2.12.20

Réponse à IFIMES

par Zenan Mohamed Brahim

Sous le titre ''2020 Morocco – Western Sahara: Un des conflits les plus anciens d'Afrique au bord d'une nouvelle guerre? '', l’Institut International d'Etudes sur le Moyen-Orient et les Balkans ( IFIMES ) a écrit le 17 novembre dernier une analyse sur le conflit du Sahara Sahara Occidental truffée de coquilles, voire de contre vérités.

Avec tout le respect dû à un grand centre d'études de la dimension de IFIMES, il convient d'apporter un éclairage sur ces déconvenues, quand bien même on est convaicu que ce n'est pas par mauvaise intention de sa part mais peut-être par manque d'information et ce, d'autant plus vrai que son champ d'action cible des zones différentes et très éloignées géographiquement du Sahara Occidental qui se trouve fort heureusement au nord-ouest africain.

Au paragraphe I sous-titré Les droits historiques du Maroc sur le Sahara occidental, IFIMES écrit ''le Maroc a des droits historiques sur la région du Sahara Occidental qui remontent à plusieurs siècles'', l'on se demande d'où et comment le centre slovène d'études a pu détérrer ces prétendus droits historiques que le Maroc en passe d'arguments découvre très tardivement dans votre analyse en ce XXI siècle.

Très sommairement, il y a lieu de rappeler, à ce titre, les nombreux témoignages des explorateurs et historiens occidentaux, notamment portugais, britanniques, espagnols, français, qui ont parcouru la région de long en large depuis le XVI siècle affirmant clairement que le Maroc n'a jamais exercé sa souveraineté sur le Sahara Occidental.

D'ailleurs, les Sultans marocains eux-mêmes reconnaissent cet état de fait. En effet, le Sultan du Maroc, Sidi Mohamed Ben Abdallah écrivit en mai 1767 au Roi Carlos III d'Espagne '' Sa Majesté Impériale (du Maroc) n'a pas d'opinion à formuler sur la traite que sa Majesté Catholique (d'Espagne) souhaite établir au sud de l'Oued Noun car son autorité ne s'étend pas jusque là et par conséquent ne peut assumer la responsabilité des heurts et accidents qui peuvent s'y produire''. L'Oued Noun marque la frontière méridionale du Maroc et se trouve à plus de 200km de la frontière du Sahara Occidental.

Cette délimitation des frontières du Sahara Occidental est aussi soutenue et renforcée par les différents traités et conventions signés par les puissances coloniales de l'époque-France et Espagne-fixant le pourtour des frontières actuelles du Sahara Occidental, notamment les conventions de Paris du 27 juin 1900 et du 3 octobre 1904, ainsi que celle de Madrid du 27 novembre 1912.

Pour l'économie de l'espace, on ferme cette parenthèse sur la littérature historique et on s'en tient seulement aux faits récents qui meublent de nos jours les manuels de l'histoire contemporaine:

*La Cour Internationale de Justice (CIJ) qui regroupe d'éminents juristes reconnuus pour leur probité intellectuelle, après avoir publié une dizaine de tomes volumineux sur la question saharaui et en présence d'une panoplie d'avocats marocains, mauritaniens et espagols et en l' absence d'une représentation des saharauis, a rendu le 16 octobre 1975 son verdict solennel affirmant sans ambage que ''les renseignements et informations portés à sa connaissance n'établissent l'existence d'aucuns liens de souverainété entre le Maroc et le Sahara Occidental d'une part ou avec l'ensemble mauritanien d'autre part, de nature à modifier l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée Générale de l'ONU relative au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et que par conséquent le peuple saharaui a droit l'autodétérmination''.

*Depuis 1963, l'ONU a inscrit à son agenda le territoire du Sahara Occidental comme territoire non autonome et n'a cessé durant de réaffirmer résolutions après résolutions le droit inaliénable du peuple saharaui à l'autodétermination, et pas plus tard qu'il y a deux semaines, la Quatrième Commission de Décolonisation a réitéré ce droit imprescriptible du peuple saharaui à l'autodétérmination et que le Sahara Occidental figure toujours sur la liste des territoires non autonomes. D'ailleurs ce n'est pas sans raison que l'ONU a dépêché dans le territoire sa MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) en vertu du plan de paix qu'elle a signée conjointement en 1991 avec le Front POLISARIO et le Royaume du Maroc.

*Le conseiller juridique du Sécretaire Général de l'ONU, Hans Corell, a publié en 2002 l'avis consultatif de l'ONU sur l'état du Sahara Occidental affirmant clairement que le Maroc n'a aucun droit de souveraineté sur le Sahara Occidental, que l'Espagne reste, au vu des Nation Unies et du droit international, la puissance administante du territoire et que les richesses saharaouies relèvent de la souveraineté du seul peuple saharaui representé par le Front POLISARIO.

*La Cour de Jusice de l'Union Européeenne a elle aussi rendu publiques deux sentences, on ne peut plus clair, en 2016 et 2018 confirmant le caractère distinct et séparé du Sahara Occidental et du Maroc et attirant l'attention sur l'interdiction d'exploiter les ressources naturelles du Sahara Occidental sans le consentement préalable du peuple saharaui.

*La présence la République saharaui à l'Union Africaine siégeant aux côtés du Maroc avec les mêmes doits et devoirs et entretenant des relations diplomatiques suivies avec de nombreux pays dans le monde, est un coup dur qui enterre définitivement les prétendus droits historiques du Maroc, si besoin est.

De nos jours, aucun pays dans le monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental y compris ceux-là mêmes qui financent sa guerre d'agression contre le peuple saharaui. Mais ce que beaucoup de monde ignore malheureusement, c'est que le Maroc a toujours été et demeure une source d'instabilité dans la région. Au lendemain de l'indépendance de la Mauritanie en 1960, il l' a révendiquée au nom des mêmes droits historiques. Trois années plus tard, brandissant le leitmotiv des supposés droits historiques, il poignarda dans le dos l'Algérie alors exsangue d'une longue guerre de libération nationale.

Outre les points sus-mentionnés, des interrogations s'imposent d'elles mêmes pour connaître le non fondé des prétentions marocaines des ''droits historiques'':

Si le Maroc est convaincu de la marocanité du Sahara Occidental, pourquoi alors le partager avec la Mauritanie suite aux accords tripartites de Madrid en novembre 1975? Il a agi tout simplement comme les anciennes puissances coloniales qui ont divisé, partagé les pays et peuples d'Afrique selon une règle de géométrie qu'aucun mathématicien ne peut comprendre ni imaginer.

Si le Maroc est fort du bien fondé de ses ''droits historiques'', pourquoi s'oppose-t-il à la célébration du référendum d' autodétérmination qu'il a pourtant accepté en vertu de l'accord de paix signé avec le Front POLISARI0 en 1991 sous les auspices de l'ONU?

Si le Maroc est convaincu de la marocanité de ce qu'il appelle ses ''provinces du sud'', pourquoi refuse-t-il leur accès aux observateurs internationaux?

Au paragraphe II du même libellé, l'honorable institut slovène d'études certifie, non sans zèle, ''depuis 1999, lorsque le roi Mohammed VI est monté sur le trône, le Maroc a amélioré les normes des droits de l'homme au Sahara''. Mais de quel Sahara s'agit-il? Si l'institut slovène omet par inadvertance le Sahara Occidental, il serait souhaitable de consulter d'abord les nombreux rapports accablants contre le Maroc des organisations internationales compétentes en matière des droits de l'homme, entre autres, Amnisty International, Human Right Watch, Kennedy Center...Toutes ces organisations condamnent sévèrement le Maroc pour ses violations continues des droits de l'homme tant en territoires occupés du Sahara Occidental qu'à l'intérieur du Maroc même.

En outre, le Ministère nord americain des Affaires Etrangères publie chaque année un rapport sur la situation des droits de l'homme dans le monde où il reserve chaque fois plusieurs pages sur les violations des droits de l'homme par le Maroc.

Tout recemment encore, l'armée marocaine n'-t-elle pas tiré le 13 novembre sur des manifestants saharauis pacifiques à El Guergarat? L'institut slovène s'est-il inquieté du sort des dizaines de détenus politiques saharauis qui croupissent dans les geôles marocaines dont plusieurs ont laissé la vie sous la torture et autres traitements dégradants?

Comme institution respectée et respectable, le critère de l'objectivité impose à l'institut slovène d'études d'envoyer une mission en territore occupé du Sahara Occidental pour s'enquerir sur la situation des droits de l'homme et vérifier sur le terrain si réellement le Maroc les respecte ou non.

Dans d'autres passages, IFIMES prétend que le Maroc a investi de gros moyens financiers pour la modernisation des territoires occupés du Sahara occidental -qu'il s'obstine de désigner de ''Sahara' tout court- et d'assurer l'emploi aux résidents et souligne plus loin que si ce n'eût été cet investissement ''les habitants de la région ne pourraient pas survivre''. Pour information à IFIMES qui paraît ignorer la réalité du conflit, le Sahara Occidental est un pays très riche en minerais et en poisson pour subvenir aux bésoins de ses habitants pour mieux vivre et non survivre. D'aucuns s'interrogent-hormis IFIMES-que le Maroc s'engage à invesir des fonds colossaux dans un territoire objet d'un litige ineternational et sur lequel il ne dispose juridiquement d'aucune souveraineté alorsque les deux tiers de la population marocaine vit, selon les rapports de la Banque Mondiale, au seuil de la pauvreté absolue.

Durant 45 ans, le Maroc, dans sa trajectoire ''modernisatrice'' n'a pas pu construire une seule université. Des dizaines d'entreprise ou fermes opérant en territoire occupé, aucune n'appartient à un saharaui. Des permis de pêche on n'en n'attribue que moins de 4% aux saharauis alors que plus de 95% des prises se font en territoires saharauis occupés. Les saharauis sont souvent confinés dans des occupations subalternes pour ceux qui ont le privilège de trouver un job et représentent moins de 20%.

Pour clore ce chapitre, on ne veut pas pour IFIMES que son image soit ternie ou exploitée à dessein par certains médias marocains qui viennent de publier dans leurs colonnes cette analyse, pensant y trouver un semblant de légitimité à l'occupation illégale du Maroc d'une partie du Sahara Occidental. La déontologie et l'éthique exigent de tout centre de notoriété publique comme IFIMES, de consulter tout d'abord les sources dignes de foi, bêcher dans les archives universellement reconnues pour fonder ses analyses sur des bases solides, sérieuses et crédibles.

Tout en vous priant d'accepter cette modeste contribution, veuillez croire,Messieurs, Mesdames, en mes sentiments les plus distingués.

Zenan Mohamed Brahim
02.12.20
zenanb[at]yahoo.fr


-------------- Ce texte exprime l'opinion de l'auteur et n'engage pas les modérateurs du forum.


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Precio de la palabra

por Ahmed Hatra

El señor Manuel Valls, a pesar de su historial político y su desempeño en los distintos cargos en su destino emigratorio sigue confundiendo los términos que merecen cualquier individuo por su distinguido servicio a su patria protestad y otros que participan en enfrentamientos con una nula consideración. Cuando el deseo del espíritu del lucro prevalece sobre la transmisión de la verdad.

La aprensión sufrida por el inmigrante catalán Manuel Valls hacia la causa saharaui y el recelo que manifestó durante su aparición en el matinal Espejo publicó, cuando acusó al pueblo saharaui de graves delitos que nunca ha cometido, intentando falsificar la realidad de un pueblo que desde hace más de cuatro décadas luchando para recuperar su legítimo derecho a la libertad y la autodeterminación.

La trayectoria política multicolor de Valls no le ostentó el valor de un político con escrúpulos hacia los demás, mediante sus últimas declaraciones mediáticas sobre la causa del pueblo saharaui ha dejado en jaque sus ambiciones políticas dentro de sus seguidores a cambio de lealtad a uno de los regímenes feudales más sangrientos de la historia contemporánea. Ya que sus declaraciones son personales y no tiene valor dentro de los espectadores por ser emitidas por un canal español donde la sociedad está familiarizada con la causa saharaui desde el abandono de la fuerza colonial hasta las declaraciones del oportuno francés, lo digo por qué ningún catalán puede ser tan infame para jugar su ética moral con otros confusos intereses, pero las palabras de Valls no salen de la campaña llevada por el régimen invasor para refutar la realidad y desviar la atención mediante sus falsas y variables argucias.

Cualquier seguidor de la causa saharaui pone sus palabras en el marco de un sacrificio político en Cataluña a cambio de otros intereses dentro de la balanza personal del político ya que fracasó en sus intentos para desempeñar cargos políticos en su patria natal debido a su inestabilidad y sus variantes convicciones.También entran en el marco de sus intentos de rehacer nuevas relaciones con el presidente Galo para ganar la simpatía y la lealtad del mismo, mediante las recomendaciones del gendarme francés en el norte de Africa como apuntan los hechos ya que en Cataluña y en especial la formación barcelona per cambi no van a admitir entre ellos un político con varias oscilaciones y turbulencias de un extremo a otro como lo fue en sus identidades.

Ahmed Hatra
01/12/2020
darjmul1[at]gmail.com

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29.11.20

Résurrection de la guerre de libération nationale

Par Zenan Mohamed Brahim

Celui qui étudie l'histoire du peuple saharaui à travers les siècles passés ne sera point surpris de constater qu'à chaque fois que ce peuple est l'objet d'une menace extérieure, très rapidement il s'unit autour de ses représentants légitimes pour repousser toute agression ou tentative d'annexion et ce, quel que soit le degré de clivage ou frictions tribales internes.

Après trois décennies d'attente infructueuse d'une solution politique du conflit et devant la passivité coupable de l'ONU conjuguée à l'excès de zèle du Maroc dans son attitude belliciste et provocatrice, les Saharauis où qu'ils se trouvaient, en territoires libérés ou occupés, aux campements des réfugiés, dans les pays voisins ou en Europe, se sont levés tous, comme par un coup de sifflet, le 14 novembre 2020, dans un grand sursaut national, pour marquer de leur empreinte le déclenchement irréversible de leur deuxième guerre de libération nationale.

Il l'ont déjà fait, on s'en souvient, dans des conditions beaucoup plus difficiles à l'appel du 20 Mai 1973.

20 Mai 1973- 14 Novembre 2020: deux dates marquantes dans la lutte du peuple saharaui. Si la première constitue le déclenchement de la lutte armée, la seconde, par contre, marque inexorablement le début de la fin définitive de l'occupation illégale du Maroc sur l'ensemble des territoires de la RASD.

Alors que le monde fustigeait, condamnait, dans leur 45ème anniversaire, les odieux accords tripartites de Madrid du 14 novembre, à contrario, le peuple saharaui bénit cette date par le port des armes en enterrant définitivement ces accords de nature illégaux et devenus caducs car dénoncés par leurs propres contractants eux-mêmes: tout d'abord par la Mauritanie qui a reconnu et signé un accord de paix avec la RASD, ensuite par l'Espagne qui reste, aux yeux des Nations Unies, la puissance administrante du Sahara Occidental, et enfin par l'occupant marocain qui a signé, malgré lui, un autre accord tripartite-le seul valable - avec le Front Polisario et le Conseil de Sécurité de L'ONU en avril 1991, accord connu sous l'appellation onusienne de "Plan de Règlement" vertébré sur les deux piliers indissociablement liés: cessez-le-feu et référendum d'autodétermination du peuple saharaui.

Pour mieux mesurer l'engagement, la détermination du peuple saharaui, il est nécessaire de faire un parallélisme entre ses deux guerres de libération nationale.

20 Mai 1973: les combattants saharauis se comptaient par dizaines, n'avaient pas d'expérience et ne disposaient à l' époque que de quelques armes rudimentaires et pour moyens de transport le dos des chameaux.

14 Novembre 2020: les combattants saharauis se comptent par milliers, disposant d'armement hautement sophistiqué et avec la facilité de mobilité que requiert toute guerre.

20 Mai 1973: le peuple saharaui était à 99% analphabète avec à peine une dizaine d'universitaires.

14 Novembre 2020: le peuple saharaui est à 100% alphabétisé grâce aux campagnes estivales d'alphabétisation d'adultes, outre une scolarisation obligatoire pour tous les enfants, alors que les universitaires se comptent par milliers dans toutes les branches et spécialités.

20 Mai 1973: une absence complète de la cause saharaui sur la scène internationale.

14 Novembre 2020: le peuple saharaui est représenté dans tous les Continents à travers l'opérationnalité d'ambassades résidentes de la République saharaui ou par des représentations politiques du Front POLISARIO dans la plupart des pays du monde.

Autant dire s'il est vrai que le peuple saharaui, malgré le peu de moyens dont il disposait, à pu réaliser depuis le 20 Mai 1973,de grandes victoires politiques, diplomatiques et militaires, il est tout aussi indiscutable, preuves à l'appui, qu'après l'accumulation de 47 années d'expérience dans tous les domaines et animé par cette résurrection de sa guerre de libération nationale, il est déjà à quelques pas du bout du tunnel.

Pour clore ce chapitre, deux observations s'imposent pour le Maroc et L'ONU: Le Maroc, pays étranglé doublement par la crise économique et la Covid19 qui s'y propage exponentiellement, assis sur des bombes à retardement régionales et pris entre le marteau des attaques des combattants saharauis au sud et l'enclume surchauffée du Rif au nord, doit se rendre à l'évidence que le 14 Novembre 2020 n'est plus celui de 1975 et risque d'engendrer un changement radical de son système médiéval.

L'ONU, longtemps cocufiée par les canulars et prévarication du Maroc, doit prendre note de la nouvelle donne sur le terrain à savoir que la nouvelle guerre de libération nationale menée actuellement par de nouvelles générations lasses de promesses jamais tenues, de report en report sine die d'une solution confisquée, n'a pas dans son mécanisme ni freins ni marche arrière.

 Zenan Mohamed Brahim
zenanb[at]yahoo.fr
29.11.20

 -------------- Ce texte exprime l'opinion de l'auteur et n'engage pas les modérateurs du forum.


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13.11.20

El Sahara se le va de las manos a la ONU… Y a su status quo

Por A. Mahyub

Y finalmente llegó el día. La tormenta, anticipada por algunos, ridiculizada por otros y temida por muchos, ya está aquí. Se sabía que los signos y acontecimientos ocurridos en los últimos años anticipaban que el status quo podría saltar por los aires en cualquier momento. Nadie escuchó a las voces que, sabiamente, aconsejaban redoblar los esfuerzos para lograr un acuerdo justo. Los gobiernos occidentales, en la mayoría de las ocasiones más preocupados por contentar a la cúpula marroquí que en buscar una salida global, han abandonado a generaciones enteras de saharauis en medio del desierto, negándoles cualquier atisbo de esperanza y alimentando su desconfianza no solo hacia estos gobiernos sino también hacia los propios dirigentes saharauis, acusándoles de seguirle el juego a la ONU.

Desde el año 2015 el frente POLISARIO viene avisando de que un nuevo vacío en el Proceso de Paz ya no sería asumible y podría precipitar un desenlace de resultados impredecibles. Ese año Marruecos, aprovechando que terminaba el mandato de Ban Ki Moon al frente de la ONU y al amparo de Francia, provocó una crisis expulsando al componente político de la MINURSO. El Consejo de Seguridad optó por mirar a otra parte y ni siquiera defendió al Secretario General de la ONU de los ataques de un país que ha expulsado a una misión creada por el propio Consejo de Seguridad. Marruecos y muchos de sus acólitos vieron en la dejadez del Consejo una oportunidad para enterrar definitivamente el Proceso de Paz e iniciar un nuevo proceso que lleve a la capitulación del pueblo saharaui, siempre amparado por la ONU, utilizando eufemismos, en las diferentes resoluciones, para tratar de cubrirlo de cierta legitimidad.

Los dirigentes del frente POLISARIO, responsables del Proceso de Paz y proceso de negociaciones con Marruecos, han sido muy sabios, sosegados, serenos y sobretodo conscientes de la enorme responsabilidad de llevar a su pueblo hacia la autodeterminación, si es posible, sin el trauma de otra guerra. Mohamed Abdelaziz, Mahfoud Ali Beiba, Bujari Ahmed y Mhamed Khadad eran conocidos por su talante, cordura y saber estar. Los mismos habían advertido a la comunidad internacional, una y mil veces del peligro de dejar morir al Proceso de Paz. Hoy todos ellos han fallecido dejando el camino a una nueva generación que no está dispuesta a pudrirse en medio del desierto. Una generación cansada de Marruecos, de la ONU, del Proceso y preparada para iniciar una nueva etapa en la lucha por la independencia nacional.

EL talante de los dirigentes saharauis es la antípoda de los responsables marroquíes encargados del proceso. El Hima, Mansouri, Bourita y Hilale son verdaderos hooligans de la política que, envalentonados por mamá Francia y por los petrodólares del golfo, han creído, como nuevos ricos, que lo pueden comprar todo. Han corrompido a más de un funcionario para, no solo profundizar en el estancamiento del Proceso de Paz, sino también, para vaciarlo de su contenido original.

En medio de todo esto una nueva generación de saharauis ya no está dispuesta a seguir el juego que hace Marruecos, apoyado por Francia, en la ONU. Entre los saharauis ha calado la idea de que los dirigentes Marroquíes se ha acomodado tanto a la sombra de la ONU (Y FRANCIA) que no ven necesaria una solución dialogada al conflicto y abogan por lograr la capitulación del pueblo saharaui. El Marruecos de hoy, como en 1975, está dudando de la determinación de los saharauis y de su voluntad de hacer todos los sacrificios necesarios para recuperar su tierra y sus derechos nacionales. Hoy, como 1975, queda claro para la mayoría absoluta de los saharauis cree que habrá que demostrar a los nuevos gobernantes marroquíes que el descanso del guerrero ha llegado a su fin. La idea es que la vuelta a la guerra es un paso inevitable en el camino hacia la liberación. También está claro que el Proceso de Paz, en su estado actual, es una vía muerta. Entre los saharauis es unánime el sentimiento de que lucha va a ser larga y difícil y costará más sacrificios pero, también, es la única forma de recuperar los derechos usurpados poner fin a la larga espera. La experiencia de casi 30 años de engaños de la ONU y Marruecos dejan muy poco lugar a las dudas.

El entusiasmo y exaltación popular que recorre hoy los campamentos saharauis ya no tiene vuelta atrás. Ninguna iniciativa que lleve a volver al status quo va a dar resultados. El escaso seguimiento a la reciente resolución del Consejo de Seguridad de la ONU, prorrogando el vacío mandato de la MINURSO, y el creciente descontento contra la ONU y hacia cualquier dirigente saharaui que osara defenderla, representan claras muestras de que los saharauis ya han dicho basta al juego que interpreta Francia en el Consejo de Seguridad de la ONU. La crisis actual del Gargarat solo ha sido la gota que colmó el vaso de la paciencia de los saharauis.

Durante décadas la ONU y su misión en el territorio (MINURSO) ha intentado enterrar vivos a los saharauis. Las reiteradas advertencias de Mohamed Abdelaziz, de Mahfoud Ali Beiba, de Bujari Ahmed y de Mhamed Khadad cayeron en saco roto. Mientras Francia utilizaba a la ONU para propagar y cobijar la propaganda de El Hima, Mansouri, Bourita y Hilale. Así , la ONU prosiguió amparando las provocaciones del régimen marroquí y ni siquiera pudo defender a su Secretario General, Ban Ki Moon, cuando sufrió la ira y el desprecio de la monarquía Alauí. La ONU miró a otro lado cada vez que los aparatos del régimen marroquí torturaban, mataban o encarcelaban a civiles saharauis. La ONU se desentendía de todo el saqueo de los recursos naturales del Sahara Occidental y bendecía todas las ceremonias musicales y deportivas, apertura de falsos consulados y demás parafernalia en un territorio no autónomo, donde, supuestamente, mantiene una misión.

Hoy, gracias a la política del régimen marroquí y a la inacción de la ONU el pueblo saharaui se ha vuelto a unir en torno al frente POLISARIO. Como en 1975, por primera vez en muchos años, se respira una armonía total entre el pueblo y sus dirigentes. Un optimismo inusual inunda a toda la sociedad saharaui y cada vez hay más sensación de que el futuro volverá a estar en sus propias manos, lejos de la ONU y de Francia. En un mensaje, difundido en redes sociales, un grupo de jóvenes combatientes, en una base cercana al muro marroquí, se regocijan de la posible reanudación de la guerra y juran que no respetarían una nueva tregua con Marruecos hasta que no se retire del territorio ocupado. Y es que para muchos saharauis la cuestión ya no es si la guerra se va a reanudar o no, sino como se va persistir en la lucha armada hasta lograr la independencia.

A. Mahyub
westernsaharaunveiled[at]gmail.com
13/11/2020

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3.11.20

EL GUERGUERAT Y LA ECONOMÍA

 

por ABDALAHI SALAMA MACHNAN

Víctor Hugo, que además de un literato mayúsculo era un intelectual comprometido, escribió que es cosa fácil ser bueno, lo difícil es ser justo. He recordado esta reflexión tras ver como mis compatriotas Saharauis han replicado con sagacidad a la ONU, cerrando el paso fronterizo del Guerguerat ante “la inacción” del Consejo de Seguridad en aplicar el derecho internacional. El hartazgo y el tedio hacia la ONU han hecho mella en la paciencia de los saharauis, son muchos años de espera, y el Consejo de Seguridad les deja sin otra opción que intensificar su lucha. La lección extraída, aunque triste, es que aquello que no hagamos por nosotros mismos, nadie lo hará. Si necesitamos una mano amiga, la encontramos al final de nuestro brazo.

La decisión de cerrar el paso fronterizo del Guerguerat, es acertada y ecuánime. Se ha llevado a cabo de manera cívica, sin recurrir a la violencia ni gastar una sola munición, salvaguardando en todo momento las vidas de nuestros conciudadanos. Un golpe de efecto sincronizado y ejecutado en el momento justo y en el lugar adecuado. Ha desconcertado al enemigo y asestado un duro golpe a su economía, y sin duda traerá nefastas consecuencias para la misma, cosa que la podría llevar a un escenario de recesión crónica.

Hacer predicciones, solo basadas en la intuición y la conjetura, es algo arriesgado. Pero me atrevo, pues, a predecir algunos caracteres de la economía poscovid-19. En concreto: es probable que nos encontremos con una recesión de larga duración a nivel planetario. La tasa de crecimiento potencial de las economías avanzadas era débil antes del confinamiento, y seguirá siéndolo, porque el crecimiento de la productividad seguirá siendo bajo. ¿Cuáles son las razones? El cierre de muchas empresas tiene como efecto una pérdida de capacidad productiva. Una tasa de desempleo elevadísima y de larga duración, con la consiguiente pérdida de capital humano y de capital social. Una reducción de la inversión y de la producción de bienes y servicios, caída del consumo. Problemas duraderos en algunos sectores importantes.

¿Puede ir a peor la economía marroquí? Según los datos, rotundamente, sí. La devastadora crisis económica actual provocada por el COVID-19, podría desestabilizar por completo al reino alauita . Lo más probable es que la situación límite que vive su economía: la caída del turismo, el descenso de las remesas, el cierre del paso fronterizo del Guerguerat, la merma del subsector de transporte por carretera (viajeros y mercancías), la bajada de los precios del petróleo, la escalada de la inflación por el encarecimiento de los alimentos que se sitúa en 1,3 puntos, el aumento del desempleo, el 15% de la población vive en una situación de pobreza. Todo este cóctel agravará las desigualdades económicas y extenderán el malestar social.

El cierre de fronteras y las restricciones a la movilidad también debilitarán al sector turístico. En Marruecos el turismo representa el 20% PIB (Producto Interior Bruto). La contracción económica tendrá un especial impacto en el desempleo y, sobre todo, entre jóvenes y mujeres. Debe tenerse en cuenta que Marruecos tiene un elevadísimo porcentaje de desempleo juvenil (un 26,0%), y un menor acceso de la mujer al trabajo asalariado (apenas un 20%), ya que muchas de ellas se ven abocadas al sector informal. Alrededor del 80% de los empleos son informales y las diferencias de ingresos son muy elevadas. En 2019, Marruecos ocupaba el puesto 123 de los 188 países del mundo en el Índice de Desarrollo Humano (IDH), detrás de Argelia (83º) y Túnez (97º). Es el país más desigual del norte de África, según la ONG Oxfam. Según diferentes previsiones, la pobreza aumentará de manera significativa en este país afectando al 25% de la población: un total de 8 millones de personas, lo que crearía una bomba de relojería de difícil gestión.

Dicho lo anterior, ahora procederemos a examinar de forma minuciosa y detallada al transporte de mercancías que discurre por el paso fronterizo del Guerguerat, que, por cierto, es una actividad ilícita y contraviene las leyes y acuerdos firmados en el año 1991 de alto el fuego entre el Frente Polisario y el Reino de Marruecos bajo los auspicios de la ONU.

Se calcula que antes de bloquear el paso fronterizo del Guerguerat del Sáhara Occidental hacia Mauritania, la media diaria de camiones pesados que cruzaban este punto es aproximadamente de 200 vehículos de alto tonelaje. Muchas leyes nacionales de terceros países limitan a 200 litros el gasoil que pueden cargar los camiones que atraviesan un puesto fronterizo; los camiones marroquíes que cruzan el paso fronterizo del Guerguerat en un acto piratería y dolo cargan hasta 1.500 litros, y no pagan IVA e Impuestos Especiales sobre el exceso. El tanque de un camión puede hacer hasta 1.500 litros de gasoil. En Marruecos cuesta 0,76 euros por litro, en Mauritania en torno a 0,98 euros por litro. Un camión marroquí, que llegue desde el otro lado atravesando el puesto fronterizo del Guerguerat ahorraría, echen la cuenta, algo más de 500 euros. Muchos camioneros marroquíes vienen en sus camiones hasta las cejas de combustible de contrabando y de algún que otra mercancía ilegal. Tampoco pagan la liquidación de impuestos en fronteras cuando atraviesan nuestro territorio (es aproximadamente de unos 700 euros). Los aranceles suponen una fuente de ingresos importante para cualquier estado, ya que es un impuesto de pago obligatorio: si no se abona, la mercancía no cruza la frontera. Y en nuestro caso, la zona del Guerguerat territorio jurídicamente Saharaui, ha estado durante los últimos 29 años escenario de pillaje por parte de los corsarios de un país ocupador cuyo eslogan es esquilmar recursos y riquezas. Ante tanta injusticia y abandono por parte la comunidad internacional hacia la justa causa del pueblo Saharaui; a uno le entran ganas de sollozar, de vaciar todas las lágrimas de su cuerpo, pero se contiene. Es tan tenue la frontera entre el sueño y la realidad.

¿Cómo llenar el vacío de la ONU y solucionar el tema del puesto fronterizo del Guerguerat? Dadas las reclamas de nuestro pueblo y la grave situación actual, solo hay una vía: sellar definitivamente este paso fronterizo o instalar un punto de control aduanero Saharaui permanente, que cobre los aranceles a cada medio de transporte de mercancías que entre. Y estampar en cada título de viaje o pasaporte un sello de entrada y de salida al territorio del Sahara Occidental.

ABDALAHI SALAMA MACHNAN.
sah_camaguey99[at]hotmail.com
03.11.20


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27.10.20

The heinous sins of Antonio Guterres

The question of the illegal breach of El Guerguerat. 

 by Haddamin Moulud Said

In 1997 and in preparation for the referendum on self-determination, whose plan had been approved by the Polisario, Morocco and the Security Council, MINURSO submitted the so-called “Military Agreement No. 1” to the consideration of the parties for it´s approval. The two parties accepted the Military Agreement No. 1, as a mechanism to regulate the supervision of the ceasefire, while the self-determination referendum is being held in Western Sahara.

According to that Agreement, the parties assume the responsibility for their actions, which break the Agreement, taking place in the territories under their control in this regard, being the military wall built by Morocco the dividing line between both parties.

At the south-western tip of Western Sahara, Morocco has crossed the aforementioned dividing line and built a road that crosses the military wall itself, entering in the territory under Polisario control and reaches, through this illegal way, the borders of with Mauritania.

But not only that, since Morocco also decided to take advantage of this illegal gap to continue the plunder of the natural resources of Western Sahara, flooding neighboring countries with all the misery cannabis trafficking entails, of which Morocco is the world's leading producer, according to the UN itself and, at the same time, open channels and establish antennas with terrorist groups operating in the Sahel, filling their coffers with the benefit derived from international drug trafficking.

Hallucinogenic effects of cannabis brought about a miracle in Floor 38 of the UN building in New York, turning an illegal breach that facilitates the looting and pillaging of the natural resources of a Non-Self-Governing Territory, into an “ordinary traffic of people and goods” as stated by UN Secretary General himself, the ineffable Antonio Guterres. The ethical, moral and political misery of the infamous Secretary General has been exposed, as the Security Council refuses to use the same euphemism.

In 2001, MINURSO itself had classified the aforementioned road as a violation of the Ceasefire. But the current UN Secretary General has “whitewashed” that classification, turning it into a place of “ordinary traffic of people and goods”.

The Polisario denounces, before MINURSO, the violations of the Military Agreement that Morocco commits in the territory it occupies. Morocco does the same when the violation is attributable to the Polisario. 

But when such violations occur, not in the territory occupied by Morocco, but in the territory under the control of the Polisario, who has the commitment to correct them? This is what happens in El Guerguerat. 

The Polisario has waited for years for MINURSO to assume its share of responsibility and proceed to restore the initial situation. But in view of the fact that the infamous Secretary General, Antonio Guterres, far from forcing Morocco to respect the Ceasefire, pretends to whitewash that violation, the Polisario, in particular, and the Saharawi people, in general, have no other alternative but to act within the territory under their own control.

Consequently, when the Sahrawis demonstrate in El Guerguerat, they are not obstructing traffic, nor are they interrupting transit at any point. They are simply acting as advised by William Eagleton, UNSG Special Representative and General Claude Buze, MINURSO Force Commander in February 2001, warning that the construction of that road constitutes a violation of the ceasefire.

Haddamin Moulud Said
mouludsaid[at]gmail.com
October, 26. 2020

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26.10.20

Los nefandos pecados de Antonio Guterres

La cuestión de la brecha ilegal de El Guerguerat


por Haddamin Moulud Said

En 1997 y en preparación del referéndum de autodeterminación, cuyo plan había sido aprobado por el Polisario, Marruecos y el Consejo de Seguridad, la MINURSO sometió el llamado “Acuerdo Militar No 1” a la consideración de las partes para que lo aprobaran. Las dos partes aceptaron dicho Acuerdo Militar No 1, como mecanismo para regular la supervisión del alto el fuego, mientras se realiza el referéndum de autodeterminación en el Sáhara Occidental.

Según dicho Acuerdo, las partes asumen la responsabilidad de los actos, contrarios al Acuerdo, que acontecen en los territorios bajo su respectivo control. Actuando el muro militar construido por Marruecos como línea divisoria entre ambas partes.

En la punta sudoccidental del Sáhara Occidental, Marruecos, ha sobrepasado esa línea divisoria y ha construido una carretera que atraviesa el propio muro militar, se adentra en el territorio bajo control del Polisario y alcanza, de esa manera ilegal, las fronteras con Mauritania.

Pero no sólo eso, sino que Marruecos ha querido aprovechar esa brecha ilegal para seguir esquilmando los recursos naturales del Sáhara Occidental, inundar los países vecinos con toda la miseria que conlleva el tráfico de cannabis, del que Marruecos es el primer productor mundial, según la propia ONU y, de paso, abrir canales y establecer antenas en los grupos terroristas que operan en el Sahel, nutriendo sus arcas con el beneficio derivado del tráfico internacional de estupefacientes.

Los efectos alucinógenos del cannabis, han obrado el milagro en la Planta 38 del rascacielos de NNUU en Nueva York, al convertir una brecha ilegal que facilita la rapiña y el pillaje de los recursos naturales de un Territorio No Autónomo, en un “tráfico ordinario de personas y mercancías” según las palabras del propio Secretario General de NNUU, el inefable Antonio Guterres. La miseria ética, moral y política del infame Secretario General ha quedado al descubierto, al negarse el Consejo de Seguridad a utilizar ese eufemismo.

En el año 2001, la propia MINURSO, había catalogado dicha carretera como una violación del Alto el Fuego. Pero el actual Secretario General de NNUU, ha ‘blanqueado’ esa calificación convirtiéndola en un lugar de “tráfico ordinario de personas y mercancías”.

El Polisario denuncia, ante la MINURSO, las violaciones del Acuerdo Militar que comete Marruecos en el territorio que ocupa. Marruecos hace lo propio cuando la violación es imputable al Polisario.

Pero cuando tales violaciones acontecen, no en el territorio ocupado por Marruecos, sino en el territorio bajo control del Polisario, quién tiene el compromiso para corregirlas? Esto es lo que sucede en El Guerguerat.

Durante años el Polisario ha esperado a que la MINURSO asuma la parte de responsabilidad que le corresponde y proceda a restablecer la situación inicial. Pero en vista de que el infame Secretario General, Antonio Guterres, lejos de obligar a Marruecos a respetar el Alto el Fuego, quiere blanquear aquella violación, al Polisario, en particular, y al pueblo saharaui, en general, no les queda otra alternativa, que actuar dentro del territorio bajo su propio control. En consecuencia, cuando los saharauis se manifiestan en El Guerguerat, no están cortando el tráfico, ni están interrumpiendo el tránsito en ningún paso. Sencillamente, están obrando tal y como aconsejaban William Eagleton, Representante Especial del UNSG y el General Claude Buze, Comandante de la Fuerza de la MINURSO en febrero de 2001, al advertir que la construcción de aquella carretera constituye una violación del alto el fuego.

Haddamin Moulud Said.
mouludsaid[at]gmail.com
26 de octubre de 2020

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24.10.20

What is better?

by Nafaa Mohamed Salem

To start these few words, let me recall the UN first Secretary General Trygve Lie’s words: «The UN shall never become stronger or better than its member states want it to be». The 2020 marks the 75 anniversary of the signing of the UN Charter in San Francisco. Hopelessly, this catches today little attention and generates no debate about how to make UN members follow the Charter obligations and honour their promises.

The current situation of the United Nations tells a lot of what Trygve Lie really meant. Main and powerful member states have frequently enfeebled and sidelined the UN charter and documents and have proved no interest in putting the UN in the center of attention.

The first Article of the UN Charter states that peace shall be established by peaceful means but that has been disregarded all the time. So there is no need to move to Article 2 as the first one continues to be violated since the very beginning and the violators of that are still at large. One small number reveals the bitter reality, the members only give the UN and all its agencies 3% of what they waste on armament and hostilities.

Western Sahara is an example that fits the best to illustrate the situation. Since 1963 the UN issued hundreds of resolutions let alone thousands of verdicts and recommendations. All of them reiterating the status of Western Sahara and the inalienable right of its people to self-determination.

All these recommendations and verdicts were only partly implemented, or, worse still, just pigeonholed due to the clear Moroccan stubbornness and intransigence. The UN moved no finger,nor uttered a sound, did not comply with its promises and regrettably did not have the courage to dissociate from these irregularities and became shamefully accomplice.

The Saharawi people and the Polisario Front are about to develop something far better than the UN Mission in Western Sahara, they may switch to war and close down the MINURSO as we know it today.

Nafaa Mohamed Salem
nafaasalem[at]yahoo.com
24.10.20


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19.10.20

Will the UN Security Council succeed to start the ball rolling again on a referendum of self-determination in Western Sahara?

By: Deich Mohamed Saleh

 Downloade the Arabic Version 

The question of Western Sahara is on the agenda of the UN Security Council for this month as the mandate of the UN Mission to Western Sahara (MINURSO) ends by the 31st. Hopes are pinned on this meeting to take serious actions to accelerating the protracted decolonization process of the territory and stopping the attempts aiming to deviate the Mission from its original task, namely the holding of a referendum of self-determination for the people of Western Sahara.

Since The significant work of the UN Secretary-General Special Envoy Mr. James Baker in 2004, which was rejected by Morocco, the UN has frozen the decolonization process at the UN Security Council level to comply with France’s desire to sidetrack the issue.

The UN Secretary-General Mr. Antonio Guterres submitted his annual report (S/2020/938) on 23 September 2020 to the UN Security Council, which did not bring any new regarding the decolonization process of Western Sahara, rather than maintaining the status quo. The key point in Guterres’ report is the “overall calm prevailed in the territory” to show the UN Mission’s viability to stay in the territory.

In his report to the General-Assembly A/75/367 of 29 September 2020, the Secretary-General reaffirmed that “the Security Council addresses Western Sahara as a matter of peace and security”. Meanwhile, he said that “The Special Political and Decolonization Committee (Fourth Committee) of the General Assembly and the Special Committee on the Situation with regard to the Implementation of the Declaration on the Granting of Independence to Colonial Countries and Peoples address it as a Non-Self-Governing Territory and an issue of decolonization”. Here someone can notice how the UN itself manipulates the international legitimacy.

In his assessment, Guterres did not reflect the real situation the people of Western Sahara live in as a result of Morocco illegal occupation of the territory. He did not mention the military blockade imposed on the occupied territories of Western Sahara where civilians are subjected to daily aggression and intimidation by Moroccan authorities. Some were sentenced to life and 30 year of prison for no guilt but their opposition to the Moroccan occupier. Part of the population lives in exile in hard conditions, for more than 45 years. Others hang around in the diaspora. Guterres averted speaking of the moral damage inflicted on the lives of those people as a result of waiting for the UN to comply with its promise to decolonize their land.

On the contrary, Guterres did not condemn Morocco’s intransigence in its illegal occupation of Western Sahara nor the ongoing plundering of the natural resources of the territory. He did not explain how unlawful the illegal deals that Morocco has concluded with many foreign countries and companies, including the European Union in areas such fishing and agriculture. Even Guterres swallowed his tongue in front of the restrictions imposed by Morocco on the freedom of movement of MINURSO and its activities, including the fact that the mission's vehicles do not have own plates. His intention to polish the image of Morocco was evident when he mentioned “Morocco investment in infrastructure “ and opening “Consulates general".

Was it not worth for Mr. Guterres to praise the SADR (Saharawi Arab Democratic Republic? As it is a great achievement for the people of the Western Sahara who are proud of it as well as its prestigious position in the African Union. Was it not important to highlight its role in guaranteeing peace and security besides to its dedication to cooperate frankly with the UN ongoing efforts despite the uselessness of its work?. Finely, Was it not worth for the UN Secretary-General to reflect the reality of the resistance of the people of Western Sahara, which is an example of struggling for the legitimate right?

There is a deliberate intention to exclude the AU from participating in the ongoing political process for one reason that France does not like any African voice among them as the African Union supports the legitimate struggle of the people of Western Sahara and defends the SADR. Was it not worth for Guterres to take advantage of Morocco joining the African Union to invite it to reconciliation with the SADR?. Or that would foil the France’s dirty plans in Africa!!.

Guterres downplayed the Moroccan military-mined-wall of 2700 km long and the ongoing reinforcement of fortifications along it. He refrained from highlighting the danger the wall has caused to people and animals' lives and as it prevents families from meeting. The General-Secretary himself was instructed by the Security Council in 2017 to stop the serious violation committed by the Moroccan army in August 2016 in the buffer strip of Guerguerat. Unfortunately, three years latter, the same problem is still standing due to Guterres’ neglect to preserve Morocco's interest.

The incomplete decolonization of Western Sahara dates back to Spain’s failure to fulfill its promise towards the people of the territory as a result of its abandon in favor of the Kingdom of Morocco in 1975 in a blatant violation of international law. The 1991 ceasefire came after both parties, the Polisario front (Frente Popular para la Liberación de Saguia EL-hamra y Rio de Oro) and the Kingdom of Morocco had agreed on a Framework Agreement for a referendum of self-determination, which gained all international stakeholders’ consensus and support. It has been stalled due to lack of political will of Morocco.

The Security Council and the Secretariat can not ignore that Morocco is the occupier power of Western Sahara as stated in the UN General-Assembly resolution 2625 (XXV). Meanwhile, they recognize the inalienable right of the people of Western Sahara to self-determination and independence as they are the rightful owner of this territory. Therefore, they should bear in account that the direction they are taking is a dead end as the region will not live in peace and stability unless the people of Western Sahara enjoy their legitimate right to self-determination and independence.

The United Nations made significant steps when the Security Council approved, in its resolution 658 (1991),the full text of the settlement proposals as accepted by the two parties, the Polisario Front and the Kingdom of Morocco, on 30 August 1980. The Council also outlined the plan to implement those proposals.

The International community has not yet resumed its responsibility to comply with its obligations towards the implementation of the international legitimacy according to the UN Charter and Resolutions. However, the Resolution 1514 (XV) is the base of all the process of decolonization of Western Sahara which guarantees the respect of the inalienable right of the people of the territory to self-determination and independence. It was clear at the failure of first date of the referendum that Morocco would resort to maneuvering to prolong the conflict while consolidating its occupation of the territory. The UN , especially the Security Council and the Secretariat, have acquiesced to France’s pressure to align with interests of the Moroccan occupier. This means that the Security Council, especially the five permanent members , has to change the way it deals with the issue. The only viable solution is the holding of a free, fair and transparent referendum of self-determination for the people of Western Sahara. The stalemate may lead to unpleasant consequences if the Security Council will not break it. The reinstatement of the Personal Envoy does not mean anything while the positions of the five members are still ambiguous.

Deich Mohamed Saleh
mohcheij[at]yahoo.es
18.10.2020

Deich Mohamed was the Office's Chief of late President Mohamed Abelaziz and former Ambassador to Zimbabwe.

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7.10.20

Las chapuzas de NNUU en el Sáhara Occidental

“El Acuerdo Militar No 1 está caducado desde hace tiempo

por Haddamin Moulud Said

Con la única finalidad de seguir encubriendo la ocupación ilegal del Sáhara Occidental por Marruecos, la ONU, se aferra al ya caducado Acuerdo Militar No 1, firmado entre la MINURSO y cada una de las partes por separado, el 24/12/1997 con el Frente Polisario y, más tarde, el 22/01/1998, con Marruecos.

Pero como todo acuerdo o tratado, este acuerdo tiene una dimensión espacial y otra temporal. 

Para ver cuál es el período temporal de vigencia del llamado Acuerdo Militar No 1, veamos las siguientes líneas:

El contexto en que nace el Acuerdo Militar No 1 es el siguiente: 

En su resolución de octubre de 1997 (S/1997/1133), el Consejo de Seguridad de NNUU, establece lo siguiente: 

Reafirmando su satisfacción por el informe del Secretario General de 25 de septiembre de 1997 (S/1997/742 y Add.1) y los acuerdos para la aplicación del Plan de Arreglo logrados entre las partes, que se consignan en el informe,
Reiterando su determinación de que se celebre, sin más demora, un referéndum libre, justo e imparcial para la libre determinación del pueblo del Sáhara Occidental de conformidad con el Plan de Arreglo, que ha sido aceptado por ambas partes,
1. Exhorta a las partes a que continúen cooperando constructivamente con las Naciones Unidas haciendo plenamente efectivos el Plan de Arreglo y los acuerdos que han alcanzado para su aplicación;
4. Pide al Secretario General que le presente, a más tardar el 15 de noviembre de 1997, un informe completo, que incluya
un plan detallado, un calendario y las consecuencias financieras para la celebración del referéndum para la libre determinación del pueblo del Sáhara Occidental de conformidad con el Plan de Arreglo y los acuerdos alcanzados entre las partes para su aplicación;

Es decir, el Consejo de Seguridad, con reiterada determinación, está dispuesto a que se celebre sin más demoras un referéndum libre, justo e imparcial para la libre determinación del pueblo saharaui. Y para ello, pide al Secretario General de NNUU (UNSG) que le presente un plan detallado, calendario incluido, para ese referéndum.

En respuesta a ese mandato del Consejo de Seguridad, el UNSG presenta, el 13 de noviembre de 1997, el informe (S/1997/882) solicitado poco menos de un mes antes.

En este informe el párrafo 8 es muy interesante porque dice, literalmente:

“8… En espera del comienzo del período de transición, el mandato de la MINURSO sigue limitado a la supervisión y verificación de la cesación del fuego”.
Es decir, en el marco del Plan de Arreglo, en 1997, la ONU preveía celebrar el referéndum al cabo de seis meses. Y para ello, preveía que hasta que comience el período de transición, lógicamente, la MINURSO, tendría un mandato limitado a la supervisión y verificación del alto el fuego.

El citado informe del UNSG de noviembre de 1997, presenta un calendario muy preciso, con etapas concretas y plazos temporales para organizar un referéndum libre, justo e imparcial para la libre determinación en el Sáhara Occidental.

Según el Anexo II de dicho informe, que aborda el calendario del Plan de Arreglo, se establece el llamado “Comienzo del período de transición”, como la fecha en la que se publica la lista consolidada de los saharauis con derecho a voto en el referéndum. A ese “Comienzo del período de transición” se le llama el día “D” y se fija para siete meses después, exactamente, para el día 7 de junio de 1998.

Y es en este contexto, cuando el Comandante de la Fuerza, el General de Brigada Bernd S. Lubenik (Austria), negocia el Acuerdo Militar No 1 entre la MINURSO y cada una de las dos partes por separado. El Acuerdo Militar No 1 firmado entre las Fuerzas Militares del Frente Polisario y la MINURSO, es del 24 de diciembre de 1997, y entre el Real Ejército de Marruecos y la MINURSO es del 22 de enero de 1998.

En cuanto al período temporal de vigencia, este Acuerdo Militar No 1 establece lo siguiente:
1.2. This agreement covers the period from now until the start of the tranistional period (D-Day, the day the provisional list of Sahrawi people eligible to vote is published)
1.2. Este acuerdo cubre el período desde ahora hasta el comienzo del período de transición (Día D, el día en que se publica la lista provisional de personas saharauis con derecho a voto) (traducción libre)
.
Es decir, el Acuerdo Militar no es un acuerdo sine die, sino que está delimitado temporalmente, de modo expreso en el propio Acuerdo. Tiene, pues, una fecha de inicio y una fecha de terminación.

Y según se desprende del tenor literal del propio Acuerdo, la validez del Acuerdo termina cuando “Comienza el período de transición”, el ya citado día “D”. Así las cosas, la terminación o vencimiento del Acuerdo Militar No 1 queda supeditada al día “D” establecido como “Comienzo del período de transición”.

Unos años más tarde, sin embargo, la ONU abandona el Plan de Arreglo. Abandona el calendario al que estaba supeditada la terminación del Acuerdo Militar No 1.

En el párrafo 57 del informe del UNSG, de 20 de junio de 2001 (S/2001/613), dice que “mientras se llevan a cado los debates sobre el marco propuesto, el Plan de Arreglo no se abandonará pero se dejará en suspenso”.

Después de la muerte de Hassan II, Marruecos, se deshace de todas sus obligaciones internacionales y empieza a hacer público su rechazo a toda idea de referéndum de autodeterminación en el Sáhara Occidental. Y la ONU, en lugar de abrir el Capítulo VII de la Carta, para obligar a Marruecos a cumplir sus obligaciones solemne y voluntariamente adquiridas, baila al compás de los intereses marroquíes, y empieza a cambiar su doctrina en relación al Sáhara Occidental, como se ve en el párrafo anterior.

Ciertamente el Acuerdo Marco, propuesto por el UNSG no fue aceptado ni por las partes ni, tampoco, por el Consejo de Seguridad. De hecho, en su resolución 1429, de 30 de julio de 2002 (S/RES/1429), el Consejo de Seguridad, reitera la validez del Plan de Arreglo inicial.

Pocos años más tarde, la ONU da otra vuelta de tuerca en el cambio de doctrina en relación al Sáhara Occidental y ya, de modo definitivo, entierra el Plan de Arreglo inicial. Así, en el párrafo 47 de su informe de 13 de abril de 2007 (S/2007/202), el UNSG, recomienda al Consejo que exhorte a las partes, Polisario y Marruecos, a entablar negociaciones directas, a fin de lograr una solución política, justa, duradera y mutuamente aceptable que conduzca a la libre determinación del pueblo saharaui.

Y en consonancia con la petición del UNSG, el Consejo de Seguridad adopta la resolución 1754, de 30 de abril de 2007 (S/RES/1754) donde respalda la recomendación del UNSG.

Definitivamente, el Consejo de Seguridad ha dado el último hachazo al Plan de Arreglo inicial, enterrándolo hasta hoy día. En consecuencia, el hecho futuro al que estaba supeditada la fecha de finalización del Acuerdo Militar No 1, ha dejado de existir. Por tanto, el Acuerdo ha caducado.

Haddamin Moulud Said.
mouludsaid[at]gmail.com 
A 6 de octubre de 2020. 

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