contra lo que mi compatriota Khaled (en español Jaled) escribio erroneamente contra ellos en su ultimo escrito.
Para ser concreto abordare y en breve una serie de datos que no dejan lugar a dudas en lo que se refiere al apoyo de los miembros de la izquierda española que brindaron y siguen haciendo durante toda nuestra trayectoria de lucha. Cuando a finales de los años sesenta se creo el primer movimiento nacionalista saharaui, este fue apoyado por izquierdistas españoles que estaban en el territorio haciendo el servicio militar. Una vez comenzada la invasion militar mauritano-marroqui en 1975, los primeros apoyos en todos los aspectos eran obra de la izquierda española. La inmensa red de apoyo que hay en ese pais se logro gracias a las y los miembros izquierdistas,les recuerdos tambien que hay un puente de apoyo que se extiende desde la Agencia española de cooperacion pasando por las Autonomias hasta los ayuntamientos, esto fue obra de los miembros de la izquierda. No niego que en el ultimo tiempo tambien hay apoyo por parte de la derecha, pero el merito es de la izquierda. Los miembros de la izquierda si que apoyan por principios y no por temas coyunturales como la derecha en ese pais.
Tambien es interesante recordarle al compatriota Khaled que ningun gobierno socialista apoyo la anexion del sahara por parte de marruecos, ni se opuso a la libre autodeterminacion del pueblo saharaui dentro del marco de las Naciones unidas.
El llegar a decir hoy que el polisario debe buscar nuevas relaciones y romper sus lazos con la izquierda española es un disparate sin igual. Todo Estado es soberano en trazar sus lineas en materia de relaciones exteriores. Si el gobierno del Sr. Zapatero tiene su forma de relacionarse con marruecos, eso es un hecho normal y mas cuando se trata de un vecino. Llegar a decir que las relaciones hispano-marroquies se basan a costa de la cuestion saharaui es una torpeza politica.
Lo que debe hacer el polisario es saber mantener vivos sus lazos de amistad con sus aliados estrategicos y mas en tiempos dificiles.

6/11/2007 Ali uld Lembarki (E.Ali AlGasi)
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6.11.07

Business et Droits de l’Homme

Par Diego

Pendant quelques jours, au Maroc, les drapeaux français et les drapeaux marocains ont flotté un peu partout, côte à côte, comme aux temps bénis des colonies. Le nouveau président français est venu montrer que dans le pays, c’était encore l’ancien colonisateur qui faisait la loi. Il s’est impliqué dans du «business» qui va rapporter gros aux grands patrons français, ses acolytes. Il a tout fait pour séduire, ronds de jambe et sourires carnassiers. Las ! Le nouveau président français n’en est pas à une «veste» près (après la débandade Cécilia ! ). Il a mis le dossier des avions Rafale dans sa poche, sa dignité et son mouchoir par-dessus. Il a continué, malgré l’échec, à offrir au royaume des mille et une injustices un cadeau de 200 millions d’euros annuels. Une bagatelle ! Il a surtout continué à jouer la petite musique du «plan d’autonomie» marocain, devant un parlement croupion aux anges. Où est le président français des Droits de l’Homme ? Le peuple sahraoui attendait-il quelque chose de nouveau de ce shérif droit dans ses bottes, à l’allure chaloupée, prêt à dégainer, démarche qu’il a emprunté on se demande bien à qui ? S’attendait-il à voir s’infléchir un tant soit peu la politique française à l’égard d’un peuple qui réclame que justice soit faite depuis plus de trente ans ? Le nouveau président français a montré son véritable visage : celui d’un menteur, d’un affairiste sans scrupule, d’un individu vulgaire et retors dont le royaume des mille et une misères s’accommode si bien ! Pendant ce temps, un général français offrait au peuple algérien –avec quelle générosité !- les plans des champs de mines aux frontières, quarante-cinq ans après la guerre d’indépendance ! Faudra-t-il que à France quarante-cinq ans de réflexion pour comprendre qu’au Maghreb elle se trompe d’allié, qu’en soutenant le royaume des mille et une prisons noires elle favorise inéluctablement son déclin avec, au bout du tunnel, une guerre civile et un cataclysme islamique ? Les TGV, les centrales nucléaires, les corvettes, gracieusement offertes par le contribuable français, n’y changeront rien. L’an prochain à Smara !
06.11.07
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La mascara del PSOE

por Khaled

La visita de los reyes de España a parte de los altos grados de las fiebres nacionalistas que ha levantado a uno y otro lado de las vallas de Ceuta y Melilla, ha dejado una vez más en evidencia a los socialistas y la izquierda española de estos tiempos. Por otro lado ha destapado en buena medida la hipocresía y doble juego conque estos estan tratando la causa saharaui. El gobierno español sabe lo que hace, no ha sido una novatada y mucho menos un intento de provocación. Moratinos de puente en Essauira al son de la música del Alndalus, ¡qué paradoja¡ y sus peones en Rabat vomitando a la prensa sin cortarse un pelo que apoyan el plan de autonomia marroquí para el Sahara, que frenarán a Garzon en su plan de perseguir a los genocidas marroquies y Jose Blanco, en "otro lapsus" dice: la visita de los reyes a Marruecos.... en dos ocasiones seguidas pero con pausa, ... es tremendo. Esto señores no son inventos, son las revelaciones de la prensa española y sobre todo y sorprendentemente de El pais. Por favor una vez más que nuestra dirección despierte y abra los ojos, que revise sus relaciones con la nefasta izquierda de este y otros paises. Que busque nuevos aliados, que no se aferre a las ideologias arcaicas y caducadas. Todavía se me revuelve la tripa cuando recuerdo el abrazo de nuestro delegado en Madrid, Abdulah a Pedro Cerolo en una gran manifestación en Madrid y no por la orienación sexual de este último, sino por cuanta hipocresía se esconde detrás. El PSOE y los progres en general tienen su manera muy peculiar de hacer política, nos venderán una vez más como sigamos como estamos. No hay lugar ni tiempo para la ingenuidad y menos para la resignación.

Khaled
06.11.07
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5.11.07

DUDAS SOBRE UNA VISITA REAL

por Huneifa ibnu Abi Rabiaa

La, sobradamente, legítima decisión del Gobierno de España de mandar, en viaje institucional a las ciudades autónomas de Ceuta y Melilla, al Rey Juan Carlos I, ofrece, dicha decisión, cierta resistencia para la comprensión de su significado, motivación y finalidad última.

Que el Jefe del Estado visite Ceuta o Melilla debería ser tan normal como visitar Teruel o Soria. Pero las peculiaridades del caso, aconsejan cierta prudencia para decisiones de tal envergadura.

Al margen de la indubitada soberanía española sobre ambas ciudades, Marruecos viene planteando ciertas reivindicaciones desde hace tiempo. Reivindicaciones que, por otro lado, cuentan con el único aval de la insaciable voracidad de un régimen territorialmente goloso. Ello, unido al hecho de que desde hace más de ochenta años, ningún monarca ha pisado aquellas tierras, viene a otorgar cierta singularidad a la idea de programar una vista Real a las ciudades españoles del norte de África.
Esa singularidad está en la base de las dudas sobre la motivación exacta de esta visita Real. ¿Por qué? ¿Para qué? ¿Qué se obtiene?

La explicación, procedente de Marruecos y dada por válida en España, según la cual el motivo de esta visita es un motivo electoralista, por el que el PSOE viene a competir con el PP en mostrar su patriotismo español, no es, esa explicación, digna de ser dada por cierta.

Y no lo es porque el patriotismo español no se juega en Ceuta o Melilla. Es en otras plazas y en otras calles, donde los rivales, PP y PSOE, se acusan recíprocamente, de ser más o ser menos patriotas españoles. El tan traído patriotismo español, por lo demás, seguirá siendo un patriotismo light mientras no se gane una posición digna en el Campeonato Mundial de Fútbol. Entonces si que veremos las calles inundarse de banderas españolas.
No es, pues, el ánimo de competir con el PP lo que ha motivado esta visita Real. Aunque réditos electorales, tenerlos, los tiene. Pero no será por arañar votos del ala izquierda del PP.

Al ser, Ceuta y Melilla, unos territorios sobre los que Marruecos plantea cierta reivindicación, es evidente que la programación de la visita Real ha sido analizada a la luz de las posibles consecuencias que podría generar.
Todo observador, por lo demás, sabe que el pilar básico, en Marruecos, es la expansión territorial. De hecho, en Marruecos, se puede estar a favor del gobierno o a favor de la oposición. Se puede llevar o no el velo. Se puede ser creyente piadoso o emborracharse todos los viernes. Se puede emigrar en patera o ser consumidor de hachis. Pero lo que nadie osa cuestionar es, lo que ellos denominan, la integridad territorial.

Así las cosas, tampoco resulta muy creíble eso de que Moncloa no esperaba semejante reacción. La diplomacia española es fiel testigo de la insaciable voracidad territorial del régimen y, a buen seguro entraba en sus cálculos la intensidad de la reacción marroquí ante esta visita Real. Más aún, la habilidad de Sarkozy para mantener buenas relaciones tanto con Argelia como con Marruecos es vista con mucha envidia desde la diplomacia española y seguramente entraba en sus cálculos el que esta visita pueda conseguir, justamente, el efecto contrario a Sarkozy, es decir: enemistarse, por igual, tanto con Argelia como con Maruecos. Luego no se pueden excusar diciendo que no contaban con que esto podía ocurrir.
Igualmente, es del todo falso que Marruecos no sabía de esta visita Real hasta hace una semana. Un viaje Real, a semejante sitio, no se prepara de una semana para otra. Pero tampoco, el muy presente en España, lobby promarroquí es tan sordo como para no haber captado y registrado todos los detalles de esa visita Real.

Por otra parte, si lo habitantes de ambas ciudades llevan más de ochenta años sin recibir a un monarca español, tampoco iba a producirse una calamidad si la visita no se produce en el 2007 o en el 2008. De hecho, ZP ha sido el primer Presidente de Gobierno que las visita desde los tiempos de Suárez. Con lo que ya han recibido, en forma de metadona, su dosis de representación institucional. Si garantizado estaba que, mientras ZP esté en el poder, los ceutíes y melillenses no iban a tener mucho ‘mono’ de representación institucional ¿porqué, ahora, esta sobredosis?

Yo, y en estas lides quizás sea el menos indicado para hablar, no creo que los motivos sean electorales, ni que sean para caer bien a los ceutíes y melillenses ni nada por el estilo. El grado de alta representación del Estado que ostenta el Rey, no puede responder a semejantes menudencias.
Para mí, la decisión tomada por ZP de programar la visita de los Reyes de España a las ciudades de Ceuta y Melilla, entierra definitivamente cualquier posible acercamiento del PSOE a la Causa Saharaui. Con esta visita Real, el PSOE afianza aún más su posición del lado de Marruecos en el asunto del Sahara Occidental.

ZP le viene a decir a Marruecos: “te apoyo en tu anexión del Sahara Occidental, pero te planto a los Reyes en Ceuta y Melilla y te lo tienes que tragar porque, justo en estos momentos, no puedes prescindir de mi en esa empresa tuya a la que dedicas tantos recursos: la anexión del Sahara. Además, te prometo mi apoyo a tu especial concepto de autodeterminación. Y si decides acudir al Tribunal Internacional de La Haya para que éste se pronuncie sobre el significado de dicho concepto, yo apoyaré tu tesis. Pero, a cambio, me vas a consentir que me apunte un tanto haciendo lo que ningún gobierno ha hecho desde 1975: una visita Real a Ceuta y Melilla”.
En fin, esta visita aviva, ante los ojos de la opinión pública española, la ferocidad con que Marruecos defiende lo que cree que es suyo, incluso, frente a un aliado como España. El mensaje subliminal de esta visita es: “Ya ves. Si por visitar dos sitios tan españoles como Ceuta y Melilla, Maruecos, entero, se levante en cólera, ya puede, el Movimiento Solidario, ir olvidándose del Sahara”.

La prueba del nueve será lo que ocurra de aquí a un mes o dos. Si todo vuelve a la normalidad. Si la cólera marroquí, tan oportunamente aireada en los medios de comunicación españoles, remite. Todo habrá sido en falso. No habrá sido más que un teatro para mostrar a la opinión pública una versión distinta a la real. Entonces comprenderemos que, tanto España como Marruecos, estaban al corriente de esta visita, que todo el guirigay estaba programado y que, otra vez, han querido mentir a la opinión pública.

Huneifa ibnu Abi Rabiaa. A 25 de Al Fatr Al Awal del año XXXIV de la fundación del F. POLISARIO

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3.11.07

EL XII CONGRESO, LA ULTIMA OPORTUNIDAD PARA LA REFUNDACION

Por Baba M. Sayed
[traduccion del texto original en francés por L.B.]

Desde el inicio de su guerra de liberación , el pueblo saharaui no ha beneficiado nunca, en su pulso con el reino de Marruecos, de condiciones tan favorables como las existentes en la actualidad. El reino de Marruecos, escenario de una guerra abierta entre el trono y los islamistas, ofrece una oportunidad que no se debe desperdiciar.

Tras la desaparición de Hassan II y de su factotum Dris Basri, la maquina del Majzen, tras su reparto entre los mediocres e ineptos herederos, ha perdido su armonía y mítica eficacia.
En el plano político, el reino de Marruecos se encuentra en un serio atolladero. Todas las promesas de nuevos métodos de gobierno, de apertura y de cambios políticos hechas por el nuevo monarca han mostrado no ser mas de slogans vacíos. La opinión publica marroquí que ha tomado total conciencia de esta realidad, no ha dudado ni un instante en mostrar , durante las ultimas elecciones legislativas ( 37% de participación) que no se dejara engañar acerca de la naturaleza despótica del régimen monárquico, y que ya no esta dispuesta a seguir dejándose embaucar por sus gobernantes.

En el plano económico, el Marruecos, donde una ínfima minoría ostenta el poder y lo esencial de la riqueza del país, se ha convertido así en un volcán que amenaza con entrar en irrupción de un momento a otro.

Esta sombría realidad del Marruecos de hoy, solo podrá redundar en beneficio de la causa saharaui si se reúnen algunas condiciones. Una de las mas importantes de estas condiciones es que el Frente POLISARIO tenga la lucidez y la valentía de tomar conciencia del estado de abatimiento total en que se encuentra el movimiento, y por consiguiente, hacer de la oportunidad que le ofrece la celebración de su XII congreso, la ocasión de reunir las condiciones necesarias que le permitan levantar cabeza y estar a la altura de los enormes desafíos que acechan..

Uno de estos desafíos a los que hay que hacer frente es la exigencia de erigir una organización política, sólida y fuerte , que este en condiciones de definir claramente el bien y el mal, lo licito y lo ilícito. En una palabra, determinar sus propias prioridades.

Esta organizaron política sobre la cual recae la responsabilidad de definir la estrategia de lucha y las etapas intermedias para la realización de dicha estrategia, la cual debe sustentarse sobre el principio inamovible de dirección colegial y cimentarse sobre instituciones y organizaciones de incontestable apoyo populare.

Para levantar cabeza, recobrar su credibilidad, y por ende la confianza del pueblo, y estar a la altura de poder continuar con éxito la lucha de liberación contra el eterno enemigo del pueblo saharaui, el Majzen, el Frente POLISARIO debe, impostergablemente, consolidar un ejercito fuerte , romper con las practicas de la corrupción y de “laissez-faire, laissez-Aller”, preservar al sector publico contra las incursiones de un sector privado espurio, acordar una importancia e interés excepcionales a los sectores de la educación y de la salud, edificar organismos de control rigurosos , e instaurar así las bases de una administración capaz de asegurar y de garantizar a los ciudadanos los mínimos servicios vitales.

Para poder estar a la altura de hacer frente a estos desafíos y devolver la confianza a los saharauis, la dirección del Frente POLISARIO debe, en todo momento, promover una política de cuadros susceptible de facilitar a la organización la integración de los jóvenes en los diferentes dominios, y velar, a todo precio, por evitar que se incurra en el grave error de generar entre las generaciones.

El próximo congreso, debe, para dar prueba concreta y tangible a los ciudadanos saharauis de que la dirección política esta ahí para servir a su pueblo y no para servirse del mismo.
La dirección del Frente POLISARIO debe, a cualquier precio, evitar creer que podría, para salir del marasmo actual, reeditar las experiencia de los congresos precedentes. Semejante ilusión seria un engaño. Debe saber que el próximo congreso no debe ni puede ser como los conclaves precedentes.

En una palabra, el XII congreso no puede ser un meeting político donde la dirección podría hacer creer, como se hizo habitual, gracias a salvas de aplausos de turiferarios, de pequeños lances cosméticos hechos bruscamente y en la precipitación, que ha respondido a las acuciantes exigencias de cambios legítimos exigidos por los ciudadanos en el curso de todos estos últimos anos.

Debemos saber que Marruecos, tras haber conseguido seducir a las Naciones Unidas y convencerla de la “ ventajas políticas” de su oscuro plan de autonomía, en la actualidad apuesta por lograr disputar al frente POLISARIO su calidad de único y legitimo representante del pueblo saharaui. Este ultimo, únicamente podrá evitar caer en esta trampa, si logra llevar a cabo los cambios necesarios. De este modo, y solamente así el Frente POLISARIO podrá hacer renacer la esperanza en el pueblo saharaui, y dar al traste con las sórdidas y dilatorias maniobras del Majzen.

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2.11.07

Aniversario socialista

por Javier Perote

Los socialistas (el PSOE) celebran los veinticinco años de su llegada al poder. Pero los saharauis no tienen nada que celebrar, más bien que lamentar. Para los saharauis fue una fecha nefasta.
Muchas veces se ha recordado el cambio de la política del PSOE que, después de explotar hábilmente la causa de los saharauis utilizando su nombre y sus banderas para ganar aquellas elecciones, nos dejó atónitos y mudos ante la espectacular voltereta que dieron a favor de Marruecos. No nos lo podíamos creer, pero inocentes de nosotros, aún no sospechábamos lo que nos esperaba en los años sucesivos.
Perfectamente sabedores los socialistas del trauma emocional que causó en la población española el abandono del pueblo saharaui en manos de Marruecos, aprovechan el ansia popular de justa reparación que se ha apoderado de la gente, y con suma astucia reconducen el descontento general transformándolo en un argumento más a favor del voto a su partido.
En el bosque de banderas que tantas manos entusiastas hacían ondear en los mitines y manifestaciones del PSOE, proliferaban también las del Polisario creando un mimetismo emocional e ideológico que llevó a la gente a pensar que votar a Felipe era defender la causa saharaui.
Es de suponer que para muchos, la táctica de los socialistas tuvo una importancia decisoria en la orientación de su voto. Eran personas de izquierdas, no todas pero si muchas, que identificaron el ser de izquierdas con el supuesto izquierdismo de aquellos jóvenes líderes que en el año 82 venían arrasando. A muchos de ellos habría que preguntarles si ahora siguen pensando lo mismo y si el comportamiento de aquellos líderes a los cuales les dio su voto pensando en los saharauis ha colmado sus expectativas.
Esto dicho, no viene mal, a pesar de que se ha denunciado en muchas ocasiones, recordar soméramente en qué consistió la actividad del PSOE en aquel tiempo, antes y después de las elecciones.
Desde que se firmaron los acuerdos de Madrid el 14 de noviembre de 1975, el PSOE promueve, y participa, en cuantas manifestaciones se organizan para denunciar dichos acuerdos. Elaboran documentos, recogen firmas, denuncian la venta de armas, alertan a la población sobre la guerra de rapiña y exterminio impuesta a los saharauis y firman conjuntamente con el Polisario una declaración, según la cual: España como potencia administradora no podrá extinguir sus responsabilidades mientras el pueblo saharaui no se autodetermine validamente. La lista de actos, escritos y referencias a la causa saharaui fue larga.
Un hecho destacado fue el viaje de Felipe González a los acampamentos de Tinduf que ante la población saharaui se comprometió con la historia a estar con ellos hasta la victoria final.
Estos hechos y estas promesas, de los cuales lógicamente se podría esperar un comportamiento acorde con ellos, unidos a los datos de las encuestas que daban ganadores a los socialistas en las cercanas elecciones, hacían concebir grandes esperanzas a los polisarios.
No es de extrañar por tanto, que tras la victoria de los socialistas en las elecciones de octubre de 1982, el Frente Polisario confiadamente hiciera un llamamiento al nuevo gobierno español para que, en la línea del comportamiento anterior, denunciasen los acuerdos de Madrid de 1975.
Pero aquellas expectativas despertadas pronto quedarían rotas ante las declaraciones y primeros actos del nuevo gobierno.
De todos son conocidas las declaraciones del recién nombrado Ministro de Exteriores Fernando Morán sobre sus intenciones de apuntalar a Hassan II en el trono, o las del Ministro de Defensa, Serra, que con todo entusiasmo nos comunica su deseo de vender armas a Marruecos. Cuantas más mejor, decía el muy caradura.
Este fue uno de los hechos mas decepcionante perpetrado por los socialistas, pues muchas de aquellas armas fueron empleadas contra los saharauis, como así lo han podido comprobar los miles de visitantes de los campamentos de Tinduf que ven con vergüenza e indignación las armas de procedencia española capturadas a los marroquíes ( en la actualidad sigue la venta de armas en cantidades muy importantes).
Todo esto no fue más que el preludio de una activa colaboración político/comercial, uno de cuyos hechos más importantes va a ser la visita de Felipe González a Hassan II en marzo de 1983.
De esa visita se trae F/G la promesa por parte de Hassan II de que sus reclamaciones sobre los “presidios” quedaría congelada hasta que Gibraltar fuese devuelto a España.
¿A cambio de qué, cabe preguntarse, esta oferta de Hassan II?
Esta visita de F/G fue la manifestación pública de un acto de Fe democráticoccidental que le abrió las puertas a su permanencia en la OTAN, la entrada el Mercado Común, los acuerdos de pesca etc. Eres un buen chico parece que le dijeron, con una palmadita en la espalda.
Se dijo que el Isidoro de la clandestinidad era la esperanza del cambio en quién el “padre celestial” había puesto todas las complacencias.
A partir de aquí prosigue con soltura, de la mano de Reagan y Bush, por los arcanos de la política el recorrido iniciado en XXVII Congreso del PSOE en el se produjo la renuncia al Marxismo como ideología del Partido, hasta terminar embarcado con Marta Sanchez en la fragata Numancia.
Pero en todo este tiempo cae sobre los antiguos ciudadanos españoles/saharauis la losa del silencio y las organizaciones solidarias con su causa se ven recluidas a las catacumbas. Únicamente se vuelve a hablar de los saharauis cuando es expulsada la pequeña representación que aún existía en España.
JL Rodríguez Zapatero, aún a en la oposición protagonizó el viaje a Rabat, antes mencionado, en plena crisis política. Recuérdese que el origen de la crisis no fue otro que la actitud del gobierno de Aznar que se negó a aprobar en la ONU una resolución determinante a favor a Marruecos y que por el contrario manifestó claramente su apoyo a la celebración de un referendo de autodeterminación para el Sáhara. Zapatero y Trinidad Jimenez, durante este viaje no tuvieron inconveniente en fotografiarse con MohamedVI bajo un mapa en el que aparecían no solo los territorios del Sahara sino las mismas islas canarias como pertenecientes a Marruecos. Zapatero rompiendo con lo que había sido hasta ese momento la política de los gobiernos españoles manifestó su opinión de descartar un referendo de autodeterminación y mostrarse partidario de una autonomía para el Sahara, (y menos mal); hasta entonces nadie se había atrevido a dar un apoyo tan rotundo a las tesis marroquíes. En abril de 2004 Zapatero realiza su primera visita al extranjero como presidente del Gobierno desplazándose a Casablanca. A pesar de las peticiones que se le hicieron en el sentido de interceder ante Mohamed VI para que cesaran las constantes violaciones de los derechos humanos por parte de la policía marroquí no se consiguió nada. El balance de esta etapa es bien triste: muertos en las cárceles, huidos en pateras algunos de ellos desaparecidos en el mar, torturados, etc. etc.
En el viaje de Zapatero a Marruecos en marzo último se emite un mensaje conjunto en el que empleando un lenguaje rebuscado y ambiguo se acepta por parte de España un proyecto de autonomía para el Sahara
Esto es parte del triste relato que se podría hacer sobre los veinticinco años que se conmemoran
Tenemos las elecciones encima y posiblemente sea esta efeméride el inicio de una campaña de publicidad y propaganda como solo ellos saben hacer; volverán a mentir y tergiversar en un todo vale con tal de sacar votos. Ya han exhibido en su televisión a su principal icono y como hay gente para todo no les ha sido difícil encontrar la persona que, aún a costa de avergonzar a la mayoría de sus compañeros periodistas, se ha prestado a manejar el incensario.
Amigo lector se consciente de la validez de tu voto y recuerda el dicho: si te engañan una vez, la culpa es del que te engaña si te engañan por segunda vez la culpa es tuya.

Dedicado a las jóvenes saharauis Sultana Jaya, Rabab Amidane y Aminatu Haidar acompañándolas en el dolor en que se han convertido sus vidas. Y a todos, en este segundo aniversario del asesinato del joven Hamdi Lambarki

Javier Perote 1-XII-2007
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Las amenazas no nos callaran

por Ali uld Lembarki

No quiero con este escrito llevar mis asuntos personales a los lectroes de este digno foro, pero dado la gravedad de los hechos me veo ogligado a aclarar algunos temas a los lectores para que vieran mas de cerca las amenazas a las cuales estoy sometido por parte de alguien del polisario para intentar obligarme a no decir lo que pienso a cerca de los dirigentes de ese movimiento.

Esta amenaza esta plasmada en una intervencion ( 9) que figura en la parte de comentarios de la rubrica opinion. Aqui no tengo que decir nada referente a mi pasado, este esta muy claro y limpio. Mi proposito es relacionar esta amenaza con mis ultimos articulos. Todos los que siguen el desarrollo de las opiniones en aquella rubrica sabran que los ultimos articulos son una fiel prolongacion de mis articulos anteriores.lo nuevo e importante es el tema del CONGRESO.Claro aqui reside el quid de la cuestion.

Desafortunadamente este tipo de actitudes demuestra lo que desde años se resalta en esta misma rubrica no solo por mi, sino por la mayoria. La citada amenaza y los injustificados insultos tambien ellos aparecidos en el mismo apartado, no auguran ningun tipo de cambio raeal en el proximo congreso. No es que este aqui defendiendo a mi persona, no, aqui estoy defendiendo a mis ideas, ideas que no son mas que la expresion de las voces muchos otros compatriotas que no disponen de medios para criticar ellos a su vez.

El frente polisario como movimiento de liberacion nacional este tipo de actitudes lo destruyen por completo. Por que dan la señal sobre la existencia de mafias politicas dentro de este movimiento. Tal y como esta este movimiento hoy dia todo comportamiento ajeno al patriotismo lo perjudica y mas cuendo se trata de la existencia de algun clan en las esferas mas altas del poder.

El sahara hoy necesita de gente, la hay y mucha, que la conduce hacia un cambio pacifico y profundo tal y como se exige repetidamente en esta rubrica, y no de mafias politicas que solo recuerdan a las sanguinarias luchas por el poder en otros movimientos de liberacion. Marruecos dispone de un arsenal tremendo solo dedicado al tema del polisario, y como se sabe para ellos cualquier pequeño fallo de los dirigentes saharauis es todo un gran logro. Y tienen razon, el polisario no debe jugar con fuego mas aun en estas circuntancias en las cuales el reino de marruecos esta organizando planes con capacidad de desrtruir a la propia organizacion saharaui si esta se descuide. Como patriota saharaui esta es mi opinion y consejo a la vez a mis compatriotas para alerlatarles. En este marco recibi insultos y amenazas, estas amenazas son municion gratuita a marruecos, por una parte y por la otra solo me animaran para seguir hablando de la verdad segun mis ideas. Y de paso anotare aqui que dichas amenazas fueron registradas por organizaciones de derechos humanos europeas.

Ali uld Lembarki E. Ali AlGasi
31/10/2007
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22.10.07

Le douzième congrès, la dernière chance pour bâtir

Par Baba M. Sayed

[-->trad al
espanol]

Depuis le déclenchement de sa guerre de libération, le peuple sahraoui n´a jamais bénéficié dans son bras de fer avec le Maroc de conditions aussi favorables.

Le Royaume du Maroc, terrain d´une guerre ouverte entre le trône et les islamistes, est désormais à prendre. Depuis la disparition de Hassan II et de Driss Al Bassri la machine du Makhzen qui a été partagée entre de médiocres et incapables héritiers a perdu son harmonie et sa légendaire efficacité.

Sur le plan politique, le Royaume du Maroc est dans une sérieuse impasse. Toutes les promesses de nouvelles méthodes de gouvernance, d'ouverture et de changements politiques faites par le nouveau roi se sont avérés n'être que des slogans creux. L'opinion marocaine qui s'en est pleinement rendu compte n´a pas hésité à montrer au cours des dernières élections législatives (37% de participation) qu'elle n'est pas dupe quant à la nature despotique du système monarchique et qu'elle n´est plus disposée à se laisser indéfiniment berner par ses lubies.

Sur le plan économique, le Maroc où une infime minorité détient la réalité du pouvoir et l'essentiel des richesses, est décidément assis sur un volcan qui menace à tout instant d'entrer en éruption.

Cette réalité incontestablement sombre du Maroc ne peut, faut-il y insister, profiter au peuple sahraoui qu'à certaines conditions. Et l'une des plus importantes de ces conditions est que le Front Polisario ait la lucidité et le courage d'abord de se rendre compte qu'il est littéralement par terre et qu'ensuite il doit impérativement mettre à profit l'opportunité que lui procure son prochain congrès pour renouer avec ses idéaux de justice et d'équité et ainsi réunir les conditions susceptibles de lui permettre de se relever.

Et pour se relever, il doit en premier lieu mettre sur pied une organisation politique, solide et forte, qui soit en mesure de définir clairement le bien et le mal, le licite et l'illicite. Bref ce qui est faisable et ce qui ne l'est pas.

Cette organisation politique à qui doit revenir, par ailleurs, la charge de définir la stratégie de lutte et les étapes intermédiaires pour la réaliser, doit avoir pour principe constant et intangible de fonctionnement celui de la collégialité et reposer sur des institutions et des organismes dont l'assise populaire est incontestable et incontestée.

Pour se relever, retrouver sa crédibilité et la confiance du peuple, et être en mesure de poursuivre, avec succès, le combat de libération contre son éternel ennemi, le Makhzen, le Front Polisario doit bâtir une armée forte, mettre sur pied une diplomatie digne de ce nom, rompre avec les pratiques de corruption et de laisser-aller, préserver le secteur public contre les assauts d'un secteur privé bâtard et avide, accorder une importance et un intérêt exceptionnels aux secteurs de l'éducation et de la santé, jeter les bases d'institutions solides et crédibles de contrôles et créer et promouvoir une saine administration capable d'assurer et de garantir aux citoyens et aux citoyennes les services minimums et vitaux.

Pour se relever et convaincre qu'elle est sérieuse et qu'elle a à cœur les intérêts de son peuple, la direction du Front Polisario doit en tout temps promouvoir une politique de cadres susceptible de permettre au mouvement d'intégrer les jeunes spécialistes dans les différents domaines et veiller, coûte que coûte, à éviter une dangereuse et dommageable rupture entre les générations.
Le Congrès doit donner la preuve tangible et concrète aux citoyens et citoyennes sahraouis que leur direction est là pour les servir et non pour se servir d´eux.

La direction du Front Polisario doit, à tout prix, éviter de croire qu'elle pourrait, pour s'en sortir, rééditer l'expérience des derniers congrès quitte à ramasser les pots cassés après. Elle doit savoir que le prochain congrès n'est pas et ne peut en aucun cas être un congrès comme les précédents.

En clair, le douzième Congrès ne peut pas être un meeting politique où la direction croit pouvoir, comme c'était la règle jusqu'ici, grâce à l'applaudimètre de thuriféraires et de quelques réformettes faites à la hussarde et dans la précipitation, faire croire qu'elle a répondu aux demandes de changements pressantes et légitimes formulées avec insistance par les citoyens et les citoyennes tout au long des dernières années.

Nous devons savoir que le Maroc après avoir réussi à faire miroiter aux Nations les "avantages pratiques" de son obscur plan d'autonomie, parie désormais sur la possibilité de contester au Front Polisario sa qualité de représentant unique et légitime du peuple sahraoui. Et ce dernier n'a aucune chance d'éviter le piège et de conserver cette indispensable légitimité qu'en effectuant les changements qui s'imposent.
De cette manière et de cette manière seulement il pourrait redonner au peuple confiance et espoir et mettre en échec les sordides et dilatoires manœuvres du Makhzen.
22.10.07
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19.10.07

La vieja fiera saca sus dientes

Análisis de un Sahara independiente
por el Grupo interuniversitario opinión

Van a decir que nos estamos pasando, que don Jerónimo Saavedra no se merece estos improperios, que fue presidente del Gobierno de la Comunidad Autónoma Canaria, ministro de uno de los gobiernos de Felipe González (a), el Desprometedor (es decir, el que no cumple sus promesas políticas con respecto a los saharauis y, encima, intentó justificarse), y, en fin, que ha sido y es “uno de los mejores políticos canarios”. Claro, ya se sabe, en el reino de los ciegos, el tuerto es rey, o reina, según se mire. [--> mas]
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