29.6.21

La increíble generosidad de UE con los saharauis

por Said Mahamud

El Tribunal de Justicia de la Unión Europea está a punto de resolver una demanda del Frente Polisario por la aplicación del acuerdo comercial UE-Marruecos a los productos del Sáhara. La sentencia puede tener una gran repercusión política y Europa trabaja duro para jugar bien sus cartas donando 9,3 millones a los refugiados saharauis para mejorar las condiciones de vida y asegurar la alimentación de los refugiados en Tinduf, en el sudoeste de Argelia.

Dar sin recibir nada a cambio es uno de los consejos que ya desde pequeños nos repiten constantemente. Espero que la generosidad de la comisión Europea de ayudar a los saharauis no condiciona la resolución que esperamos todos los saharauis para reforzar nuestras justas reivindicaciones porque sería un recordatorio más a Marruecos de que, de acuerdo con la legalidad internacional, no tiene soberanía sobre el Sáhara Occidental y eso es mejor que muchos millones de euros.

Los saharauis estamos en los campamentos de refugiados desde hace más de 46 años resistiendo para luchar por nuestra libertad y no para acomodarnos.

“El mayor acto de generosidad es plantar árboles bajo cuya sombra no se sentará nunca.”
Salud y Sahara libre

Said Mahamud
said.mahamud[at]yahoo.es
29.06.21

 

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19.6.21

DOUBLE NATIONALITÉ: CE QUE LE GOUVERNEMENT ACCORDE DE SA MAIN DROITE À LA DIASPORA, LE RETIR DE SA MAIN GAUCHE À LA MAURITANIE ET SON DÉVELOPPEMENT!

par  Maître Takioullah Eidda
 
A- GENÈSE DE LA LOI SUR LA NATIONALITÉ:

Aussitôt indépendante, la Mauritanie a mis en place une législation rigoureusement exclusive au port de sa nationalité. Et pour cause: les voisins, notamment le Maroc, suite aux ralliements de quelques mauritaniens à son projet expansionniste, lui niaient sa naissance, son identité, mais aussi sa viabilité institutionnelle et politique.

Il fallait donc non seulement semer et cultiver une fierté nationale propre aux mauritaniens, longtemps diluée dans le tissu socio-culturel et démographique du voisinage, mais aussi dissuader fortement la transhumance de la nationalité naissante, et ce, dans le but de protéger les intérêts supérieurs de l’État mauritanien qui venait tout juste de voir le jour.

Le 13 juin 1961, le législateur mauritanien a matérialisé la fermeté de son intention avec la mis en place de la loi 1961-112, portant Code de la nationalité mauritanienne, dont les articles 30 & 31 illustres bien la gravité de la situation et des circonstances:

Art. 30. Perd la nationalité mauritanienne, le Mauritanien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère.
Art. 31. Un Mauritanien, même mineur, ayant une nationalité étrangère peut être autorisé sur sa demande à perdre la nationalité mauritanienne. Cette autorisation est accordée par décret.

De 1961 à 2010, ce Code n’a connu aucun changement.

Les autorités, pour des raisons pratiques, ont adopté une posture de tolérance, équivalente à un aveuglement volontaire. Si bien que presque TOUTE la nomenclatoura ou l’élite du pays, à commencer par certains Présidents, en passant par des ministres, des députés, des hommes d’affaires, sans parler de leurs familles, ont acquis de fait, la double nationalité de plusieurs États africains, européens, américain, canadien et, bien sûr, des pays arabes et du Golfe-Persique!

B- LOI DE 2010 ÉTABLIE UN POUVOIR DISCRÉTIONAIRE NON CIRCONSCRIT:

En 2010, avec la Loi No 2010-023, l’État a présenté des amendements substantiels au Code de 1961, mais sans jamais osé le moderniser pour répondre aux aspirations des mauritaniens et à la réalité économique liée au phénomène de la globalisation.

En effet, douze nouveaux articles ont été intégrés au Code, avec la réécriture des principaux articles, à savoir 31 à 33 !

À l’article 31, on permet le port de la double nationalité, sur DEMANDE et avec AUTORISATION discrétionnaire du Président de la République!

Quant à l’article 33, on maintient l’épée de damoclès, pour une période additionnelle de 10 ans, sur la tête de tout bénéficiaire de la nationalité par naturalisation, tout en renforçant le spectre de l’apatridie.

Le seul mérite des amendements de 2010, est qu’ils ont permis au Code de la Nationalité de sortir de l’état léthargique dans lequel il s’y trouvait et de faire naitre, chez les titulaires de la double nationalité, une lueur d’espoir quant à la possible légalisation de leur statut.

Donc, des amendements timides, sélectifs, où les principaux droits accordés ont été soumis à un pouvoir discrétionnaire absolu au sommet de l’État, mais dépourvu, quant à son exercice, de paramètres clairement définis.

C- PROJET DE LOI DE 2021 ET ANTI-CONSTITUTIONALITÉ & DISCRIMINATION:

Le 17 juin 2021, aux termes du communiqué du Conseil des Ministres et la conférence de presse ministérielle qui a suivie, le gouvernement a décidé de faire sauter complètement le verrou de l’article 31 et permettre ainsi, sans formalité, à tout mauritanien d’acquérir une, ou plusieurs, nationalité additionnelle.

Excellent!! Mais à quel prix?

En effet, le tout nouveau projet de loi interdit aux titulaires de la double nationalité de concourir aux postes politiques décisionnels et électifs, à savoir, notamment: les postes du Président de la République, de Ministre/équivalent, de Conseiller Régional, de Député, de Maire, de Conseiller municipal …etc!

L’exclusion de ces postes aux titulaires de la double nationalité est à sa face même anti-constitutionnel et discriminatoire aux regards d’au moins huit dispositions impératives de la Constitution mauritanienne, plus spécifiquement ses articles 26 & 47.

Cette exclusion est aussi manifestement contraire aux multiples Traités et Conventions Internationaux que la Mauritanie a ratifiés.

En fait, ce nouveau projet de loi n’accorde aux titulaires de la double nationalité, en grande partie issus de la diaspora à l’étranger, qu’un seul droit: le droit de visiter la Mauritanie en tant que TOURISTE! Rien de plus!

En effet, les titulaires de la double nationalité se trouvent dépouillés de leurs droits civils et politiques, puisqu’ils ne peuvent assumer aucune charge au sein des instances ÉXÉCUTIVES DÉCISIONNELLES dans leur propre pays, encore moins participer en tant que candidats, par la voie des URNES, à l’élaboration et la mise en place de programmes de développement local ou national visant à faire avancer la Mauritanie !

Or, qu’on le veuille ou non, les membres de la diaspora, de par leurs parcours et leur détermination, sont les plus diplômés, les plus éduqués, les plus disciplinés, les plus organisés, les plus structurés, les plus ouverts socialement, les plus autonomes financièrement, les plus débrouillards et les plus créatifs, pour ne citer que ces quelques qualités! En fait, les membres de la diaspora sont des citoyens libres, qui osent et qui construisent là où ils ne possédaient RIEN auparavant!

Comment un État sous développé, extrêmement PAUVRE en ressources humaines et RICHE en ressources naturelles, comme la Mauritanie, peut se passer de sa diaspora et ses technocrates dans son projet de développement durable ?

Pourtant, le moins que l’on puisse dire est que les titulaires de la double nationalité constituent, pour l’État mauritanien, un véritable pont avec les autres, dans un monde globalisé, et une réelle manne intellectuelle et financière!

Cette loi vise donc à assoir et institutionnaliser une tare, de surcroit un chauvinisme confortablement allongé dans une ineptie.

Devant un tel mépris, il n’est pas sans intérêt de se demander si l’objectif de cette nouvelle loi n’est pas de favoriser, la retraite venue, ceux qui sont issus des institutions militaires et para-militaires, lesquelles institutions imposent à leurs membres l’interdiction, en tout temps, d’acquérir une nationalité autre que mauritanienne!!?? J’espère sincèrement, et de tout cœur, que NON!

En effet, devant une telle pauvreté et un tel sous-développement systémique et viscéral, la Mauritanie a besoin de tous ses enfants, chacun dans son domaine de connaissance et d’expertise, afin de la ramener au niveau où elle doit y être, compte tenu de ses immenses ressources naturelles, sa grande superficie et du nombre limité de sa population.

Il est donc temps de se DÉCOMPLEXER et d’ouvrir grande la porte aux esprits libres et aux compétences créatrices de richesses, ce qui caractérise les membres de la diaspora, plutôt que de VÉGÉTER DANS LA MÉDIOCRITÉ, le communautarisme sectaire, et la psychose de la peur de l’autre.

«.وَلْتَكُن مِّنكُمْ أُمَّةٌ يَدْعُونَ إِلَى الْخَيْرِ وَيَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ»

Maître Takioullah Eidda, avocat
Nouakchott, Mauritanie.
19.06.21
eidda.avocat[at]hotmail.com -
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2.6.21

La VERDAD siempre triunfa, la Mentira, siempre pierde.!

 por Said Mahamud

Por más MENTIRAS que INVENTEN no podrán con la VERDAD..!
Marruecos no quiere entender que hay un pueblo digno que quiso vivir en el exilio para seguir su lucha por la libertad y la independencia lejos de cualquier vínculo con los marroquíes. Llevan 50 años intentando exterminar a los saharauis utilizando nuestros propios recursos como moneda de cambio para legitimizar su ocupación del Sahara Occidental y comprando a gente sin escrúpulos que traicionaron a su causa para abrazar al enemigo marroquí de una forma rastrera y vergonzante.

Otra verdad más da la razón a los saharauis en su gran lucha contra los enemigos de la causa y esta vez desde la justicia Española que ojalá sea un punto de partida para que España empiece a ser valiente en su apoyo al pueblo saharaui y condenar la ocupación ilegal de Marruecos al Sahara Occidental.

“Hay hombres que luchan un dia y son buenos. Hay otros que luchan un año y son mejores. Hay quienes luchan muchos años y son muy buenos. Pero hay los que luchan toda la vida: esos son los imprescindibles" Brahim Gali es un luchador nato que estando en un hospital para sobrevivir a la enfermedad hizo de tripas corazón para asestar un revés al enemigo marroquí colaborando con la justicia y poniendo en evidencia su propaganda barata.

Hoy el pueblo saharaui demostró una vez más su unidad nacional, su lealtad al Polisario y su gran amor a su presidente. Aprovecho para dar las gracias a todos los amigos del pueblo saharaui por seguir luchando a nuestro lado y de hacer de la lucha saharaui su lucha.

A los traidores de la patria decirles
"Que los valores que nos inculcaron nuestros padres se mal baratan al mejor postor, de que sirve que tengas dinero si te sientes como una basura"
Salud y Sahara libre

Said Mahamud
02.06.21
said.mahamud[at]yahoo.es

 

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29.5.21

LOGROÑO, eterno ejemplo de humanidad y solidaridad

 por Said Mahamud

Logroño en 1431, el rey Juan II de Castilla le concede el título de ciudad y en 1444 los títulos de "Muy Noble" y "Muy Leal".En 2021 sigue siendo noble, leal y solidario.

La pandemia del coronavirus ha dejado un sinfín de muestras de humanidad , un buen puñado de historias para recordar en el futuro que han servido, además, para darnos cuenta de que, cuando así lo exige la vida, la solidaridad tiende a aflorar.

La crisis del Covid-19 no ha sido (no es) únicamente de índole sanitaria. La pandemia ha dejado muchas vidas en el camino, pero también amenaza el futuro más inmediato de miles de personas, de aquellos colectivos más propensos a sufrir estas situaciones extremas.

El hospital San pedro en Logroño acoge desde hace más de un mes al líder saharaui Brahim Gali de forma altruista y siguiendo las buenas costumbres y hospitalidad de esta tierra maravillosa .

La ocupación ilegal del Sahara Occidental por parte de Marruecos obligó a todos los saharauis a vivir en los campamentos de refugiados para seguir la lucha por la libertad y la independencia. España por razones humanitarias siempre ha permitido la entrada de los refugiados saharauis para seguir sus tratamientos en los distintos hospitales del país y el presidente Gali es un refugiado más que llegó a su segundo país para tratar sus problemas de salud en un hospital con mejores condiciones.

En nombre de los saharauis Polisarios que hemos elegido luchar por la independencia del Sahara Occidental queremos dar las gracias al hospital San Pedro como cara visible de humanidad y solidaridad de la sociedad Riojana , estándoles eternamente agradecidos por pensar en el sufrimiento del pueblo saharaui y demostrar que la vida de las personas está por encima de los conflictos y de los intereses políticos.

Marruecos no distingue entre razones humanitarias y intereses políticos. Con su política basada en el chantaje y la mentira intenta legitimar su ocupación ilegal al Sahara Occidental sin pensar que el pueblo soberano de España tiene la última palabra y en su mayoría apoya la lucha del pueblo saharaui y su independencia.

Salud y Sahara libre

Said Mahamud
said.mahamud[at]yahoo.es
29.05.21

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26.5.21

SAHARA OCCIDENTAL: LE PREMIER MINISTRE DU MAROC A RAISON: LA NEUTRALITÉ N’EST PLUS TENABLE!

par Maître Takioullah Eidda

Le samedi 22 mai dernier, le premier ministre du Maroc, Saad Eddine El Othman, déclarait que la neutralité dans le conflit du Sahara Occidental n’est plus acceptable.

En tout cas, en ce qui concerne la Mauritanie, je suis entièrement d’accord avec cette affirmation, laquelle en dit long sur l’aveuglement et l’arrogance diplomatique, ô combien insolents, du Maroc.

Souvenons-nous, la Mauritanie est sortie de la guerre du Sahara Occidental humiliée, agenouillée et vaincue. C’est grâce à l’institution militaire qu’elle a pu rompre avec la logique de la fuite en avant adoptée par feu Mokhtar Ould Daddah, puisque cette maudite guerre, il faut bien la reconnaitre, n’obéissait à aucun sens explicable ou compréhensible pour les mauritaniens que nous sommes et qui ont payé lourdement son prix.

Mais si les vaillants militaires ont tiré le pays de l’état végétatif clinique dans lequel il se trouvait en 1978, il n’en demeure pas moins qu’ils l’ont placé, par rapport à ce conflit, dans un état captif, spectateur, qui subit constamment la pression du Maroc et, comme la lame du ressort, est resté dépouillé de toute initiative! Pourtant la Mauritanie a tellement sacrifié, tellement payé, tellement renoncé, que sa position n’aurait pas due être cela.

Je l'ai déjà dis, je le dis, et je le répète, encore une fois, il est temps pour le Maroc d’accepter le fait que les choses ne sont plus comme elles étaient auparavant: la Mauritanie a heureusement émergé des cendres des feux de ses mauvaises récoltes avec lui.

Aujourd’hui, affranchie, elle ose, elle s’assume, elle s’auto-suffise, se positionne et surtout se décomplexe en fonction de ses besoins, de ses stratégies et des ambitions de son devenir. Elle n’a donc pas à se justifier pour les choix qu’elle fait dans ses relations avec les autres, y compris avec les sahraouis, puisqu’elle s’autogère par «en dedans».

La Mauritanie comme maillon faible de la région, appartient au passé; un passé caractérisé, il est vrai, par beaucoup d’erreurs de jugement et de choix de ses dirigeants. Mais pas seulement! J’ajouterais que cette Mauritanie faible, appartient à ce passé composé d’un ensemble de stratégies et de mauvais calculs concoctés par le Maroc et uniquement par lui, et ce, depuis l’indépendance.

Si le Maroc en veut à la Mauritanie pour ses relations avec les sahraouis, eh bien il doit intégrer, une bonne fois pour toute, que MAURITANIENS et SAHRAOUIS sont des PARENTS liés par les racines de l’espèce: la langue, la culture, les valeurs sociales, la religion et par-dessus tout, par l’Histoire de «Moujtamâ El’Bidhan»; relations qu’aucune conjoncture ne peut mettre en cause, encore moins par un quelconque gouvernement mauritanien balloté par des circonstances politiques ou militaires passagères. N’oublions pas que la raison pour laquelle la Mauritanie s’était aveuglement enfoncé dans ce conflit, reposait sur le principe que la population du Sahara Occidental fait partie intégrante de «Bilad Elbidhans»; principe qu’elle avait brandit haut et fort, en 1975, devant la Cour Internationale de Justice (CIJ).

Partant de cette vérité historique, la Mauritanie aurait due, dès le début de ce conflit, prendre une position active visant à chercher une solution qui permet au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, suivant les multiples résolutions des Nations-Unies. Évidemment, ce droit du peuple sahraoui INCLUS son droit de choisir librement de se rattacher à la Mauritanie. Et, quoi de plus naturel! N’est ce pas la Mauritanie qui est la coupole de la civilisation d’Elbidhanes, le rempart de leurs menaces, leur refuge, mais aussi et surtout leur «terre promise»? Cela va de soi!

En 1989, le Maroc a décidé de déclarer, devant la communauté internationale, qu’il est le «FRÈRE» du Sénégal et «l’AMI» de la Mauritanie! Soit!

Alors, pourquoi la Mauritanie ne peut pas dire aujourd’hui, avec fierté, que les sahraouis font partie d’elle-même et qu’il est de son devoir de les supporter dans l’affirmation de leur droit de choisir leur destin?

Oui, je l’avoue candidement que je suis foncièrement d’accord avec le Premier Ministre du Maroc: la neutralité n’est plus tenable pour la Mauritanie. Cette neutralité a placé de facto notre pays dans une position de domesticité vis à vis du Maroc. Chaque jour vient avec son lot de sensibilités, de suspicions, de paternalisme arrogant et démesuré, avec lesquelles la Mauritanie doit jongler sur la corde raide, si bien que ses éminents émissaires, à l’instar de son Ministre des Affaires Étrangères, Monsieur Ismail Ould Cheikh, se sont vus repoussés, voire carrément et volontairement ignorés par le roi du Maroc lui-même.

Et dans le calvaire de cette galère, le Maroc se positionne en «autiste», ignorant toute recherche de solution qui ne le conforte pas dans son plan expansionniste et irrationnel!

En conséquence, la Mauritanie ne peut plus VÉGÉTER dans cette neutralité STÉRILLE et contre productive, alors que le conflit altère sérieusement ses horizons et cautionne dangereusement son développement économique et social.

D’autant plus que cette neutralité a démontré son hypocrisie, sa fausseté, son inefficacité, ses limites et enfin de compte dépassée par la réalité géopolitique de la sous-région, dans laquelle la Mauritanie jouit aujourd’hui d’un nouveau statut par opposition au statut de «maillon faible» dans lequel elle s’y trouvait.

Un tel statut doit se matérialiser IMPÉRATIVEMENT, avec fierté et modestie, par un impact positif et ACTIF de sa diplomatie, en sortant de cette neutralité devenue caduque et paralysante.

Oui, il faut rompre définitivement avec ce statuquo diplomatique, lequel est manifestement entravé par le Maroc et ses CHANTAGES RÉPÉTÉS, dont l’objectif avoué est de museler les initiatives de la Mauritanie et ainsi conditionner son être: à savoir un PAYS INDÉPENDANT, SOUVERAIN, RESPECTÉ dans le monde et, surtout, dans toute la sous-région!

Maître Takioullah Eidda, avocat
Nouakchott, Mauritanie.
26.05.21
eidda.avocat[at]hotmail.com

 

 

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9.5.21

Dieu sauve les juges espagnols de la presse espagnole !

 par Haddamine Moulud Said

Les tribunaux reçoivent chaque jour des milliers de plaintes et de dénonciations. Une bonne partie de ces plaintes n'ont aucune voie judiciaire, car elles ne sont pas fondées. Et c'est pour cette raison que les médias n'accordent jamais d'importance à ces plaintes. Cependant, dans ce cas, pour une raison quelconque, un véritable orchestre symphonique a été organisé. Et à la recherche du meilleur maître de cérémonie possible, ils l'ont placé sous la baguette de nulle autre que l'Agence EFE.

Un procès qui n'a aucune base juridique a fait la une d'une grande partie des médias espagnols. La raison ? Ternir l'image de la lutte légitime du Front Polisario et au passage, gagner l'amitié du royaume alaouite. Une amitié qui n'est pas de trop à l'heure où la crise économique de la presse écrite fait des ravages dans le secteur.

Mais pas seulement. Les médias sont allés encore plus loin et ont "fabriqué" plusieurs étapes d'un processus judiciaire dont il n'y a eu aucune, sauf peut-être l'admission du procès.

Quant à l'identité du patient admis par le COVID 19 à l'hôpital de "San Pedro" à Logroño, l'État espagnol, par l'intermédiaire de la plus haute autorité du ministère des affaires étrangères, a déclaré qu'il avait accepté de recevoir le secrétaire général du Front Polisario en tant que COVID 19.

Nous insistons? l'Etat espagnol, à la demande d'un Etat tiers, a accepté de recevoir le Secrétaire Général du Front Polisario pour un traitement contre le COVID 19.

Et le patient étant entré, comme il ne pouvait en être autrement, avec son propre passeport diplomatique, avec l'accord de deux États voisins, l'orchestre symphonique espagnol veut nous tromper, en nous disant qu'il est entré avec une fausse identité.

Soit ils prennent les lecteurs pour des imbéciles, soit le besoin d'enveloppes en provenance du sud est extrêmement pressant. Et à tout cela, les médias espagnols semblent ne pas s'être souvenus des dommages qu'ils causent à l'image des forces et corps de sécurité de l'État.

Deuxièmement, la question de la plainte. Ce qui s'est passé ici est très facile à expliquer. On a dit à quelqu'un : "Vous déposez la plainte, le reste ne vous regarde pas".

Ou, en d'autres termes, un procès a été intenté non pas pour obtenir une certaine voie judiciaire, mais pour obtenir une voie médiatique retentissante, indépendamment des vicissitudes judiciaires de l'affaire.

Et comme aucun média espagnol ne l'a fait, nous allons reproduire ce que dit l'article 607 bis du code pénal espagnol :
Des Crimes contre l'humanité

Article 607 bis
1- Sont coupables de crimes contre l'humanité les personnes qui commettent les actes visés au paragraphe suivant dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique contre la population civile ou contre une partie de celle-ci. En tout état de cause, la commission de tels actes est considérée comme un crime contre l'humanité :

1- Parce que la victime appartient à un groupe ou à une collectivité persécutée pour des raisons politiques, raciales, nationales, ethniques, culturelles, religieuses, de sexe, de handicap ou pour d'autres motifs universellement reconnus comme inacceptables par le droit international.
2- Dans le contexte d'un régime institutionnalisé d'oppression et de domination systématique d'un groupe racial sur un ou plusieurs autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime.

Dans un territoire où opèrent le HCR, le PAM, l'UNICEF, la MINURSO, la Croix Rouge Internationale, l'Agence Espagnole de Coopération Internationale, d'innombrables ONG internationales et où des dizaines de vols chargés d'Européens viennent chaque année pour manifester leur solidarité avec la lutte légitime du peuple sahraoui, et dont personne n'a jamais signalé de crimes de cette nature, on voudrait nous faire croire qu'un juge, pas moins que l'Audience Nationale, donne de la crédibilité à une plainte pour la commission de crimes de cette nature. ¡Que Dieu sauve les juges espagnols des médias espagnols!

Dans un territoire où, il n'y a pas longtemps, le secrétaire général de l'ONU a atterri et où le gouvernement espagnol met à disposition un avion pour le transfert des envoyés de l'ONU, quelqu'un veut nous faire croire que, durant l'été 2019, des crimes contre l'humanité ont été commis que, d'ailleurs, seuls les yeux d'une personne, la plaignante, liée au Maroc, pour être plus précis, ont pu voir.

En plus de fabriquer un procès d'une telle ampleur, les médias espagnols sont allés un peu plus loin et ont faussement accusé le juge de l' Audience nationale d'un acte d'assignation contre Brahim Ghali. Un ordre qui n'a jamais existé. Lorsque le jour de la supposée convocation est arrivé, et que la fausseté de la nouvelle a été découverte, l'Agence EFE a avalé sa baguette et le reste de l'orchestre s'est consacré à jouer une autre sonate de mauvais goût, cette fois en annonçant une date ultérieure. Malgré les demandes répétées des excuses sur les réseaux sociaux, l' Agence EFE ne s'est toujours pas excusée pour avoir diffusé des informations totalement fausses.

Par ailleurs, il y a quelques jours, la ministre espagnole des affaires étrangères a déclaré, en le citant nommément, que le secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, se trouve à l'hôpital San Pedro de Logroño. La ministre a-t-elle menti en disant Brahim Ghali ? La ministre a-t-elle confondu Brahim Ghali avec une autre personne ?

De plus, le Maroc a demandé des consultations avec l'ambassadeur d'Espagne à Rabat, Ricardo Díez-Hochleitner, pour demander des explications sur l'entrée en Espagne de cette même personne, et non d'une autre. Serait-il possible que les puissantes antennes marocaines en Espagne aient, elles aussi, été confuses quant à l'identité du patient admis à Logroño ?

De leur côté, l'ambassadeur sahraoui à Alger et le représentant du Polisario en Espagne ont tous deux déclaré que Brahim Ghali est bien à Logroño.

Mais avec toutes ces données, les médias espagnols voudraient nous faire croire qu'il y a un juge de l' Audience national qui, doutant toujours de l'identité du patient admis à Logroño, a envoyé la police pour identifier cette personne. Y a-t-il vraiment un juge de l'Audience National qui, après tant de déclarations et d'appels à consultation, ne sait toujours pas de qui il s'agit et doit envoyer une patrouille de police pour déterminer son identité ? Le juge insinue-t-il que la ministre a peut-être menti en disant qu'il s'agissait de Brahim Ghali ? Les juges de l'Audience National sont-ils vraiment si mauvais, pour dire que le patient est Brahim Ghali ? les juges de l'Audiencia National, aux yeux de la presse espagnole ?

Après avoir démontré la fausseté de la convocation et celle de l'identification supposée faite par la police, afin de cacher le fiasco et de ne pas ennuyer le public, les médias espagnols nous renvoient à un prochain épisode, le 1er juin.

Curieusement, toutes les informations publiées dans la presse espagnole ne sont que des traductions, en espagnol, d'informations précédemment publiées, en français, dans la presse du voisin du sud. Cependant, tant la version originale française que toutes les traductions espagnoles font référence aux "sources légales". Aucun d'entre eux ne cite une source judiciaire ou une source officielle espagnole.

Haddamine Moulud Said
Le 07-05-2021
mouludsaid[at]gmail.com

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8.5.21

¡¡¡Libre Dios a los jueces españoles de la prensa española!!!

por Haddamin Moulud Said

Los tribunales reciben diariamente miles de querellas y denuncias. Buena parte de dichas querellas no tiene ningún recorrido judicial, por carecer de fundamento. Y por este motivo, los medios de comunicación medianamente serios nunca dan trascendencia mediática a dichas querellas.

Sin embargo, en este caso, por alguna razón, se ha organizado una auténtica orquesta sinfónica. Y buscándole el mejor maestro de ceremonias posible, la han puesto bajo la batuta, nada menos que de la Agencia EFE.

Una querella que no tiene ningún recorrido judicial ha sido encumbrada a las portadas de buena parte de los medios de comunicación españoles. ¿Razón?: manchar la imagen de la legítima lucha del Frente Polisario y, de paso, granjearse la amistad del reino alauita. Amistad que no viene mal en tiempos en los que la crisis económica de la prensa escrita hace estragos en el sector.

Pero no sólo eso. Los medios han ido más lejos aún y han ‘fabricado’ varias etapas de un proceso judicial de las que no ha existido ninguna, excepto acaso, la admisión de la demanda.

En cuanto a la identidad del paciente ingresado por COVID 19 en el hospital San Pedro de Logroño, el Estado español, por boca de la máxima autoridad del Ministerio de Exteriores ha declarado que ha aceptado acoger al Secretario General del Frente Polisario para tratarse de la COVID 19.

Insistimos. El Estado español, a petición de un tercero Estado, ha aceptado acoger al Secretario General del Frente Polisario para un tratamiento contra la COVID 19. Y habiendo el paciente entrado, como no podía ser de otra manera, con su propio pasaporte diplomático, mediando el acuerdo de dos Estados vecinos, la orquesta sinfónica española, nos quiere engañar, diciéndonos que ha entrado con una falsa identidad. O toman a los lectores por tontos o la necesidad de sobres procedentes del sur es extremadamente acuciante. Y a todo esto, los medios españoles parecen no haberse acordado del daño que hacen a la imagen de las fuerzas y cuerpos de seguridad del Estado.

En segundo lugar, la cuestión de la querella. Aquí lo que ha sucedido es muy sencillo de explicar. A alguien se la ha dicho, ‘tú pon la querella, lo demás no es cosa tuya’.

O, en otras palabras, existe una querella que ha sido interpuesta no para tener un determinado recorrido judicial, sino para tener un sonoro recorrido mediático, con independencia de los avatares judiciales del caso.

Y ya que ningún medio español lo ha hecho, nosotros vamos a reproducir lo que dice el artículo 607 bis del Código Penal español: 

De los delitos de lesa humanidad

Artículo 607 bis
1. Son reos de delitos de lesa humanidad quienes cometan los hechos previstos en el apartado siguiente como parte de un ataque generalizado o sistemático contra la población civil o contra una parte de ella. En todo caso, se considerará delito de lesa humanidad la comisión de tales hechos:

1. Por razón de pertenencia de la víctima a un grupo o colectivo perseguido por motivos políticos, raciales, nacionales, étnicos, culturales, religiosos, de género, discapacidad u otros motivos universalmente reconocidos como inaceptables con arreglo al derecho internacional.
2. En el contexto de un régimen institucionalizado de opresión y dominación sistemáticas de un grupo racial sobre uno o más grupos raciales y con la intención de mantener ese régimen.
En un territorio donde operan el HCR, el PAM, UNICEF, la MINURSO, la Cruz

Roja Internacional, la Agencia Española de Cooperación Internacional, infinidad de ONGs internacionales y donde anualmente aterrizan decenas de vuelos cargados de europeos que vienen a mostrar su solidaridad con la legítima lucha del pueblo saharaui, y de los que ninguno ha informado jamás de delitos de esa naturaleza, alguien nos quiere hacer creer que un juez, nada menos que de la Audiencia Nacional, otorga verosimilitud a una querella por la comisión de delitos como el arriba transcrito. ¡¡¡Libre Dios a los jueces españoles de los medios de comunicación españoles!!!

En un territorio donde no hace mucho aterrizaba el Secretario General de NNUU y donde el gobierno español pone a disposición un avión para el traslado de los Enviados de NNUU, alguien quiere hacernos creer que, en verano de 2019, se cometieron delitos de lesa humanidad que, por cierto, sólo han podido ver los ojos de una persona, el querellante, vinculada a Marruecos, para más señas.

Además de fabricar una querella de semejante magnitud, los medios españoles han ido un poco más allá y han imputado falsamente al juez de la Audiencia Nacional un auto de citación judicial contra Brahim Gali. Un Auto que jamás ha existido. Llegado el día de la supuesta citación, y descubriéndose la falsedad de la noticia, la Agencia EFE se ha tragado su batuta y el resto de la orquesta se ha dedicado a tocar otra sonata de mal gusto, esta vez anunciando una fecha posterior. A pesar de las reiteradas peticiones de disculpas en las redes sociales, la Agencia EFE aún no se ha disculpado por difundir información completamente falsa.

Por otra parte, hace ya bastantes días que la ministra de exteriores de España había declarado, citándolo por su nombre, que el Secretario General del Frente Polisario, Brahim Gali, se encuentra ingresado en el hospital San Pedro de Logroño. ¿Mentía la ministra al decir Brahim Gali? ¿Confundía, la ministra, a Brahim Gali con otra persona distinta?

Más aún, Marruecos ha llamado a consultas al embajador de España en Rabat, Ricardo Díez-Hochleitner, para pedir explicaciones por la entrada en España de esa misma persona, no otra. ¿Podría ser posible que las poderosas antenas de Marruecos en España, también, se hayan confundido con relación a la identidad del paciente ingresado en Logroño?

Por su parte, el embajador saharaui en Argel y el representante del Polisario en España, ambos, han declarado que Brahim Gali, efectivamente, se encuentra ingresado en Logroño.

Pero con todos estos datos, los medios de comunicación españoles nos quieren hacer creer que hay un juez de la Audiencia Nacional que, dudando todavía de la identidad del paciente ingresado en Logroño, ha enviado a la policía para identificar quién es esa persona. ¿De verdad hay un juez de la Audiencia Nacional que, después de tantas declaraciones y llamadas a consultas, todavía no sabe de quién se trata y tiene que enviar una patrulla de la policía para determinar su identidad? ¿Insinúa el juez que la ministra, quizás, haya mentido al decir que se trata de Brahim Gali? ¿De verdad son tan malos los jueces de la Audiencia Nacional, a ojos de la prensa española?

Después de demostrada la falsedad de la citación judicial y la falsedad de la identificación supuestamente efectuada por la policía, para esconder el fiasco y no aburrir al público, los medios españoles nos remiten a una próxima entrega, el uno de junio.

Curiosamente, todas las informaciones publicadas en la prensa española no son mas que traducciones, al español, de informaciones previamente publicadas, en francés, en la prensa del vecino del sur. Eso si, tanto la versión original francesa, como todas las traducciones al español, se remiten a “fuentes jurídicas”. Ninguno cita una fuente judicial o una fuente oficial española.

Haddamin Moulud Said.
07/05/2021
mouludsaid[at]gmail.com

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2.5.21

À LAGOUÉRA LA MAURITANIE EST DANS TOUS SES DROITS FACE AU MAROC AU STATUT D’AGRESSEUR OCCUPANT DU SAHARA OCCIDENTAL!

 par Maître Takioullah Eidda

Le 14 novembre 1975, à Madrid, l’Espagne, alors puissance coloniale, signait un accord avec la Mauritanie et le Maroc, dit «Accord de Madrid».

En vertu de cet accord, la région du Sud (Wadi Edahab), à savoir les villes de Dakhla, Awserd, El Argoub, Tichla, Legouéra, etc, revenaient à la Mauritanie et Lâyoun, Smara, Boujdour et tout le Nord revenaient au Maroc.

Le 5 août 1979, un accord de paix fut signé entre la Mauritanie et le Front Polisario, lequel spécifie à son article 3 I.a) que:

«La République Islamique de Mauritanie déclare solennellement qu’elle n’a et n’aura pas de revendications territoriales ou autres sur le Sahara Occidental».


Nulle part dans cet accord, la Mauritanie n’a renoncé à son statut de «puissance administrante» de la partie du territoire qu’elle occupait. Cette réserve se comprend aisément aujourd’hui, compte tenu des enjeux relatifs à la sécurité de ses frontières et à l’incertitude entourant l’avenir du Sahara Occidental en tant que tel.

Sans chercher à renégocier avec la Mauritanie et l’Espagne les termes de l’accord de Madrid du 14 novembre 1975, le Maroc a tout bonnement, unilatéralement et illégalement, annexé les parties Sud du territoire, délaissées volontairement par la Mauritanie dans la précipitation et l’écœurement.

En revanche, la Mauritanie a tenu à conserver la bourgade de Lagouéra. Cette décision a été respectée par le Maroc, compte tenu de sa reconnaissance expresse, suivant l’accord de Madrid le 14 novembre 1975, de la souveraineté de la Mauritanie sur le Wad Edhahab.

Alors, en vertu de quel droit, accord, traité ou reconnaissance internationale le Maroc peut revendiquer aujourd’hui un statut quelconque sur Lagouéra? AUCUN!

Mieux: en tant que «puissance administrante», à laquelle l’Espagne a remis le territoire, la Mauritanie peut juridiquement et valablement demander au Maroc le retrait pur et simple de toutes les zones du Sud qui lui revenaient suivant l’accord de Madrid du 14 novembre 1975.

Ce n’est pas parce que la Mauritanie a renoncé à toute revendication sur le Sahara Occidental, que cela lui enlève pour autant le droit de conserver et de gérer ce territoire en tant que «puissance administrante», en attendant un règlement définitif accepté par les parties et entériné par les Nations-Unies.

Le jour où un tel règlement interviendrait, la Mauritanie a déjà reconnu, et le réitère à chaque fois que l’occasion se présente, qu’elle n’a pas de revendication sur le Sahara Occidental et qu’elle s’attache aux principes inviolables des Chartes de L’ONU et de l’Union Africaine relatifs au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes et à l’intangibilité des frontières héritées de l’époque coloniale.

Il est donc dans l’intérêt du Maroc de se tenir bien tranquille quand vient le temps de parler de la zone de Lagouéra, car elle met en évidence son statut d’occupant dans la partie Sud du Sahara Occidental, à l’instar de son statut dans le Nord de ce territoire: statuts de plus en plus décrié par les instances internationales, y compris par la Cour Européenne de Justice, laquelle a décidé, le 10 décembre 2015, qu’aucun pays européen ne peut inclure dans ses accords avec le Maroc le territoire qu’il occupait illégalement: le Sahara occidental.

Maître Takioullah Eidda, avocat
Nouakchott, Mauritanie.
02.05.21
eidda.avocat[at]hotmail.com


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7.4.21

SAHARA OCCIDENTAL: QUAND LE MAROC CHERCHE À MUSELER LES INTELECTUELS MAURITANIENS ET DOMESTIQUER LE DÉBAT!

par Maître Takioullah Eidda

Pour débattre des relations maroco-mauritaniennes, après l’annulation de la visite du MAE, Ismail Ould Cheikh, la chaine arabe France24 a invité à son émission Face à Face du 2 avril 2021, de Nouakchott, le Pr Cheikh Ould Hamdi, expert de la région du Sahel et de Rabat, Monsieur Mouloud Belghadi.

Quelle n’a été ma surprise de voir ce dernier sommer le premier de retirer le qualificatif «le Maroc occupe le Sahara Occidental», sous prétexte qu’aucun mauritanien n’a le droit de dire une chose pareille, puisque, selon lui, cette affirmation est contraire au droit du Maroc sur le territoire que lui reconnait la communauté internationale»! Rien de moins!!

Pour y voir clair, parcourons les textes des résolutions de l’ONU, adoptées depuis 1960, ainsi que l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) de 1975.

A- RESOLUTION 1514, DU 14 DECEMBRE 1960 RELATIVE AU DROIT DES PEUPLES COLONISES DE DISPOSER D’EUX-MEMES:

«Article 5. Des mesures immédiates seront prises, dans les territoires sous tutelle, les territoires non autonomes et tous autres territoires qui n'ont pas encore accédé à l'indépendance, pour transférer tous pouvoirs aux peuples de ces territoires, sans aucune condition ni réserve, conformément à leur volonté et à leurs vœux librement exprimés, sans aucune distinction de race, de croyance ou de couleur, afin de leur permettre de jouir d'une indépendance et d'une liberté complètes.»

B- RÉSOLUTION 3458, DE 1975, AFFIRMANT LE DROIT DU PEUPLE SAHRAOUI DE DÉCIDER DE SON AVENIR :

«Article 5. Prend acte du rapport de la Mission de visite des Nations-Unies au Sahara Espagnol en 1975, et fait sienne sa conclusion selon laquelle des mesures devraient être prises pour permettre à tous les sahraouis originaires du territoire de décider de leur avenir en toute liberté et dans une atmosphère de paix et de sécurité, conformément à la résolution 1514 (XV).»

C- AVIS DE LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE, RENDU LE 16 OCTOBRE 1975 NIANT AU MAROC TOUT DROIT SUR LE SAHARA OCCIDENTAL :

«La Cour a été saisie des questions sur lesquelles un avis consultatif lui est demandé par une lettre du Secrétaire général de l'organisation des Nations Unies au Président de la Cour datée du 17 décembre 1974 et enregistrée au Greffe le 21 décembre 1974. Dans cette lettre, le Secrétaire général porte à la connaissance de la Cour que, par la résolution 3292 (XXIX) adoptée le 13 décembre 1974, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de demander à la Cour de donner, à une date rapprochée, un avis consultatif sur les questions énoncées dans la résolution.

1. Le Sahara occidental (Rio de Oro et Sakiet El Hamra) était-il, au moment de la colonisation par l'Espagne, un territoire sans maître (terra nullius)?
Si la réponse à la première question est négative,

2. Quels étaient les liens juridiques de ce territoire avec le Royaume du Maroc et l'ensemble mauritanien? 

(Réponse à la question 1)

«Quelles qu'aient pu être les divergences d'opinions entre les juristes, il ressort de la pratique étatique de la période considérée que les territoires habités pas des tribus ou des peuples ayant une organisation sociale et politique n'étaient pas considérés comme terra nullius.»

(Réponse à la question 2)


«La Cour conclut que les éléments et renseignements portés à sa connaissance n'établissent l‘existence d'aucun lien de souveraineté́ territoriale entre le territoire du Sahara occidental d'une part, le Royaume du Maroc ou l'ensemble mauritanien d'autre part. La Cour n'a donc pas constaté l'existence de liens juridiques de nature à modifier l'application de la résolution 1514 (XV) quant à la décolonisation du Sahara occidental et en particulier l'application du principe d'autodétermination grâce à l'expression libre et authentique de la volonté́ des populations du territoire.»

D- RÉSOLUTION 380 DE 1975, CONTRE LA «MARCHE VERTE» DU LE MAROC:

«Article 2. Demande au Maroc de retirer immédiatement du territoire du Sahara Occidental tous les participants à la marche.»

E- RÉSOLUTION 34/37 DE 1979, CONDAMNANT «L’OCCUPATION» DU SAHARA OCCIDENTAL PAR LE MAROC :

«Article 5. Déplore vivement l’aggravation de la situation découlant de l’OCCUPATION du Sahara Occidental par le Maroc et l’extension de cette OCCUPATION au territoire récemment évacué par la Mauritanie.»

F- RÉSOLUTION 43/33 DE 1988, ENTÉRINANT L’ACCORD INTERVENU ENTRE LE MAROC ET LE F.POLISARIO POUR L’ORGANISATION D’UN RÉFÉRENDUM D’AUTODÉTERMINATION:

«Article 6. Se félicite également de l’accord donné le 30 août 1988 par le Royaume du Maroc et le Frente Popular para la liberacion de Sagua El-Hamra y Rio de Oro aux propositions conjointes du Président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine et du Secrétaire général des l’Organisation des Nations-Unies en vue de la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental, organisé et contrôlé par l’Organisation des Nations-Unies en coopération avec l’Organisation de l’unité africaine.»

G- RÉSOLUTION 658 DE 1990, AUTORISANT LA DÉSIGNATION D’UN ENVOYÉ SPÉCIAL POUR LE SAHARA OCCIDENTAL:

«Rappelant sa résolution 621 (1988) du 30 septembre 1988 par laquelle il a décidé d’autoriser le Secrétaire général à nommer un représentant spécial pour le Sahara Occidental et de demander au Secrétaire général de lui remettre dans les meilleurs délais possibles un rapport sur la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental et sur les moyens à mettre en œuvre en vue d’assurer l’Organisation et le contrôle de ce référendum par l’Organisation des Nations-Unies en coopération avec l’Organisation de l’unité africaine. (…)

Article 2. Approuve le rapport du Secrétaire générale remis au Conseil conformément à la résolution 621 (1988) en vue de régler la question du Sahara Occidental, qui contient le texte intégrale des propositions de règlement telles qu’elles ont été acceptées par les deux parties le 30 août 1988 ainsi qu’un exposé du plan du Secrétaire général en vue de la mise en œuvre de ces propositions.»

H- RÉSOLUTION 690 DE 1991, DÉCIDANT LA MISE EN PLACE DU MINURSO:

«Article 3. Décide d’établir son autorité une mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental conformément au rapport du 19 avril 1991.»

I- L’AVIS JURIDIQUE DU CONSEILLER JURIDIQUE DE L’ONU, HANS CORELL, S\2002\161 DU 12 FÉVRIER 2002, CONCLUANT À L’ILLÉGALITÉ DE L’EXPLOITATION PAR LE MAROC DES RESSOURCES NATURELLES DU SAHARA OCCIDENTAL:

«Il faut donc conclure que (…) si des activités de prospection et d’exploitation devaient être entreprises au mépris des intérêts et de la volonté́ du peuple du Sahara occidental, elles contreviendraient aux principes de droit international applicables aux activités touchant aux ressources minérales des territoires non autonomes.»

J- CONCLUSION :

Tous les secrétaires généraux des Nations-Unies, dont les résolutions citées ci-avant, de Kurt Waldheim, en passant par Javier Pérez de Cuéllar, Boutros Boutros-Ghali, Kofi Annan, Ban Ki-moon et aujourd’hui António Guterres, ont vertement, à un moment ou un autre, au cours de leurs mandats, qualifié le Maroc de pays «occupant du Sahara Occidental».

Mieux, ils ont tous, sans exception, refusé l’idée d’accorder au Maroc le statut précaire de «puissance administrante» du Sahara Occidental en lieu et place de l’Espagne, ancienne puissance coloniale! Et pour cause: la fermeté des RÉSOLUTIONS de l’ONU relatives au statut de ce territoire, conformément à la légalité internationale, laquelle fut constatée par toutes les instances mondiales et déclarée par la Cour Internationale de Justice (CIJ).

Le pseudo intellectuel, Monsieur Miloud Belghadi, est donc mal placé pour faire des reproches au Professeur, objectif et raisonné, Cheikh Ould HAMDI, puisque les brouhahas devant les micros des médias ne changent rien à la réalité empirique et incontournable, à savoir que le Maroc est une PUISSANCE OCCUPANTE au Sahara occidental, si bien qu’aucun pays au monde, pas un seul, ne lui a reconnu la moindre souveraineté sur ce territoire.

Pire, le 10 décembre 2015, la Cour Européenne a conclu que «les pays membres de l’UE ne peuvent conclurent des accords avec le Maroc relatifs à des biens produits au Sahara Occidental, compte tenu de son occupation illégale de ce territoire».

Jouer à l’autruche, en enfonçant sa tête dans le sable à ses limites; limites que le Maroc finira un jour par comprendre et intégrer! Espérons … espérons …
Car, en Mauritanie, nous avons beaucoup souffert de ce conflit et on continue d’en souffrir à l’instar du peuple sahraoui et de l’Algérie sœur!

Maître Takioullah Eidda, avocat
Nouakchott, Mauritanie
07.04.21
eidda.avocat[at]hotmail.com 

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4.4.21

ERROR: 404

En el 2020 Country Reports on Human Rights Practices


Es un honor para mí publicar el 45º Informe Anual de Países sobre Prácticas de Derechos Humanos y reafirmar el compromiso de los Estados Unidos de colocar los derechos humanos en el centro de nuestra política exterior. La causa de los derechos humanos, la libertad y la dignidad está cerca del corazón estadounidense. Como enfatizó el presidente Biden, "debemos comenzar con una diplomacia arraigada en los valores democráticos más preciados de Estados Unidos: defender la libertad, defender las oportunidades, defender los derechos universales, respetar el estado de derecho y tratar a todas las personas con dignidad".
Anthony Blinken. Secretary of State. U.S.
Si a los gobiernos que no respetan los genuinos deseos de sus pueblos, sea en Sudamérica o en Oriente Medio, USA les llama “autoritarios”, ¿cómo vamos a denominar a aquel gobierno que, sin respetar los genuinos deseos de un pueblo, incluye un Territorio No Autónomo, en la Sección de un determinado país, en el 45º Informe Anual de Países sobre Prácticas de Derechos Humanos? 
En todos los informes anteriores que publica el Departamento de Estado norteamericano, existían las Secciones siguientes:
- China (Includes Hong Kong, Macau, and Tibet).
- Israel, West Bank and Gaza.
- Western Sahara.

Sin embargo, en el informe de 2020, hecho público el 29 de marzo de 2021, el primero de la Administración Biden-Harris, la Sección Sáhara Occidental, ha desaparecido.
¿Habrán desaparecido las numerosas violaciones de DDHH que los informes anteriores a 2020, venían registrando? 
 No. No han desaparecido. Sencillamente, el Territorio donde tenían lugar dichas violaciones, ha cambiado de sitio, en el mapa de intereses de EE.UU.
Es decir, los sobrios discursos no podrán evitar que pensemos que los DDHH no son un fin en si mismos, sino un instrumento más de la política exterior de ciertos países.
No obstante, la inclusión del Sáhara Occidental en la Sección de Marruecos, en el 45º Informe Anual de Países sobre Prácticas de Derechos Humanos es contraria -dicha inclusión- a lo que establecen las leyes del Congreso de EE.UU, en relación a la elaboración del informe.
La Ley de asistencia extranjera de 1961 (FAA, por sus siglas en inglés, Foreign Assistance Act), que configura la política de cooperación al desarrollo de los EE.UU y fija los objetivos que debe perseguir dicha cooperación al desarrollo estadounidense, establece en su Sección 116 A, que “no se puede brindar asistencia al gobierno de ningún país que se involucre en un patrón constante de violaciones graves de los derechos humanos reconocidos internacionalmente”.
EE.UU desea que los demás países respeten los DDHH reconocidos internacionalmente, cuando EE.UU es el primero en violarlos, al privar al pueblo saharaui de su legítimo derecho a la autodeterminación e independencia. Un derecho reconocido internacionalmente para cuya implementación, el propio Secretario de Estado, ha pedido al Secretario General de NNUU que designe un Enviado Personal para el Sáhara Occidental.
Por la parte que nos toca a los saharauis, es evidente que todavía no hemos tenido la fortuna de hilvanar la estrategia adecuada para que nuestras reclamaciones puedan llegar a los centros de decisión, máxime si tenemos en cuenta que la misma FAA, en su Sección 116. d) 5 y 9, establece que el informe que la Administración debe presentar al Congreso, incluirá, entre otros: 
(5) la medida en que cada país ha extendido la protección a los refugiados, incluida la provisión de primer asilo y reasentamiento; 
Es decir, la situación de los refugiados, a los que EE.UU ayuda anualmente, no es ajena al obstruccionismo de un determinado país, que impide que puedan ejercer un derecho legítimo e internacionalmente reconocido
(9) cuando corresponda, información consolidada sobre la comisión de crímenes de guerra, crímenes de lesa humanidad y pruebas de hechos que puedan constituir genocidio (tal como se define en el artículo 2 de la Convención para la Prevención y Sanción del Crimen de Genocidio y modificado por la Instrumento de ratificación de los Estados Unidos de esa convención y la sección 2 (a) de la Ley de Implementación de la Convención sobre el Genocidio de 1987);
El Auto de 09/04/2015 (sumario 1/2015), del Juzgado Central de Instrucción No5 de la Audiencia Nacional de España, declara procesados varios mandos marroquíes, por delito de genocidio, asesinatos, tortura, entre otros. Es decir, los tipos penales que prevé la norma estadounidense han tenido reflejo en el Territorio y así ha sido verificado por tribunales extranjeros. Y sin embargo, nosotros no hemos sabido aprovechar esos pronunciamientos judiciales a nuestros favor.
Por su parte, el Código de Comercio, 19 U.S. Code §2464, que obliga al Departamento de Estado a la elaboración del informe anual, define la palabra ‘territorio’ de un modo mucho más acorde al espíritu de la conversación de Blinken con Guterres que con la decisión de Trump. O sea, tampoco había motivos, a la luz del Código de Comercio, para eliminar la Sección del Sáhara Occidental e incluirla en la de Marruecos.
A pesar de incluir el territorio en la Sección de Marruecos, el Departamento de Estado, cuando dice: “el Reino de Marruecos reclama el territorio del Sáhara Occidental y administra el territorio que controla”, pone en entredicho la decisión de Trump de 10 de diciembre de 2020.
En varios pasajes del informe, la empanada mental del Departamento de Estado, en relación con este asunto, es patente: 
En el Epígrafe “Freedom of Peaceful Assembly” (Página 22 del informe), aparece la siguiente frase:
Security force practices were similar to those in internationally recognized Morocco; however, in Western Sahara there was often a higher ratio of members of security forces to protesters. 
Parece que USA se autoexcluye del concierto de las naciones y, así, habla de un “Marruecos reconocido internacionalmente” (que no incluye el Sáhara Occidental) pero, al mismo tiempo, la Sección del 2020 Annual Report, relativa a Marruecos, si que incluye al Sáhara Occidental. O sea, esa Sección es CONTRARIA a lo que es INTERNACIONALMENTE RECONOCIDO. 
Y, de nuevo, al final de la página 43 del Informe, esa confusión vuelve a reproducirse en el Epígrafe C. Prohibition of Child Labor and Minimum Age for Employment, cuando dice:
Residents of Western Sahara received more assistance per capita from this program than persons living in internationally recognized Morocco.
Es decir, para USA, a pesar de la inclusión del Sáhara Occidental, en la Sección de Marruecos, el Marruecos internacionalmente reconocido NO incluye el Sáhara Occidental.
Por lo demás es preciso recordar que el informe abarca los doce meses del año 2020. Sin embargo, la decisión que ha llevado al Departamento de Estado, a eliminar la Sección del Sáhara Occidental tan sólo ha estado vigente durante veintiún días del año natural que se examina. O sea, durante más de once meses del año examinado las violaciones de DDHH que han tenido lugar en un territorio que EE.UU no reconoce como marroquí.
O, dicho en otras palabras, el mismo día 29 de marzo de 2021, Blinken da a conocer dos cosas discrepantes:
En la ONU, pide al SGNU, Antonio Guterres que acelere la designación de un Enviado Personal al Sáhara Occidental y, al mismo tiempo, hace público el 2020 Annual Report on Human Rights, donde incluye el Sáhara Occidental dentro de la Sección de Marruecos.
Esta confusión y estas discrepancias consistentes en decir una cosa, en la ONU, y la contraria, en el Departamento de Estado, reflejan que la Administración demócrata ha encontrado, en la infame decisión de Trump, hecha pública el 10 de diciembre de 2020, la cómoda hamaca sobre la que columpiarse. Esa infame decisión adoptada por un presidente republicano, es exactamente la decisión que los demócratas siempre han deseado, pero que nunca se han atrevido a adoptar, por no sentir la vergüenza de violar la legalidad internacional.
Los saharauis deben comprender, por tanto, que la infame decisión de Trump, quizás, nunca sea revertida por una Administración demócrata. Es más probable que lo sea por otra Administración republicana.
 
Haddamin Moulud Said
2021/04/02
mouludsaid[at]gmail.com

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