26.2.21

LA RASD, UN FACTEUR D'ÉQUILIBRE ET DE STABILITÉ

 par Zenan Mohamed Brahim

Le 27 février 2021, le peuple sahraoui souffle la quarante cinquième bougie de l’existence de son État, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

Cet anniversaire est différent à bien des égards de tous les précédents compte tenu non seulement des circonstances dans lesquelles il s’inscrit mais surtout du fait de son apparenté avec la proclamation de la RASD le 27 février 1976. Coincidence ou pur hazard cette commémoration intervient après novembre dernier, 4 mois après la troisième invasion marocaine du territoire libéré de El Guerguerat, tout comme la première invasion lors des accords de Madrid du même mois de novembre 1975, soit 4 mois avant la proclamation de la RASD. La deuxième invasion, on s’en souvient, eut lieu en 1979 au lendemain des accords de paix avec la Mauritanie aux termes desquels cette dernière a rétrocédé au Front POLISARIO la partie sud qu’elle occupait illégalement du Sahara Occidental.

Après 45 années de cumul de résistance et de victoires sur tous les fronts, l’heure est au bilan. Malgré l’occupation illégale d’une partie de son territoire par le Maroc qui jouit de la complicité engagée de la France et de l’Espagne, la RASD s’est imposée sur la scène internationale comme un facteur d'équilibre et de stabilité dans la région nord ouest africaine.
Dotée d’instruments et institutions inhérents à tout Etat indépendant et souverain, la RASD exerce pleinement sa souveraineté sur plus de 30% de son territoire, dispose d’une Constitution qui régule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Depuis la proclamation de la RASD, les autorités sahraouies ont accordé une priorité particulière à l’éducation et à la santé, outre d’autres structures socio-économiques pour répondre aux besoins immédiats de la population.

Au plan de l’éducation, tous les jeunes de moins de 45 ans ont passé par un enseignement gratuit et obligatoire avec des niveaux variant de fin d’études primaires à l'université alors que l’autre frange de la population a bénéficié de campagnes d’alphabétisation estivales de sorte qu’aujourd’hui plus de 99% de la population sait lire et écrire.

la santé basée sur la prévention a joui elle aussi du même effort concomitant que l’éducation à travers l’existence de dispensaires locaux et régionaux ainsi que l’institution dans toutes les municipalités de comités de santé relevant du Ministère de la Santé Publique, ayant pour rôle de veiller sur l’hygiène de l’environnement et la sensibilisation périodique sur les maladies.

Grâce à cette politique sanitaire, les campements des réfugiés sahraouis et les territoires libérés de la RASD ont été à l’abri de la pandémie du COVID19 dès son début. On n’y a enregistré jusqu’à présent que 6 décès, 40 infectés et 33 rétablis alors que dans la plupart des pays du monde, entre autres les plus développés, les victimes se comptent malheureusement par dizaines de milliers. Le taux de médecins qualifiés tant aux campements des réfugiés qu’en territoires libérés de la RASD représente 1/1000 sans compter le corps paramédical dont la plupart est formée sur le terrain.

Militairement, la RASD s’est distinguée comme une puissance continentale qui a son poids et son mot à dire dans la région.Elle compte sur une armée de libération nationale aguerrie, entraînée, maîtrisant l’art et les techniques de combat avec une riche expérience enseignée comme modèle dans les hautes écoles militaires étrangères. C’est d’ailleurs cette armée sahraouie qui a contraint, dans les années 80, le Maroc en déroute militaire à faire appel à l’ONU pour signer un Plan de paix avec le Front POLISARIO le 29 avril 1991.
Après sa violation flagrante du cessez-le-feu en novembre dernier, le Maroc, de nouveau, trouva devant lui sur les premières lignes de combat l’armée de libération sahraouie qui ne finit de l'harceler et de lui infliger de lourdes pertes en vies humaines et matérielles, ce à quoi il lança un SOS à l’intervention israélienne et au financement des pays du golfe.

Sur le plan international, la RASD est une réalité tangible, incontournable. Membre fondateur de l’Union Africaine, elle participe à tous les forums et conférences internationaux sponsorisés par l’Organisation continentale.

Somme toute, elle est reconnue de jure par plusieurs dizaines de pays dans le monde et entretient des relations diplomatiques suivies avec eux au niveau d’ambassadeurs, tout en étant omniprésente dans la plupart des pays européens à travers des Représentations du Front POLISARIO.

Pour l’avènement d’une solution politique, juste et définitive du conflit, l’ONU devrait-elle attendre encore que l’armée de libération sahraouie fasse, comme par le passé dans les années 80 du siècle dernier, 3000 prisonniers dans les rangs de l’armée marocaine pour qu’elle intervienne de nouveau faisant valoir la nécessité du retour au Plan de Règlement initial? Pour y parvenir, il suffit tout simplement de respecter les règles du jeu prescrites par le droit international et sans cesse confirmées par les résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine (UA), de confier à la MINURSO la vigilance des droits de l’homme, d’impliquer la composante de l’UA dans le processus de paix et de donner des garanties concrètes au peuple sahraoui en fixant un délai précis pour la célébration du référendum d’autodétermination reporté sine die depuis trente ans.

Zenan Mohamed Brahim
zenan[at]yahoo.fr
26.02.21

 --------------  Ce texte exprime l'opinion de l'auteur et n'engage pas les modérateurs du forum.


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19.2.21

Sangre saharaui bajo la silla de Joe Biden

por Haddamin Moulud Said

Si, en 1965, EE.UU hubiera votado en contra de la resolución de NNU que incluía el Sáhara Occidental en la lista de Territorios no autónomos, a los que es aplicable la doctrina de la libre determinación, nada podríamos haberle objetado a ese voto. Si hubiera reconocido la soberanía marroquí sobre el Sáhara Occidental, en el año 1970, habríamos entendido que, a juicio de EE.UU, de acuerdo a sus intereses nacionales, o de acuerdo a su interpretación de la legalidad internacional, el territorio es marroquí. Si la decisión se hubiera adoptado en el año 1990 o en el 2010, habríamos sacado la misma conclusión.

Sin embargo, cuando tal reconocimiento, no obedece a la visión estadounidense de la política internacional o la legalidad internacional o los propios intereses nacionales de EE.UU, sino que el territorio (y sus habitantes) ha sido sacrificado, arrojado al Nilo, para bendecir el establecimiento de relaciones diplomáticas entre dos Estados, aquí, en este caso, debemos entender que ese reconocimiento no es un reconocimiento como tal, sino una concesión gratuita. El reconocimiento, como acto jurídico, está vacío de contenido. Es un reconocimiento extraño, anormal.

Un Estado reconoce la soberanía de un Tercero sobre un determinado territorio, no porque esté convencido de su mejor derecho sobre ese territorio, sino como ofrenda religiosa al Nilo, para que haya una buena cosecha en las relaciones diplomáticas entre otros dos Estados.

Guiados por intereses, completamente ajenos a la justicia que inspira las Leyes de Abraham, algunos magos-consejeros de la Casa Blanca, han querido añadir un ritual de sacrificio al Nilo, para culminar los llamados Acuerdos de Abraham. Y conscientes de la incontenible voracidad territorial del Estado en cuestión, los magos-consejeros de la Casa Blanca, le han servido un territorio entero y sus habitantes, como un sacrificio al Nilo. Pocos días después, el río de sangre a borbotones que recorría el Sáhara Occidental, revelaba que las mordeduras son las típicas de un Estado territorialmente codicioso. Codicia, tan reprobable en las Leyes de Abraham como amenazadora para la estabilidad de todos los países del África noroccidental, y para algunos territorios y espacios marítimos españoles.

Está en manos del inquilino actual de la Casa Blanca evitar que se consuma el lanzamiento al Nilo. Está en sus manos, evitar que siga corriendo sangre inocente de mujeres saharauis. Está en sus manos no alterar la doctrina que sustenta todas las fronteras del continente africano, so pena de convertirlo en un polvorín. Está en sus manos, escenificar en el Sáhara Occidental, los verdaderos principios de la política exterior de EE.UU.

Algunos alegan que Biden no puede revertir la decisión de Trump. Sin embargo, olvidan que esa decisión de Trump había revertido infinidad de declaraciones unilaterales adoptadas por EE.UU, durante el mandato de doce presidentes, desde Harry Truman hasta Obama, respecto al derecho a la libre determinación de los pueblos, declaraciones que obligan jurídicamente a EE.UU.

Pero, por encima de todo, olvidan que EE.UU, en tanto que Estado miembro de la ONU está obligado en virtud del “sagrado deber” establecido en la Carta de NNUU, a respetar el derecho legítimo del pueblo saharaui a la autodeterminación e independencia. “Sagrado deber” que está por encima de aquella decisión adoptada, quizás, bajo los efectos nocivos de determinados inciensos traídos, para la ocasión, por alguno de los asistentes a la ceremonia ritual del 10 de diciembre de 2020.

A fin de cuentas, las declaraciones unilaterales no pueden ser oponibles para defender el entorno natural, en Mururoa y Fangataufa y no serlo para defender un derecho incrustado en la cúspide del Derecho Internacional General, como el de la libre determinación, en el caso del Sáhara Occidental.

Finalmente es importante recordar que, en el pasado, el pueblo saharaui ya había sufrido un intento de ser arrojado al Nilo. Un acuerdo tripartito, entre los dos países vecinos junto con la Potencia administradora, firmado en Madrid. Pero transcurridos 45 años después de aquel contubernio, es evidente que han fracasado en su intento de hacer desaparecer a este pueblo.

Ahora, los Acuerdos de Abraham, firmados en Washington, entre un Estado situado en la orilla occidental del atlántico, otro, situado en la orilla oriental del atlántico y, un tercero, en la orilla oriental del mediterráneo, corren la misma suerte del fracaso, por la sencilla razón de que los anhelos de libertad de los pueblos son invencibles. Pero los registros de la infamia, en cambio, serán imborrables.

Haddamin Moulud Said.
mouludsaid@gmail.com
18 de febrero de 2021.

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Este texto expresa la opinion del autor y no de los moderadores del foro.


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6.1.21

The Sahrawi Arab Democratic Republic: conventional constructivism and self-determination of the SADR.

by Daan de Kruijf

Abstract
The lingering dispute regarding the status of the Western Sahara is centred around the question of governance and self-determination. A constructivist approach to the application of self-determination theory in this dispute provides handles in determining the formation of identities in the region, and the right of self-determination that comes with that. By expounding the connotations that come with the right of self-determination, a constructivist perspective indicates the deficiencies of the theory and therewith shows that the theory is only partly applicable in the case of the Western Sahara dispute. By appointing the short- sighted nature of the ontological definitions that lie in the rather positive nature of self- determination theory, this paper shows that the situation regarding the governing status of the Western Sahara could have been different from its contemporary structure, if self- determination theory was applied by the UN through a less positive framework. 

[Keywords: Self-determination theory, constructivism, Western Sahara, indigenousness, independence.]

Introduction
The large, stretched piece of land locked between the south of Morocco in the north, the Mauritanian and Algerian border in the east and south, and the North Atlantic Ocean in the west lays a stretched piece of land what is known as the Western Sahara. Western Sahara is plagued by violent military offences and dispute resolution since the decolonisation process from the Kingdom of Spain commenced in 1975 [1]. From 1884 till 1975 this sandy strip of West-African land was known as the Spanish Sahara, as it was governed by the Spanish Kingdom. Since 1963 the UN designated the area as a colony and demanded self- determination in accordance with 1960 General Assembly Resolution 1514 [2]. Due to the Moroccan Green March and under severe Moroccan and international pressure, Spain acknowledged to give up its claims on its African territory in November 1975. On November 14 of 1975, the Madrid Accords were signed by Spain, Morocco, and Mauritania, which concluded that Morocco would obtain administrative control of the two northern parts of the territory, and Mauritania of the southern part [3] . The new allocation of this West-African soil was without the consent of the indigenous population, the Sahrawi people. From this stage in early 1975 Algeria supported the Polisario Front, which is a liberal movement and the legitimate representative of these indigenous Sahrawi people. Algeria also sustained the Sahrawi’s right of self-determination.

Armed struggles in the region started from 1975 and are flagged as the Western Sahara War. The Algerian Boumédiène government supplied the Polisario Front with weapons and refuge in their western Tinduf province. When Spain officially withdrew all their assets from Western Sahara on the 27th of February 1976, the Polisario Front formally proclaimed the Sahrawi Arab Democratic Republic (SADR). In January 1976, after the first battle of Amgala, Algeria retreated from the conflict [4]. Mauritania withdrew itself from the conflict in 1979, after signing a peace treaty with the Polisario front [5]. As part of the Settlement Plan between the Polisario Front and Morocco the Misión de las Naciones Unidas para la Organización de un Referéndum en el Sáhara Occidental (MINURSO) audited a cease-fire between Morocco and the Polisario Front on the 6th of September 1991 [6]. The Settlement Plan vowed a referendum on independence, which was said to happen in 1992. Due to conflicting claims and Moroccan obstruction, and despite numerous attempts, this referendum never took place. Currently the territory and its status remain disputed although the whole region is occupied by Morocco, and a smaller strip of territory in the east is governed by the SADR, led by the Polisario Front.

On the 13th of November 2020 Morocco allegedly broke the in 1991 agreed upon cease-fire, after the Polisario allegedly blocked the main and only road that connects Morocco to Mauritania, in Guerguerat from halfway October 2020. Morocco’s Royal Armed Forces have reopened the road on the 14th of November 2020 as the Moroccan government stated that it had to “assume its responsibilities” and put an end to Polisario’s “dangerous and unacceptable provocations.” [7] Tensions between Morocco and the Polisario have lately become more vivid than it has been in nearly 30 years. If the new developments in the region influence the possibility of the SADR ever becoming a sovereign state is not clear yet.

The identity of the Western Sahara <
Several scholars who adhere to a constructivist approach trace the core of identity back to the notion that ideas construct reality and that all structures and agents are mutually constituted. A socially constructed nature of identity is imperative as the concept of identity is the first brick in building a wall that represents states’ interest [8]. A constructivist approach entails that states can have several identities, as the social construction is formed through interaction with actors [9] .To determine what identity should be attributed to the Western Sahara, or to determine which identities are being formed in the area, the actors need to be distinguished.
State identity is a non-material factor that differs from but is tightly connected with other non-material factors like culture, belief, ideas, and norms. According to Hidemi Suganami, constructivists continuously mix up the concepts of culture norms and identity. Though, many constructivists agree that state identity is seen as a part of culture. Culture then again is mostly defined as shared beliefs [10]. Considering that shared beliefs are undeniably centralised in the recognition of a state, shared beliefs form the basis in conceptualizing Western Sahara’s identity. These shared beliefs do not only concern certain beliefs that connect the people living in this area, but I also rest assured that this concept of belief should include the collective belief of the future of the ‘state’. In this sense, a secessionist view on what the Western Sahara is, is aptly, as it views the state as a catalyst for communal identification of the people. A secessionist view also underlines the importance of a larger collective good, in which the individual is subordinate to the importance of the whole community [11]. The Moroccan claim of having identity-related ties with the region is based on the implication that the territory had formerly been a part of their kingdom for centuries [12]. This claim was officially made in 1956 by the Istiqlal party when the Moroccan Kingdom gained its independence. The claim was that the Western Sahara formed a part of ‘Greater Morocco’, referring to parts of the west of the Sahara, historically associated with the Moroccan sultan [13]. Because of these historical bounds with the territory, Morocco claims to be the rightful owner of the Western Sahara [14]. This irredentist claim is based on an argumentation which connects the Moroccan claim of being connected with the area, based on identity, with a classical Hobbesian way of thinking, instead of a secessionist way. In the Hobbesian model of self-determination and the indication of what identity encompasses is set forth that the authentic expression of human nature in archaic communities is fundamentally negative [15]. Nations are said to be ‘artificial entities.’ This indicates that the Moroccan claim of the Western Sahara having connections with the current Moroccan Kingdom, is merely based on the idea that the identity of the people living in the Western Sahara is formed by the existence of a state. The state is in this view the holder of the collective good, namely identity. I argue that the state indeed might be a catalyst for communal identification, but certainly not the source creating identity in the first place. Constructivism states that (state)identities are formed by the process of interaction, and that the interest of states is shaped by their identities [16], not the other way around as what the Moroccan claim is based on.
The ontological notion of identity for the Sahrawi people is based on a claim of indigenousness [17]. Due to the harsh living conditions in the area the Western Sahara was historically ‘inhabited’ by Babini people, a group of nomadic Arabs who commonly spoke Hassānīya [18]. Though, the Sahrawi and therewith the Polisario’s claim of indigenousness is likely to date back further as the privileged position of the woman within the Sahrawi communities indicates a formation that pre-exists Arabian influences [19]. Daadaoui mentions that the Sahrawi identity only developed itself since the Moroccan annexation of the Western Sahara territory. The Polisario Front claims that their identity is distinctive from the Moroccan identity [20], and therefore expound that self-determination is their legal right. The alleged process of Sahrawi that blended in with ethical Moroccans hampers possible identification of the ancient Sahrawi identity, while implying that the current population that is classifying themselves under a group possessing the Sahrawi identity, is created by interaction and originates from the indigenous population, sustaining the constructivist definition of how identities are being shaped [21].

Self-determination and the SADR
The 1975 UN visiting mission to Spanish Sahara filed a report on October 15, 1975, in which the General Assembly was urged to ‘‘(…) take steps to enable those population groups to decide their own future in complete freedom and in an atmosphere of peace and security’’. The question on the right of self-determination was essentially answered by the International court of justice, on the 16th of October 1975. In an advisory non-binding opinion, the ICJ mentioned that the Spanish Sahara was inhabited by the Sahrawi people at the time when the colonial occupation initiated, but that areal ties with nor Morocco nor Mauritania were sufficient enough for these states to claim sovereignty [22]. From a constructivist view on the issue, in accordance with the previously reasoning on the identity of the Western Sahara, this opinion of the ICJ should be undisputed.

The right of self-determination appears in UN’s resolution 1514, and it is also highlighted in The International Covenant on Civil and Political Rights adopted by the UN General Assembly in 1966. Part one, article one states that ‘‘All peoples have the right of self-determination. By virtue of that right they freely determine their political status and freely pursue their economic, social, and cultural development’’ [23]. The UN Charter acknowledges self-determination being a fundamental principle of international law, which is exactly on what The Polisario Front claims its right of self-determination [24]. I firstly like to argue that based on this covenant on Civil and Political Rights prima facie the Sahrawi people bear the right of self-determination in the sense that the population acquires a more independent statehood encompassing the Western Sahara (or partially), or an autonomous status within the Kingdom of Morocco, while pointing out that the Kingdom of Morocco never signed this covenant. Reasoning for this is that whilst Morocco does sustain the idea of autonomy for the Western Sahara, its definition is slightly different. Morocco’s view of autonomy does not encompass a complete independence, which is why the covenant was not signed [25]. Noteworthy is that the Kingdom of Morocco cannot legally determine how the right of self-determination should be executed, as the Sahrawi people just as much hold this fundamental human right [26].

Self-determination, based on the definition as stated above, allowing ‘all peoples’ to have the right to self-determination conflicts with the international system of sovereign states. To determine the applicability and the refinement of the self-determination theory some boundaries regarding the terminology need to be predetermined. Self-determination should not be mixed up with territorial integrity. Under international law, and anchored in Article 2, Chapter 1 of the UN Charter, the territorial integrity principle protects the sovereign state against all sorts of violations of its territory [27]. Considering the premier involved parties here are the Moroccan Kingdom and the Sahrawi people, presented by the Polisario Front, reasoning regarding self-determination nuance or explanation is noteworthy. It is relevant to note that the Moroccan attitude was initially positive regarding the UN Framework Agreement on the status of Western Sahara as written in June 2001. The attitude was affirmative till a degree in which it would give exclusive competences to the Kingdom of Morocco, and an autonomous Sahrawi population under Moroccan sovereignty. [28] From a historical point of view, self-determination in a context of international law limited itself to the creation of new sovereign entities, merely concerning a political background [29].

The UN General Assembly Resolution 1514, as adopted on the 14th of December 1960 point five, notes that steps will be taken (by the UN): 

‘‘in (…) territories which have not yet attained independence, to transfer all powers to the peoples of those territories, without any conditions or reservations, in accordance with their freely expressed will and desire, without any distinction as to race, creed or colour, in order to enable them to enjoy complete independence and freedom.’’ [30]

The MINURSO’s mission as part of the settlement plan, established in 1991 under UN Security Council Resolution 690 [31] should have organised a referendum to determine if the Sahrawi’s would get independence or integration with Morocco. This referendum never took place due to the astounding number of obstacles it faced. Even a sole political solvation of the lingering dispute, through the creation of executive and legislative governing bodies for the population of the Western Sahara, imposed by United States secretary Baker in 2001 was rejected by both parties [32]. Baker resigned in 2004 as he believed there was no possible solution regarding solving the dispute. The succeeding emissary Annan has not engendered any new probable solution for the conflict ever since.

The scant ability of the UN to clarify the boundaries, limitations, and specifications of what the concept of identity entails, plus the limited knowledge of tribal governing have attributed to the SADR’s inability of blossoming into an independent entity, not even mentioning the inability of becoming an actual sovereign state as was initially an option as a part of the MINURSO referendum. Self-determination theory in International Relations, and through the eyes of the UN is seen as a concept that could bring good reasoning in a case study of a dragging conflict like in the Western Sahara. The short-sighted nature of the ontological definitions that lie in the rather positive nature of self-determination and the concept of indigenousness [33], could be diverted if a more constructivist approach of the concept of identity and therewith indigenousness would have been applied. In this case the social construction of identity (and culture) would become a heavier decisive element in the definition of self-determination theory, more than the weight of historical continuity as is the case in the contemporary refinement of the concept.

Conclusion
In the pursuit of appointing the applicability of self-determination theory when it is examined through a constructivist lens, this limited research utilises the Western Sahara conflict as an exemplification to underline the deficiency of self-determination and its effect when put into practice. I conclude that self-determination theory is only partly applicable in the case of the Western Sahara dispute, due to the inaccurate nature of the theory in determining what the concept of identity may encompass. The short-sighted nature of the ontological definitions that lie in the rather positive nature of self-determination and the concept of indigenousness could be improved when a stronger constructivist view would be applied instead of the rather positive view that is currently the case. In terms of the practical consequence of these flaws, I conclude that the situation regarding the governing status of the Western Sahara could have been different from its contemporary structure, if self-determination theory was applied by the UN through a less positive framework. The concept of identity, certainly in the complex dispute of the Western Sahara, is evidently harder to denote than it looks at the first glance. The interpretive way of doing this research was in hindsight indeed a proper way of conducting this research, although a stronger emphasis on identity-influencing factors would have enforced the argumentation.

Daan de Kruijf
International Relations MA Student
daandekruijf[at]hotmail.com

December 2020
 

[1] Carlos do Borbon, J. (1975, November 20). Jefaturo de Estado. Agencia Estatal Boletín, No. 278, URL: https://www.boe.es/boe/dias/1975/11/20/pdfs/A24234-24234.pdf

[2] UN General Assembly. (14 December 1960). Declaration on the Granting of Independence to Colonial Countries and Peoples, A/RES/1514(XV)

[3] UN General Assembly. (14 November 1975). Declaration’ of Principles on Western Sahara by Spain, Morocco and Mauritania

[4] Blanco y negro Madrid. (07 February 1976). Angelia acusa la derrota de Angola. P. 41

[5] Branigin, W. (07 August 1979). The Washington Post, Mauritania Ends Role in Sahara War.

[6] Bennis, S. (15 April 2016). Morocco world news, Western Sahara: Why the Referendum Has Been Impossible Since Day One. Retrieved from: https://www.moroccoworldnews.com/2016/04/184361/western-sahara-why-the-referendum-was-impossible-since-day-one/

[7] Taha, M. (14 November 2002). Morocco World News, Traffic Resumes in Guerguerat After Morocco’s Military Intervention. Retrieved from:  https://www.moroccoworldnews.com/2020/11/325966/traffic-resumes-in-guerguerat-after-moroccos-military-intervention/

[8] Das, R. (2009). Critical social constructivism: ‘’culturing’’ identity, (in) security, and the state in international relations theory, The Indian Journal of Political Science, Vol. 70, No. 4, P. 968

[9] Theys, S. (23 February 2018). Introducing Constructivism in International Relations Theory. Retrieved from: https://www.e-ir.info/2018/02/23/introducing-constructivism-in-international-relations-theory/

Accessed: 2020-12-08

[10] Suganami, H. (2002). On Wendt’s philosophy: a critique, Review of International Studies, 28, P. 34

[11] Koskenniemi, M. (1994). National self-determination today: problems of legal theory and practice. International & comparative law quarterly, 43 (2), P. 250

[12] Barreñada, I. (2017). Western Saharan and Southern Moroccan Sahrawis: National Identity and Mobilization, Global, Regional and Local Dimensions of Western Sahara’s Protracted Decolonization, P. 279

[13] Damis, J. (1983). The Western Sahara conflict: myths and realities. The Middle East journal, 17 (2), P. 173-174

[14] Hultman, T. (1997). The Struggle for Western Sahara. A Journal of Opinion, Vol. 7, P. 28

[15] Koskenniemi, M. (1994). National self-determination today: problems of legal theory and practice. International & comparative law quarterly, 43 (2), P. 250

[16] Alexandrov, M. (2003). The Concept of State Identity in International Relations: A Theoretical Analysis, Journal of International Development and Cooperation, Vol.10, No.1, P. 34

[17] Passanita, A. (2011). Western Sahara: War, nationalism, and conflict irresolution. Syracuse Studies in Peace and Conflict Resolution by Stephen Zunes and Jacob Mundy, Review. The International Journal of African Historical Studies, Vol. 44, P. 337

[18] Barreñada, I. (2017). Western Saharan and Southern Moroccan Sahrawis: National Identity and Mobilization, Global, Regional and Local Dimensions of Western Sahara’s Protracted Decolonization, P. 278

[19] Morris, L. (16 July 2013). Women on Frontline in Struggle for Western Sahara. The Guardian. Retrieved from: https://www.theguardian.com/world/2013/jul/16/women-western-sahara-independence-morroco

[20] Committee on the United Nations. (2013). The Legal Issues Involved In The Western Sahara Dispute The Principle of Self-Determination and the Legal Claims of Morocco. New York, NY: New York City bar association, P. 57

[21] Daadaoui, M. (2008). The Western Sahara conflict: towards a constructivist approach to self-determination, The Journal of North African Studies, 13:2, P. 143 - 156

[22] Smith, J. (2010). State of Self-Determination: The Claim to Sahrawi Statehood, P. 7

[23] United Nations. (1976). International Covenant on Civil and Political Rights, Vol. 999,1-14668, Part 1, Article 1. P. 173

[24] United Nations General Assembly. (24 October 1970). Declaration of Principles of International Law Concerning Friendly Relations and Co-operation Among States in Accordance with the Charter of the United Nations. Resolution 2625, P. 123

[25] Kamal, F. (2006). Second international decade for colonialism. Pacific regional seminar on the implementation of the Second International Decade for the eradication of colonialism: priorities for action. United Nations, CPR. 16, P. 4

[26] Ibid.

[27] Marxsen, C. (2014). The Concept of Territorial Integrity in International Law – What Are the Implications for Crimea? Heidelberg: Max Planck Institute for Comparative Public Law and International Law, P. 6

[28] United Nations General Assembly. (20 June 2001). Report of the Secretary-General on the situation concerning Western Sahara. S/2001/613

[29] Grovogui, S. (2002). Regimes of Sovereignty: International Morality and the African Condition, European Journal of International Relations, Vol. 8. P. 316-317

[30] United Nations General Assembly. (1960). Declaration on the Granting of Independence to Colonial Countries and Peoples. (Report No. 1514(XV)), Retrieved from: https://www.refworld.org/docid/3b00f06e2f.html

[31] United Nations Security Council. (1991). The situation concerning Western Sahara. (Report No. 690) New York: United Nations

[32] United Nations General Assembly. (2001). Report of the Secretary-General on the situation concerning Western Sahara. (Report No. 613). New York: United Nations

[33] Kingsbury, B. (1998). Indigenous peoples’ in international law: a constructivist approach to the Asian controversy. The American journal of international law, 92, P. 414



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12.12.20

MARCHE DE DUPES

Par Zenan Mohamed Brahim

Enceinte depuis quelques mois, on savait déjà que la monarchie marocaine allait, incessamment, pondre, non sans beaucoup de difficultés, le rejeton de Trump que personne, au demeurant, n'a reconnu: marocanité du Sahara Occidental en contrepartie du rétablissement des relations avec l'entité sioniste. Les réponses ne tardent pas à venir.

Tout d'abord L'ONU a réitéré son attachement à sa position concernant la question saharaui comme problème de décolonisation inachevé justiciable de l'application du droit du peuple saharaui à l'autodétermination. L'Union Européenne, elle aussi, à emboîté le pas à L'ONU dans son approche.

Ensuite, le Président de la Commission de Défense du Sénat US, le républicain Inhofe a dénoncé vivement la déclaration intempestive et irraisonnée de son Président sortant, Trump et a réaffirmé son engagement à soutenir, par tous les moyens, le droit imprescriptible du peuple saharaui à l'indépendance.

Deux jours avant ce non évènement, l'Union Africaine, lors de son XIV sommet extraordinaire, a exprimé sa profonde préoccupation devant la violation par la Maroc du cessez-le-feu, condamné la poursuite de son occupation illégale d'une partie de la RASD et a institué, à cet effet, un mécanisme-Troïka et Conseil de Paix et Sécurité-pour accélérer la décolonisation du Sahara Occidental.

Dans ce marchandage illégal qui nous rappelle, de triste mémoire, les odieux accords de Madrid, le duo Mohamed VI-Trump pensait trouver, chacun, son compte dans ce marché de dupes: À l'un la marocanité du Sahara Occidental qui n'a de valeur que l'éphémère tuit trumpiste qui l'a pondue. A l'autre, par contre, qui n'a rien à perdre après avoir perdu lamentablement les dernières élections présidentielles US, il aurait placé, au moins, le crochet de "Jouha" même si l'accord israelo-americano-marocain ne tiendrait pas la route pour longtemps.

Les magouilles, les accords illicites, et l'histoire des Consulats-décors, c'est game over. Le train de la deuxième guerre de libération nationale est sur rails avec pour locomotive, El Guergarat, et pour seul quai d'arrêt, El AaÍun, capitale de la République Saharaui. Adieu les ruines du cessez-le-feu.

Si nos frères mauritaniens se vantaient, à raison, d'avoir le train le plus long du monde, leurs voisins saharauis ont innové un autre beaucoup plus long avec pour trajet le pourtour des frontières historiques du Sahara Occidental.

Sans doute, cette guerre de libération nationale sera l'instrument tout indiqué pour extirper du corps maghrébin ce cancer de la monarchie marocaine dont le nom, hélas, est lié à tous les maux qui bousculent notre région.

De la conspiration contre la résistance d'El Émir Abdelkader jusqu'à l'invasion armée du Sahara Occidental, passant par la trahison avec toute honte bue des dirigeants du FLN, de la guerre des sables, de la défaite arabe en 1967, la revendication de la Mauritanie et l'envoi de groupes de mercenaires armés dans ce pays en 1961 ainsi que les tentatives de coup d'état échouées, sans parler de son palmarès dans l'implication directe et prouvée dans le terrorisme, la drogue et le crime organisé comme en atteste le rapport du Comité des Experts des Nations Unies sur le Mali, la monarchie marocaine est omniprésente dans ces sales besognes.

Avec détermination et enthousiasme, les saharauis ont enfourché le cheval de la dernière bataille de libération et ont pris sur eux l'engagement, non seulement d'imposer leur volonté d'indépendance, mais aussi délivrer les pays de notre sous région de cette tare du XXI siècle et bâtir ensemble le Maghreb des peuples où les six pays, dans le même moule républicain, chacun trouve son espace dans la dignité, l'égalité, le respect mutuel et la concorde.

Zenan Mohamed Brahim
12.12.20
zenanb[at]yahoo.fr
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2.12.20

Réponse à IFIMES

par Zenan Mohamed Brahim

Sous le titre ''2020 Morocco – Western Sahara: Un des conflits les plus anciens d'Afrique au bord d'une nouvelle guerre? '', l’Institut International d'Etudes sur le Moyen-Orient et les Balkans ( IFIMES ) a écrit le 17 novembre dernier une analyse sur le conflit du Sahara Sahara Occidental truffée de coquilles, voire de contre vérités.

Avec tout le respect dû à un grand centre d'études de la dimension de IFIMES, il convient d'apporter un éclairage sur ces déconvenues, quand bien même on est convaicu que ce n'est pas par mauvaise intention de sa part mais peut-être par manque d'information et ce, d'autant plus vrai que son champ d'action cible des zones différentes et très éloignées géographiquement du Sahara Occidental qui se trouve fort heureusement au nord-ouest africain.

Au paragraphe I sous-titré Les droits historiques du Maroc sur le Sahara occidental, IFIMES écrit ''le Maroc a des droits historiques sur la région du Sahara Occidental qui remontent à plusieurs siècles'', l'on se demande d'où et comment le centre slovène d'études a pu détérrer ces prétendus droits historiques que le Maroc en passe d'arguments découvre très tardivement dans votre analyse en ce XXI siècle.

Très sommairement, il y a lieu de rappeler, à ce titre, les nombreux témoignages des explorateurs et historiens occidentaux, notamment portugais, britanniques, espagnols, français, qui ont parcouru la région de long en large depuis le XVI siècle affirmant clairement que le Maroc n'a jamais exercé sa souveraineté sur le Sahara Occidental.

D'ailleurs, les Sultans marocains eux-mêmes reconnaissent cet état de fait. En effet, le Sultan du Maroc, Sidi Mohamed Ben Abdallah écrivit en mai 1767 au Roi Carlos III d'Espagne '' Sa Majesté Impériale (du Maroc) n'a pas d'opinion à formuler sur la traite que sa Majesté Catholique (d'Espagne) souhaite établir au sud de l'Oued Noun car son autorité ne s'étend pas jusque là et par conséquent ne peut assumer la responsabilité des heurts et accidents qui peuvent s'y produire''. L'Oued Noun marque la frontière méridionale du Maroc et se trouve à plus de 200km de la frontière du Sahara Occidental.

Cette délimitation des frontières du Sahara Occidental est aussi soutenue et renforcée par les différents traités et conventions signés par les puissances coloniales de l'époque-France et Espagne-fixant le pourtour des frontières actuelles du Sahara Occidental, notamment les conventions de Paris du 27 juin 1900 et du 3 octobre 1904, ainsi que celle de Madrid du 27 novembre 1912.

Pour l'économie de l'espace, on ferme cette parenthèse sur la littérature historique et on s'en tient seulement aux faits récents qui meublent de nos jours les manuels de l'histoire contemporaine:

*La Cour Internationale de Justice (CIJ) qui regroupe d'éminents juristes reconnuus pour leur probité intellectuelle, après avoir publié une dizaine de tomes volumineux sur la question saharaui et en présence d'une panoplie d'avocats marocains, mauritaniens et espagols et en l' absence d'une représentation des saharauis, a rendu le 16 octobre 1975 son verdict solennel affirmant sans ambage que ''les renseignements et informations portés à sa connaissance n'établissent l'existence d'aucuns liens de souverainété entre le Maroc et le Sahara Occidental d'une part ou avec l'ensemble mauritanien d'autre part, de nature à modifier l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée Générale de l'ONU relative au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et que par conséquent le peuple saharaui a droit l'autodétérmination''.

*Depuis 1963, l'ONU a inscrit à son agenda le territoire du Sahara Occidental comme territoire non autonome et n'a cessé durant de réaffirmer résolutions après résolutions le droit inaliénable du peuple saharaui à l'autodétermination, et pas plus tard qu'il y a deux semaines, la Quatrième Commission de Décolonisation a réitéré ce droit imprescriptible du peuple saharaui à l'autodétérmination et que le Sahara Occidental figure toujours sur la liste des territoires non autonomes. D'ailleurs ce n'est pas sans raison que l'ONU a dépêché dans le territoire sa MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) en vertu du plan de paix qu'elle a signée conjointement en 1991 avec le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc.

*Le conseiller juridique du Sécretaire Général de l'ONU, Hans Corell, a publié en 2002 l'avis consultatif de l'ONU sur l'état du Sahara Occidental affirmant clairement que le Maroc n'a aucun droit de souveraineté sur le Sahara Occidental, que l'Espagne reste, au vu des Nation Unies et du droit international, la puissance administante du territoire et que les richesses saharaouies relèvent de la souveraineté du seul peuple saharaui representé par le Front POLISARIO.

*La Cour de Jusice de l'Union Européeenne a elle aussi rendu publiques deux sentences, on ne peut plus clair, en 2016 et 2018 confirmant le caractère distinct et séparé du Sahara Occidental et du Maroc et attirant l'attention sur l'interdiction d'exploiter les ressources naturelles du Sahara Occidental sans le consentement préalable du peuple saharaui.

*La présence la République saharaui à l'Union Africaine siégeant aux côtés du Maroc avec les mêmes doits et devoirs et entretenant des relations diplomatiques suivies avec de nombreux pays dans le monde, est un coup dur qui enterre définitivement les prétendus droits historiques du Maroc, si besoin est.

De nos jours, aucun pays dans le monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental y compris ceux-là mêmes qui financent sa guerre d'agression contre le peuple saharaui. Mais ce que beaucoup de monde ignore malheureusement, c'est que le Maroc a toujours été et demeure une source d'instabilité dans la région. Au lendemain de l'indépendance de la Mauritanie en 1960, il l' a révendiquée au nom des mêmes droits historiques. Trois années plus tard, brandissant le leitmotiv des supposés droits historiques, il poignarda dans le dos l'Algérie alors exsangue d'une longue guerre de libération nationale.

Outre les points sus-mentionnés, des interrogations s'imposent d'elles mêmes pour connaître le non fondé des prétentions marocaines des ''droits historiques'':

Si le Maroc est convaincu de la marocanité du Sahara Occidental, pourquoi alors le partager avec la Mauritanie suite aux accords tripartites de Madrid en novembre 1975? Il a agi tout simplement comme les anciennes puissances coloniales qui ont divisé, partagé les pays et peuples d'Afrique selon une règle de géométrie qu'aucun mathématicien ne peut comprendre ni imaginer.

Si le Maroc est fort du bien fondé de ses ''droits historiques'', pourquoi s'oppose-t-il à la célébration du référendum d' autodétérmination qu'il a pourtant accepté en vertu de l'accord de paix signé avec le Front POLISARI0 en 1991 sous les auspices de l'ONU?

Si le Maroc est convaincu de la marocanité de ce qu'il appelle ses ''provinces du sud'', pourquoi refuse-t-il leur accès aux observateurs internationaux?

Au paragraphe II du même libellé, l'honorable institut slovène d'études certifie, non sans zèle, ''depuis 1999, lorsque le roi Mohammed VI est monté sur le trône, le Maroc a amélioré les normes des droits de l'homme au Sahara''. Mais de quel Sahara s'agit-il? Si l'institut slovène omet par inadvertance le Sahara Occidental, il serait souhaitable de consulter d'abord les nombreux rapports accablants contre le Maroc des organisations internationales compétentes en matière des droits de l'homme, entre autres, Amnisty International, Human Right Watch, Kennedy Center...Toutes ces organisations condamnent sévèrement le Maroc pour ses violations continues des droits de l'homme tant en territoires occupés du Sahara Occidental qu'à l'intérieur du Maroc même.

En outre, le Ministère nord americain des Affaires Etrangères publie chaque année un rapport sur la situation des droits de l'homme dans le monde où il reserve chaque fois plusieurs pages sur les violations des droits de l'homme par le Maroc.

Tout recemment encore, l'armée marocaine n'-t-elle pas tiré le 13 novembre sur des manifestants saharauis pacifiques à El Guergarat? L'institut slovène s'est-il inquieté du sort des dizaines de détenus politiques saharauis qui croupissent dans les geôles marocaines dont plusieurs ont laissé la vie sous la torture et autres traitements dégradants?

Comme institution respectée et respectable, le critère de l'objectivité impose à l'institut slovène d'études d'envoyer une mission en territore occupé du Sahara Occidental pour s'enquerir sur la situation des droits de l'homme et vérifier sur le terrain si réellement le Maroc les respecte ou non.

Dans d'autres passages, IFIMES prétend que le Maroc a investi de gros moyens financiers pour la modernisation des territoires occupés du Sahara occidental -qu'il s'obstine de désigner de ''Sahara' tout court- et d'assurer l'emploi aux résidents et souligne plus loin que si ce n'eût été cet investissement ''les habitants de la région ne pourraient pas survivre''. Pour information à IFIMES qui paraît ignorer la réalité du conflit, le Sahara Occidental est un pays très riche en minerais et en poisson pour subvenir aux bésoins de ses habitants pour mieux vivre et non survivre. D'aucuns s'interrogent-hormis IFIMES-que le Maroc s'engage à invesir des fonds colossaux dans un territoire objet d'un litige ineternational et sur lequel il ne dispose juridiquement d'aucune souveraineté alorsque les deux tiers de la population marocaine vit, selon les rapports de la Banque Mondiale, au seuil de la pauvreté absolue.

Durant 45 ans, le Maroc, dans sa trajectoire ''modernisatrice'' n'a pas pu construire une seule université. Des dizaines d'entreprise ou fermes opérant en territoire occupé, aucune n'appartient à un saharaui. Des permis de pêche on n'en n'attribue que moins de 4% aux saharauis alors que plus de 95% des prises se font en territoires saharauis occupés. Les saharauis sont souvent confinés dans des occupations subalternes pour ceux qui ont le privilège de trouver un job et représentent moins de 20%.

Pour clore ce chapitre, on ne veut pas pour IFIMES que son image soit ternie ou exploitée à dessein par certains médias marocains qui viennent de publier dans leurs colonnes cette analyse, pensant y trouver un semblant de légitimité à l'occupation illégale du Maroc d'une partie du Sahara Occidental. La déontologie et l'éthique exigent de tout centre de notoriété publique comme IFIMES, de consulter tout d'abord les sources dignes de foi, bêcher dans les archives universellement reconnues pour fonder ses analyses sur des bases solides, sérieuses et crédibles.

Tout en vous priant d'accepter cette modeste contribution, veuillez croire,Messieurs, Mesdames, en mes sentiments les plus distingués.

Zenan Mohamed Brahim
02.12.20
zenanb[at]yahoo.fr


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Precio de la palabra

por Ahmed Hatra

El señor Manuel Valls, a pesar de su historial político y su desempeño en los distintos cargos en su destino emigratorio sigue confundiendo los términos que merecen cualquier individuo por su distinguido servicio a su patria protestad y otros que participan en enfrentamientos con una nula consideración. Cuando el deseo del espíritu del lucro prevalece sobre la transmisión de la verdad.

La aprensión sufrida por el inmigrante catalán Manuel Valls hacia la causa saharaui y el recelo que manifestó durante su aparición en el matinal Espejo publicó, cuando acusó al pueblo saharaui de graves delitos que nunca ha cometido, intentando falsificar la realidad de un pueblo que desde hace más de cuatro décadas luchando para recuperar su legítimo derecho a la libertad y la autodeterminación.

La trayectoria política multicolor de Valls no le ostentó el valor de un político con escrúpulos hacia los demás, mediante sus últimas declaraciones mediáticas sobre la causa del pueblo saharaui ha dejado en jaque sus ambiciones políticas dentro de sus seguidores a cambio de lealtad a uno de los regímenes feudales más sangrientos de la historia contemporánea. Ya que sus declaraciones son personales y no tiene valor dentro de los espectadores por ser emitidas por un canal español donde la sociedad está familiarizada con la causa saharaui desde el abandono de la fuerza colonial hasta las declaraciones del oportuno francés, lo digo por qué ningún catalán puede ser tan infame para jugar su ética moral con otros confusos intereses, pero las palabras de Valls no salen de la campaña llevada por el régimen invasor para refutar la realidad y desviar la atención mediante sus falsas y variables argucias.

Cualquier seguidor de la causa saharaui pone sus palabras en el marco de un sacrificio político en Cataluña a cambio de otros intereses dentro de la balanza personal del político ya que fracasó en sus intentos para desempeñar cargos políticos en su patria natal debido a su inestabilidad y sus variantes convicciones.También entran en el marco de sus intentos de rehacer nuevas relaciones con el presidente Galo para ganar la simpatía y la lealtad del mismo, mediante las recomendaciones del gendarme francés en el norte de Africa como apuntan los hechos ya que en Cataluña y en especial la formación barcelona per cambi no van a admitir entre ellos un político con varias oscilaciones y turbulencias de un extremo a otro como lo fue en sus identidades.

Ahmed Hatra
01/12/2020
darjmul1[at]gmail.com

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29.11.20

Résurrection de la guerre de libération nationale

Par Zenan Mohamed Brahim

Celui qui étudie l'histoire du peuple saharaui à travers les siècles passés ne sera point surpris de constater qu'à chaque fois que ce peuple est l'objet d'une menace extérieure, très rapidement il s'unit autour de ses représentants légitimes pour repousser toute agression ou tentative d'annexion et ce, quel que soit le degré de clivage ou frictions tribales internes.

Après trois décennies d'attente infructueuse d'une solution politique du conflit et devant la passivité coupable de l'ONU conjuguée à l'excès de zèle du Maroc dans son attitude belliciste et provocatrice, les Saharauis où qu'ils se trouvaient, en territoires libérés ou occupés, aux campements des réfugiés, dans les pays voisins ou en Europe, se sont levés tous, comme par un coup de sifflet, le 14 novembre 2020, dans un grand sursaut national, pour marquer de leur empreinte le déclenchement irréversible de leur deuxième guerre de libération nationale.

Il l'ont déjà fait, on s'en souvient, dans des conditions beaucoup plus difficiles à l'appel du 20 Mai 1973.

20 Mai 1973- 14 Novembre 2020: deux dates marquantes dans la lutte du peuple saharaui. Si la première constitue le déclenchement de la lutte armée, la seconde, par contre, marque inexorablement le début de la fin définitive de l'occupation illégale du Maroc sur l'ensemble des territoires de la RASD.

Alors que le monde fustigeait, condamnait, dans leur 45ème anniversaire, les odieux accords tripartites de Madrid du 14 novembre, à contrario, le peuple saharaui bénit cette date par le port des armes en enterrant définitivement ces accords de nature illégaux et devenus caducs car dénoncés par leurs propres contractants eux-mêmes: tout d'abord par la Mauritanie qui a reconnu et signé un accord de paix avec la RASD, ensuite par l'Espagne qui reste, aux yeux des Nations Unies, la puissance administrante du Sahara Occidental, et enfin par l'occupant marocain qui a signé, malgré lui, un autre accord tripartite-le seul valable - avec le Front Polisario et le Conseil de Sécurité de L'ONU en avril 1991, accord connu sous l'appellation onusienne de "Plan de Règlement" vertébré sur les deux piliers indissociablement liés: cessez-le-feu et référendum d'autodétermination du peuple saharaui.

Pour mieux mesurer l'engagement, la détermination du peuple saharaui, il est nécessaire de faire un parallélisme entre ses deux guerres de libération nationale.

20 Mai 1973: les combattants saharauis se comptaient par dizaines, n'avaient pas d'expérience et ne disposaient à l' époque que de quelques armes rudimentaires et pour moyens de transport le dos des chameaux.

14 Novembre 2020: les combattants saharauis se comptent par milliers, disposant d'armement hautement sophistiqué et avec la facilité de mobilité que requiert toute guerre.

20 Mai 1973: le peuple saharaui était à 99% analphabète avec à peine une dizaine d'universitaires.

14 Novembre 2020: le peuple saharaui est à 100% alphabétisé grâce aux campagnes estivales d'alphabétisation d'adultes, outre une scolarisation obligatoire pour tous les enfants, alors que les universitaires se comptent par milliers dans toutes les branches et spécialités.

20 Mai 1973: une absence complète de la cause saharaui sur la scène internationale.

14 Novembre 2020: le peuple saharaui est représenté dans tous les Continents à travers l'opérationnalité d'ambassades résidentes de la République saharaui ou par des représentations politiques du Front POLISARIO dans la plupart des pays du monde.

Autant dire s'il est vrai que le peuple saharaui, malgré le peu de moyens dont il disposait, à pu réaliser depuis le 20 Mai 1973,de grandes victoires politiques, diplomatiques et militaires, il est tout aussi indiscutable, preuves à l'appui, qu'après l'accumulation de 47 années d'expérience dans tous les domaines et animé par cette résurrection de sa guerre de libération nationale, il est déjà à quelques pas du bout du tunnel.

Pour clore ce chapitre, deux observations s'imposent pour le Maroc et L'ONU: Le Maroc, pays étranglé doublement par la crise économique et la Covid19 qui s'y propage exponentiellement, assis sur des bombes à retardement régionales et pris entre le marteau des attaques des combattants saharauis au sud et l'enclume surchauffée du Rif au nord, doit se rendre à l'évidence que le 14 Novembre 2020 n'est plus celui de 1975 et risque d'engendrer un changement radical de son système médiéval.

L'ONU, longtemps cocufiée par les canulars et prévarication du Maroc, doit prendre note de la nouvelle donne sur le terrain à savoir que la nouvelle guerre de libération nationale menée actuellement par de nouvelles générations lasses de promesses jamais tenues, de report en report sine die d'une solution confisquée, n'a pas dans son mécanisme ni freins ni marche arrière.

 Zenan Mohamed Brahim
zenanb[at]yahoo.fr
29.11.20

 -------------- Ce texte exprime l'opinion de l'auteur et n'engage pas les modérateurs du forum.


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13.11.20

El Sahara se le va de las manos a la ONU… Y a su status quo

Por A. Mahyub

Y finalmente llegó el día. La tormenta, anticipada por algunos, ridiculizada por otros y temida por muchos, ya está aquí. Se sabía que los signos y acontecimientos ocurridos en los últimos años anticipaban que el status quo podría saltar por los aires en cualquier momento. Nadie escuchó a las voces que, sabiamente, aconsejaban redoblar los esfuerzos para lograr un acuerdo justo. Los gobiernos occidentales, en la mayoría de las ocasiones más preocupados por contentar a la cúpula marroquí que en buscar una salida global, han abandonado a generaciones enteras de saharauis en medio del desierto, negándoles cualquier atisbo de esperanza y alimentando su desconfianza no solo hacia estos gobiernos sino también hacia los propios dirigentes saharauis, acusándoles de seguirle el juego a la ONU.

Desde el año 2015 el frente POLISARIO viene avisando de que un nuevo vacío en el Proceso de Paz ya no sería asumible y podría precipitar un desenlace de resultados impredecibles. Ese año Marruecos, aprovechando que terminaba el mandato de Ban Ki Moon al frente de la ONU y al amparo de Francia, provocó una crisis expulsando al componente político de la MINURSO. El Consejo de Seguridad optó por mirar a otra parte y ni siquiera defendió al Secretario General de la ONU de los ataques de un país que ha expulsado a una misión creada por el propio Consejo de Seguridad. Marruecos y muchos de sus acólitos vieron en la dejadez del Consejo una oportunidad para enterrar definitivamente el Proceso de Paz e iniciar un nuevo proceso que lleve a la capitulación del pueblo saharaui, siempre amparado por la ONU, utilizando eufemismos, en las diferentes resoluciones, para tratar de cubrirlo de cierta legitimidad.

Los dirigentes del frente POLISARIO, responsables del Proceso de Paz y proceso de negociaciones con Marruecos, han sido muy sabios, sosegados, serenos y sobretodo conscientes de la enorme responsabilidad de llevar a su pueblo hacia la autodeterminación, si es posible, sin el trauma de otra guerra. Mohamed Abdelaziz, Mahfoud Ali Beiba, Bujari Ahmed y Mhamed Khadad eran conocidos por su talante, cordura y saber estar. Los mismos habían advertido a la comunidad internacional, una y mil veces del peligro de dejar morir al Proceso de Paz. Hoy todos ellos han fallecido dejando el camino a una nueva generación que no está dispuesta a pudrirse en medio del desierto. Una generación cansada de Marruecos, de la ONU, del Proceso y preparada para iniciar una nueva etapa en la lucha por la independencia nacional.

EL talante de los dirigentes saharauis es la antípoda de los responsables marroquíes encargados del proceso. El Hima, Mansouri, Bourita y Hilale son verdaderos hooligans de la política que, envalentonados por mamá Francia y por los petrodólares del golfo, han creído, como nuevos ricos, que lo pueden comprar todo. Han corrompido a más de un funcionario para, no solo profundizar en el estancamiento del Proceso de Paz, sino también, para vaciarlo de su contenido original.

En medio de todo esto una nueva generación de saharauis ya no está dispuesta a seguir el juego que hace Marruecos, apoyado por Francia, en la ONU. Entre los saharauis ha calado la idea de que los dirigentes Marroquíes se ha acomodado tanto a la sombra de la ONU (Y FRANCIA) que no ven necesaria una solución dialogada al conflicto y abogan por lograr la capitulación del pueblo saharaui. El Marruecos de hoy, como en 1975, está dudando de la determinación de los saharauis y de su voluntad de hacer todos los sacrificios necesarios para recuperar su tierra y sus derechos nacionales. Hoy, como 1975, queda claro para la mayoría absoluta de los saharauis cree que habrá que demostrar a los nuevos gobernantes marroquíes que el descanso del guerrero ha llegado a su fin. La idea es que la vuelta a la guerra es un paso inevitable en el camino hacia la liberación. También está claro que el Proceso de Paz, en su estado actual, es una vía muerta. Entre los saharauis es unánime el sentimiento de que lucha va a ser larga y difícil y costará más sacrificios pero, también, es la única forma de recuperar los derechos usurpados poner fin a la larga espera. La experiencia de casi 30 años de engaños de la ONU y Marruecos dejan muy poco lugar a las dudas.

El entusiasmo y exaltación popular que recorre hoy los campamentos saharauis ya no tiene vuelta atrás. Ninguna iniciativa que lleve a volver al status quo va a dar resultados. El escaso seguimiento a la reciente resolución del Consejo de Seguridad de la ONU, prorrogando el vacío mandato de la MINURSO, y el creciente descontento contra la ONU y hacia cualquier dirigente saharaui que osara defenderla, representan claras muestras de que los saharauis ya han dicho basta al juego que interpreta Francia en el Consejo de Seguridad de la ONU. La crisis actual del Gargarat solo ha sido la gota que colmó el vaso de la paciencia de los saharauis.

Durante décadas la ONU y su misión en el territorio (MINURSO) ha intentado enterrar vivos a los saharauis. Las reiteradas advertencias de Mohamed Abdelaziz, de Mahfoud Ali Beiba, de Bujari Ahmed y de Mhamed Khadad cayeron en saco roto. Mientras Francia utilizaba a la ONU para propagar y cobijar la propaganda de El Hima, Mansouri, Bourita y Hilale. Así , la ONU prosiguió amparando las provocaciones del régimen marroquí y ni siquiera pudo defender a su Secretario General, Ban Ki Moon, cuando sufrió la ira y el desprecio de la monarquía Alauí. La ONU miró a otro lado cada vez que los aparatos del régimen marroquí torturaban, mataban o encarcelaban a civiles saharauis. La ONU se desentendía de todo el saqueo de los recursos naturales del Sahara Occidental y bendecía todas las ceremonias musicales y deportivas, apertura de falsos consulados y demás parafernalia en un territorio no autónomo, donde, supuestamente, mantiene una misión.

Hoy, gracias a la política del régimen marroquí y a la inacción de la ONU el pueblo saharaui se ha vuelto a unir en torno al frente POLISARIO. Como en 1975, por primera vez en muchos años, se respira una armonía total entre el pueblo y sus dirigentes. Un optimismo inusual inunda a toda la sociedad saharaui y cada vez hay más sensación de que el futuro volverá a estar en sus propias manos, lejos de la ONU y de Francia. En un mensaje, difundido en redes sociales, un grupo de jóvenes combatientes, en una base cercana al muro marroquí, se regocijan de la posible reanudación de la guerra y juran que no respetarían una nueva tregua con Marruecos hasta que no se retire del territorio ocupado. Y es que para muchos saharauis la cuestión ya no es si la guerra se va a reanudar o no, sino como se va persistir en la lucha armada hasta lograr la independencia.

A. Mahyub
westernsaharaunveiled[at]gmail.com
13/11/2020

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3.11.20

EL GUERGUERAT Y LA ECONOMÍA

 

por ABDALAHI SALAMA MACHNAN

Víctor Hugo, que además de un literato mayúsculo era un intelectual comprometido, escribió que es cosa fácil ser bueno, lo difícil es ser justo. He recordado esta reflexión tras ver como mis compatriotas Saharauis han replicado con sagacidad a la ONU, cerrando el paso fronterizo del Guerguerat ante “la inacción” del Consejo de Seguridad en aplicar el derecho internacional. El hartazgo y el tedio hacia la ONU han hecho mella en la paciencia de los saharauis, son muchos años de espera, y el Consejo de Seguridad les deja sin otra opción que intensificar su lucha. La lección extraída, aunque triste, es que aquello que no hagamos por nosotros mismos, nadie lo hará. Si necesitamos una mano amiga, la encontramos al final de nuestro brazo.

La decisión de cerrar el paso fronterizo del Guerguerat, es acertada y ecuánime. Se ha llevado a cabo de manera cívica, sin recurrir a la violencia ni gastar una sola munición, salvaguardando en todo momento las vidas de nuestros conciudadanos. Un golpe de efecto sincronizado y ejecutado en el momento justo y en el lugar adecuado. Ha desconcertado al enemigo y asestado un duro golpe a su economía, y sin duda traerá nefastas consecuencias para la misma, cosa que la podría llevar a un escenario de recesión crónica.

Hacer predicciones, solo basadas en la intuición y la conjetura, es algo arriesgado. Pero me atrevo, pues, a predecir algunos caracteres de la economía poscovid-19. En concreto: es probable que nos encontremos con una recesión de larga duración a nivel planetario. La tasa de crecimiento potencial de las economías avanzadas era débil antes del confinamiento, y seguirá siéndolo, porque el crecimiento de la productividad seguirá siendo bajo. ¿Cuáles son las razones? El cierre de muchas empresas tiene como efecto una pérdida de capacidad productiva. Una tasa de desempleo elevadísima y de larga duración, con la consiguiente pérdida de capital humano y de capital social. Una reducción de la inversión y de la producción de bienes y servicios, caída del consumo. Problemas duraderos en algunos sectores importantes.

¿Puede ir a peor la economía marroquí? Según los datos, rotundamente, sí. La devastadora crisis económica actual provocada por el COVID-19, podría desestabilizar por completo al reino alauita . Lo más probable es que la situación límite que vive su economía: la caída del turismo, el descenso de las remesas, el cierre del paso fronterizo del Guerguerat, la merma del subsector de transporte por carretera (viajeros y mercancías), la bajada de los precios del petróleo, la escalada de la inflación por el encarecimiento de los alimentos que se sitúa en 1,3 puntos, el aumento del desempleo, el 15% de la población vive en una situación de pobreza. Todo este cóctel agravará las desigualdades económicas y extenderán el malestar social.

El cierre de fronteras y las restricciones a la movilidad también debilitarán al sector turístico. En Marruecos el turismo representa el 20% PIB (Producto Interior Bruto). La contracción económica tendrá un especial impacto en el desempleo y, sobre todo, entre jóvenes y mujeres. Debe tenerse en cuenta que Marruecos tiene un elevadísimo porcentaje de desempleo juvenil (un 26,0%), y un menor acceso de la mujer al trabajo asalariado (apenas un 20%), ya que muchas de ellas se ven abocadas al sector informal. Alrededor del 80% de los empleos son informales y las diferencias de ingresos son muy elevadas. En 2019, Marruecos ocupaba el puesto 123 de los 188 países del mundo en el Índice de Desarrollo Humano (IDH), detrás de Argelia (83º) y Túnez (97º). Es el país más desigual del norte de África, según la ONG Oxfam. Según diferentes previsiones, la pobreza aumentará de manera significativa en este país afectando al 25% de la población: un total de 8 millones de personas, lo que crearía una bomba de relojería de difícil gestión.

Dicho lo anterior, ahora procederemos a examinar de forma minuciosa y detallada al transporte de mercancías que discurre por el paso fronterizo del Guerguerat, que, por cierto, es una actividad ilícita y contraviene las leyes y acuerdos firmados en el año 1991 de alto el fuego entre el Frente Polisario y el Reino de Marruecos bajo los auspicios de la ONU.

Se calcula que antes de bloquear el paso fronterizo del Guerguerat del Sáhara Occidental hacia Mauritania, la media diaria de camiones pesados que cruzaban este punto es aproximadamente de 200 vehículos de alto tonelaje. Muchas leyes nacionales de terceros países limitan a 200 litros el gasoil que pueden cargar los camiones que atraviesan un puesto fronterizo; los camiones marroquíes que cruzan el paso fronterizo del Guerguerat en un acto piratería y dolo cargan hasta 1.500 litros, y no pagan IVA e Impuestos Especiales sobre el exceso. El tanque de un camión puede hacer hasta 1.500 litros de gasoil. En Marruecos cuesta 0,76 euros por litro, en Mauritania en torno a 0,98 euros por litro. Un camión marroquí, que llegue desde el otro lado atravesando el puesto fronterizo del Guerguerat ahorraría, echen la cuenta, algo más de 500 euros. Muchos camioneros marroquíes vienen en sus camiones hasta las cejas de combustible de contrabando y de algún que otra mercancía ilegal. Tampoco pagan la liquidación de impuestos en fronteras cuando atraviesan nuestro territorio (es aproximadamente de unos 700 euros). Los aranceles suponen una fuente de ingresos importante para cualquier estado, ya que es un impuesto de pago obligatorio: si no se abona, la mercancía no cruza la frontera. Y en nuestro caso, la zona del Guerguerat territorio jurídicamente Saharaui, ha estado durante los últimos 29 años escenario de pillaje por parte de los corsarios de un país ocupador cuyo eslogan es esquilmar recursos y riquezas. Ante tanta injusticia y abandono por parte la comunidad internacional hacia la justa causa del pueblo Saharaui; a uno le entran ganas de sollozar, de vaciar todas las lágrimas de su cuerpo, pero se contiene. Es tan tenue la frontera entre el sueño y la realidad.

¿Cómo llenar el vacío de la ONU y solucionar el tema del puesto fronterizo del Guerguerat? Dadas las reclamas de nuestro pueblo y la grave situación actual, solo hay una vía: sellar definitivamente este paso fronterizo o instalar un punto de control aduanero Saharaui permanente, que cobre los aranceles a cada medio de transporte de mercancías que entre. Y estampar en cada título de viaje o pasaporte un sello de entrada y de salida al territorio del Sahara Occidental.

ABDALAHI SALAMA MACHNAN.
sah_camaguey99[at]hotmail.com
03.11.20


-------------- Este texto expresa la opinion del autor y no de los moderadores del foro.


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27.10.20

The heinous sins of Antonio Guterres

The question of the illegal breach of El Guerguerat. 

 by Haddamin Moulud Said

In 1997 and in preparation for the referendum on self-determination, whose plan had been approved by the Polisario, Morocco and the Security Council, MINURSO submitted the so-called “Military Agreement No. 1” to the consideration of the parties for it´s approval. The two parties accepted the Military Agreement No. 1, as a mechanism to regulate the supervision of the ceasefire, while the self-determination referendum is being held in Western Sahara.

According to that Agreement, the parties assume the responsibility for their actions, which break the Agreement, taking place in the territories under their control in this regard, being the military wall built by Morocco the dividing line between both parties.

At the south-western tip of Western Sahara, Morocco has crossed the aforementioned dividing line and built a road that crosses the military wall itself, entering in the territory under Polisario control and reaches, through this illegal way, the borders of with Mauritania.

But not only that, since Morocco also decided to take advantage of this illegal gap to continue the plunder of the natural resources of Western Sahara, flooding neighboring countries with all the misery cannabis trafficking entails, of which Morocco is the world's leading producer, according to the UN itself and, at the same time, open channels and establish antennas with terrorist groups operating in the Sahel, filling their coffers with the benefit derived from international drug trafficking.

Hallucinogenic effects of cannabis brought about a miracle in Floor 38 of the UN building in New York, turning an illegal breach that facilitates the looting and pillaging of the natural resources of a Non-Self-Governing Territory, into an “ordinary traffic of people and goods” as stated by UN Secretary General himself, the ineffable Antonio Guterres. The ethical, moral and political misery of the infamous Secretary General has been exposed, as the Security Council refuses to use the same euphemism.

In 2001, MINURSO itself had classified the aforementioned road as a violation of the Ceasefire. But the current UN Secretary General has “whitewashed” that classification, turning it into a place of “ordinary traffic of people and goods”.

The Polisario denounces, before MINURSO, the violations of the Military Agreement that Morocco commits in the territory it occupies. Morocco does the same when the violation is attributable to the Polisario. 

But when such violations occur, not in the territory occupied by Morocco, but in the territory under the control of the Polisario, who has the commitment to correct them? This is what happens in El Guerguerat. 

The Polisario has waited for years for MINURSO to assume its share of responsibility and proceed to restore the initial situation. But in view of the fact that the infamous Secretary General, Antonio Guterres, far from forcing Morocco to respect the Ceasefire, pretends to whitewash that violation, the Polisario, in particular, and the Saharawi people, in general, have no other alternative but to act within the territory under their own control.

Consequently, when the Sahrawis demonstrate in El Guerguerat, they are not obstructing traffic, nor are they interrupting transit at any point. They are simply acting as advised by William Eagleton, UNSG Special Representative and General Claude Buze, MINURSO Force Commander in February 2001, warning that the construction of that road constitutes a violation of the ceasefire.

Haddamin Moulud Said
mouludsaid[at]gmail.com
October, 26. 2020

 -------------- This text expresses the opinion of the author and not of the moderators of the forum.


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